La Bataille de San Romano

La Bataille de San Romano est une œuvre du peintre Paolo Uccello, peinte en trois panneaux (dispersés aujourd'hui) d'environ 3 × 2 m, vers 1456. Commandée initialement par la famille Bartolini Salimbeni, le projet est repris ensuite, à la mort du chef de famille, par Lionardo Bartolini Salimbeni pour décorer le Palazzo Medici-Riccardi de Florence. A la fin du siècle, les trois tableaux sont saisis par Laurent de Médicis pour les installer dans son palais[1].

Pour la bataille du même nom, voir Bataille de San Romano (1432).
Détail révélant l'enchevêtrement de l'action

Histoire

La bataille de San Romano oppose Florentins et Siennois, en , à San Romano (it), localité de l'actuelle province de Pise située dans les communes contigues de San Miniato et de Montopoli in Val d'Arno.

La chute du cheval de Bernardino della Ciarda, chef de l'armée siennoise, signe la défaite des Siennois et marque la fin des combats.

Localisation, composition

Niccolo Mauruzi da Tolentino à la tête de ses troupes, (~1456) détrempe sur bois de 3,20 × 1,82 m (National Gallery, Londres)
La contre-attaque décisive de Micheletto Attendolo da Cotignola, (~1456) détrempe sur bois de 3,17 × 1,82 m (musée du Louvre, Paris)
La défaite du camp siennois illustrée par la mise hors de combat de Bernardino della Carda, (~1456) détrempe sur bois de 3,23 × 1,80 m (Galerie des Offices, Florence)

Les trois panneaux représentent trois scènes d'une même bataille de l'histoire de Florence, le fameux combat où les Florentins et leur chef Niccolo da Tolentino défirent les Siennois commandés par Bernardino della Carda, le .

Les trois panneaux sont aujourd'hui répartis dans trois grands musées européens :

Analyse

Les trois panneaux étaient destinés initialement à trois murs d'une même pièce pour alimenter l'effet de perspective par les distorsions picturales dans le rendu des éléments qu'ils comportent.

Des questions se posent encore sur la position relative des trois panneaux : le panneau conservé aux Offices était (probablement) le panneau central, il est d'ailleurs le seul signé de l'auteur.

La clarté du jour évoluant entre aube, midi et soir pourrait guider également le placement.

Le peintre exalte ici l'action militaire et politique de la personnalité du condottiere, dans la grande tradition de Lorenzetti.

Il use de ses objets privilégiés : le mazzocchio, couvre-chef florentin de bois et d'osier et les chevaux, symbole des tournois qui forgent les vertus militaires, attributs de la caste des chevaliers encore en vigueur dans les batailles.

Notes et références

  1. « La Bataille de San Romano | Musée du Louvre | Paris », sur www.louvre.fr (consulté le 31 mars 2015)

Voir aussi

Sources

Bibliographie

  • Raphaël Aubert, La Bataille de San Romano, roman, Vevey, Éditions de l'Aire, 1993, 2006.
  • (it) Annarita Paolieri, Paolo Uccello, Domenico Veneziano, Andrea del Castagno, Scala, Florence, 1991. (ISBN 88-8117-017-5)

Liens externes

  • Portail de la peinture
  • Portail de la Renaissance
  • Portail de Florence
  • Portail du musée du Louvre
  • Portail de Londres
  • Portail de l’armée italienne
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.