La Party

La Party (The Party en version originale) est un film américain de Blake Edwards, et sorti en 1968.

La Party
Titre original The Party
Réalisation Blake Edwards
Scénario Blake Edwards
Frank Waldman
Tom Waldman
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro Goldwyn Mayer
Pays d’origine États-Unis
Genre Comédie
Durée 99 minutes
Sortie 1968

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Synopsis

Un acteur indien, nommé Hrundi V. Bakshi, est recruté par un studio hollywoodien pour jouer un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Lors du tournage, cet homme très maladroit détruit un des décors très coûteux du film.

Le producteur très fâché contre le comédien de second ordre demande qu'on le note sur une liste noire. À la suite d'une erreur-quiproquo du studio, Hrundi se retrouve invité à la fête annuelle du studio, à Hollywood. Pendant la fête, le comédien accumule les gaffes mais n'est pas le seul.

Commentaire et anecdotes

Cette comédie américaine est une parodie de La Nuit de Michelangelo Antonioni dont le réalisateur reprend l'esthétique du film (géométrique et « froide ») ainsi que l'ennui qui peut survenir des joies artificielles. De plus, Blake Edwards reprend un des principes clé de Tati : chaque acteur, figurant ou principal, est une source de gags, observe et est observé ; chacun des personnages est spectateur et acteur. Cet effet est obtenu grâce à la transparence du décor. L'acteur principal n'est alors plus qu'un fil conducteur.

La musique, très présente dans le film, est composée par Henry Mancini. Les musiciens qui apparaissent à l'écran sont en fait « doublés » par Plas Johnson (saxophone ténor), Jimmy Rowles (piano), Ray Brown (contrebasse) et Shelly Manne (batterie). Le musicien qui « double » Peter Sellers au sitar est Bill Plummer. On peut également entendre le trompettiste Jack Sheldon sur le thème du générique. La chanson Nothing to Lose est interprétée par Claudine Longet elle-même.

Fiche technique

Distribution

  • Peter Sellers (VF : Michel Roux) : Hrundi V. Bakshi
  • Claudine Longet : Michelle Monet
  • J. Edward McKinley (VF : Claude Bertrand) : Fred Clutterbuck
  • Marge Champion : Rosalind Dunphy
  • Sharron Kimberly : la princesse Helena
  • Denny Miller (VF : Jean-Claude Michel) : Wyoming Bill Kelso
  • Gavin MacLeod : C.S. Divot
  • Buddy Lester : Davey Kane
  • Fay McKenzie : Alice Clutterbuck
  • Kathe Green : Molly Clutterbuck
  • Stephen Liss : Geoffrey Clutterbuck
  • Steve Franken : Levinson, le serviteur saoul
  • Jean Carson : la nounou
  • Al Checco : Bernard Stein
  • Corinne Cole : Janice Kane
  • Dick Crockett : Wells
  • Frances Davis : la domestique
  • Danielle De Metz : Stella D'Angelo
  • Herbert Ellis : le réalisateur
  • Paul Ferrara : Ronnie Smith
  • Allen Jung : le cuisinier
  • James Lanphier : Harry
  • Jerry Martin : Bradford
  • Elianne Nadeau : Wiggy
  • Tom Quine : le député Dunphy
  • Timothy Scott : Gore Pontoon
  • Ken Wales : l'assistant réalisateur
  • Carol Wayne : Julie Warren
  • Donald R. Frost : le batteur
  • Helen Kleeb : la secrétaire de Clutterbuck
  • Linda Gaye Scott : la starlette
  • Natalia Borisova : la ballerine
  • Jerry Martin : Bradford
  • Vin Scully : lui-même (voix) (non crédité)

Réception et analyse critique

Jacques Lourcelles dans son Dictionnaire du cinéma paru en 1992 juge La Party comme la comédie la plus réussie et la plus drôle des vingt dernières années. Dans ce film, selon lui, Edwards revient aux sources du cinéma muet avec une succession de catastrophes et de maladresses de plus en plus gigantesques mises en relief par sa mise en scène raffinée dans un unique décor clos[1].

Autour du film

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (mai 2016).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.

Le groupe de DJ français Birdy Nam Nam tire son nom d'une scène où Peter Sellers essaye de nourrir un oiseau en lui disant « birdy nam nam » (« birdie num num » en réalité).

Notes et références

  1. Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, « Les Films », collection Bouquin, Robert Laffont, 1992, p. 1110

Voir aussi

  • Portail du cinéma américain
  • Portail des années 1960
  • Portail de l’humour
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.