Lauzerte

Lauzerte (en occitan lausèrta) est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Lauzerte

Vue générale de Lauzerte.

Blason
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Pays de Serres Sud-Quercy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Serres en Quercy
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Claude Giordana
2014-2020
Code postal 82110
Code commune 82094
Démographie
Gentilé Lauzertins, Lauzertines
Population
municipale
1 454 hab. (2017 )
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 24″ nord, 1° 08′ 18″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 270 m
Superficie 44,56 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne
Lauzerte
Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne
Lauzerte
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Lauzerte
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Lauzerte
Liens
Site web Site officiel

    Ses habitants sont appelés les Lauzertins.

    Géographie

    Vue générale de Lauzerte.

    Localisation

    Lauzerte est située dans le Quercy et plus précisément dans le Quercy Blanc sur l'ancienne route nationale 653.

    De son sommet, Lauzerte surveille depuis le XIIe siècle la route Cahors-Moissac et les rivières Barguelonnette et Lendou.

    Lauzerte est une bastide classée Plus Beaux Villages de France.

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Son nom est issu d'un des noms occitans du sainfoin, la lauserta[2]. Une légende locale veut que le nom dérive du lézard, qui figure sur les armoiries de la ville[3], mais c'est une fausse interprétation : il symbolise l’oisiveté des sénéchaux au XVIIe siècle.

    Histoire

    Raymond VI de Toulouse, qui y possédait déjà un château, y fonda une bastide, en lui concédant des coutumes.

    Elle connut depuis la guerre de Cent Ans et les guerres de religion : aussi fallut-il reconstruire ses églises. Lors des guerres de religion, Symphorien de Durfort, sire de Duras, du parti huguenot prend la ville grâce à une percée dans les murailles de la ville, à l'emplacement de l'actuelle rue de la Brèche. La totalité des 597 habitants, hommes, femmes et enfants sera tuée sur l'ordre de Duras[4].

    Dans la maison des marchands, rue de la Gendarmerie, les boutiques occupaient le rez-de-chaussée, offrant à la clientèle les draps de lin du Quercy avec les épices venues des Indes, le blé ou le vin de Cahors. Ces commerçants s'adonnaient à l'usure, prêtant aux Anglais le paiement des rançons des prisonniers. Dans la même rue, les avancées de la maison à colombages rappellent que cette manière de construire économisait sur l'impôt.

    Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Un garçon avec miniature à l'office du maire.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1884 1888 Jules Pontie    
    1888 1892 Charles Corbarieu    
    1892 1896 Armand Latreille    
    1896 1904 Jean Baron    
    1904 1912 Génulphe Pontie    
    1912 1942 Etienne Baron    
    1942 1944 Edmond Delcer    
    1944 1945 Jean-Baptiste Lafargue    
    1945 1954 Paul Leygue   Conseiller général (1945-1949)
    1954 1977 Lucien Pax    
    1977 1989 Marcel Dalquié app. PS Conseiller général (1977-1992)
    1989 mars 2008 Alain Chauve PRG  
    mars 2008 mars 2014 Bernard Rey PRG  
    mars 2014   Jean-Claude Giordana DVG  

    Instances administratives

    Lauzerte possède un centre de secours, une gendarmerie, une poste, une maison de retraite, un office de tourisme.

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

    En 2017, la commune comptait 1 454 habitants[Note 1], en diminution de 2,28 % par rapport à 2012 (Tarn-et-Garonne : +4,61 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 8833 6083 5663 4883 6853 5083 4443 5133 428
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 1473 0962 9602 8952 8522 6602 5472 3772 273
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 1041 9711 9751 7071 8541 8501 8521 8861 856
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    1 8161 8021 6541 6351 5291 4871 5011 5031 505
    2013 2017 - - - - - - -
    1 4791 454-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Lauzerte possède une école maternelle et primaire ainsi qu'un collège.

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • La ville est perchée sur son promontoire, ouvrant ses fenêtres sur un panorama généreusement offert depuis la Barbacane ou la promenade de l'Éveillé.
    • Vue sur la colline lauzertine depuis le Domaine du Chartron
      On peut y voir, dans la vieille ville, des maisons du XIIIe siècle, à façades de bois et fenêtres géminées, d'autres de la Renaissance à fenêtres à meneaux, d'autres encore formant rempart ; colombages et pierres blanches, et des rues descendantes bordées d'histoire.
    • Un chemin de ronde incliné mène à la place des Cornières aux couverts marchands ; des esplanades plus récentes offrent leur panorama.
    • La chapelle de l'hospice

    Reconstruite vers 1830, elle accueillait pèlerins et mendiants sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

    • L'église des Carmes

    À la sortie du faubourg d'Auriac, elle garde le nom de l'ordre religieux du Carmel qui fonda ici un couvent au XIVe siècle. Elle a un chevet plat et une nef unique, reconstruite en 1673.

    On y voit la Vierge remettre le rosaire à saint Simon Stock et à sainte Thérèse d'Ávila ; et dans les niches latérales, le prophète Élie et saint Jean de la Croix. Elle possède un retable.

    L'église Saint-Barthélemy.
    • L'église Saint-Barthélemy

    Dans la ville haute, elle possède un clocher carré très sobre.

    Elle présente deux façades des XIVe et XIXe siècles. Elle a été agrandie et voûtée d'ogives de 1591 à 1654 : abside à cinq pans, large nef unique à trois travées flanquée de six chapelles, clocher rectangulaire. À l'intérieur, le Christ en cuir est l’œuvre d'un prisonnier en échange de sa libération.

    Elle possède un retable en bois doré consacré à la Vierge, véritable chef-d'œuvre de l'art baroque.

    • Le monastère des capucins

    Monastère de moines mendiants, fondé au XIIe siècle, il fut occupé par ces capucins jusqu'en 1789. S'étant fait chasser du monastère par les révolutionnaires français, ces derniers se dispersèrent à travers la France.

    La Place des Cornières

    Une légende relate que, depuis cette date, le père Calixte, revient tous les soirs de Noël au douzième coup de minuit. Ayant entendu parler de cette tradition de revenant, l'entrepreneur ayant réalisé la restauration du monastère, désireux de vérifier si elle était fondée, vint se poster dans la cellule du père Calixte le peu avant minuit, accompagné de sa fille. Installés en silence dans une obscurité complète, ils virent apparaitre juste après minuit, non pas le moine dans sa robe de bure, mais une lumière douce sur l'âtre de la cheminée, de la forme et de la dimension d'une assiette, éclairant l'ensemble de la pièce. Le phénomène ne dura que quelques secondes puis se reproduisit quelques instants plus tard avant de disparaitre définitivement[9].

    Le monastère a reçu le trophée de La Tour D'or en 1980, pour la restauration de ce lieu.

    • Météorologie

    Le village de Lauzerte comprend une des cinq stations Météo-France du département. Elle relève la température, la pluie, le vent ainsi que tout autre paramètre météorologique. Son exposition, très sujette au vent, lui a permis de relever une rafale supérieure à 100 km/h le , à la suite d'un violent orage remontant du département du Gers.

    Le pèlerinage de Compostelle

    La commune est située sur la via Podiensis et via Arvernha du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La chapelle Saint-Sernin du Bosc date du XIe siècle.

    On vient de Montcuq, la prochaine commune est Moissac, et son abbaye Saint-Pierre.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blasonnement :
    « Parti : au premier de gueules à la croix tréflée d'argent, au second de gueules aux trois tours couvertes en dôme d'argent, croisées et maçonnées de sable, jointes ensemble par un entremur aussi d'argent ; le tout posé sur une champagne d'argent chargée d'un lézard de sinople et sommé d'un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. »
    Commentaires : Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696 par Charles d'Hozier.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de famille et des noms de lieux du midi de la France, Millau, Éditions du Beffroi, , 1293 p. (ISBN 2-908123-59-2, notice BnF no FRBNF39034098), pp. 439-440.
    3. détail du blason
    4. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p. 234
    5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    9. relation affichée à l'intérieur du monastère 08/1993
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