Lazare-Lévy

Lazare Lévy, dit Lazare-Lévy, (né le à Bruxelles et mort le à Paris) est un pianiste, pédagogue et compositeur français.

Lazare LévyLazare-Lévy
Lazare-Lévy, prix d'honneur du concours Louis Dièmer.

Naissance
Bruxelles, Belgique
Décès
Paris, France
Activité principale pianiste, pédagogue, compositeur
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Louis Diémer,
Albert Lavignac,
André Gédalge
Enseignement Conservatoire de Paris,
École normale de musique de Paris
Élèves Jean Hubeau, Michel Plasson, Maurice Ohana, Louis-Noël Belaubre,Huguette Dreyfus, Kazimierz Serocki, Lukas Foss, Monique Haas, Clara Haskil, Georges Rabol, Yvonne Loriod-Messiaen, Jeanne Loriod, Solomon Cutner, Michaël Levinas, John Cage, Oskar Morawetz, Jean-Joël Barbier, André Tchaïkowsky, Vlado Perlemuter, Odette Gartenlaub, France Clidat, Lélia Gousseau, Lola Tavor, Geneviève Joy, Agnelle Bundervoët, Henri Barda, Henri Betti, Alexandre Uninsky, Sviatoslav Soulima-Stravinsky, Marcel Dupré, Chieko Hara, Kazuko Yazukawa, Kiyoko Tanaka, Tomojiro Ikenouchi, Rita Bouboulidi, Rodica Suţu, Suzanne Joly, Melita Lorković, Monique Firket, Storm Bull, Roger Boss, Denise Restout

Biographie

Lazare-Lévy travailla le piano au Conservatoire national supérieur de musique de Paris sous la direction de Louis Diémer, dont il fut le Premier Prix de 1898. Il étudia également l'harmonie avec Albert Lavignac et le contrepoint avec André Gédalge. Parmi ses camarades d'études on relève notamment les noms d'Alfred Cortot, d'Alfredo Casella, de Maurice Ravel, Georges Enesco, de Pierre Monteux ainsi que de Jacques Thibaud.

Lazare-Lévy se produisit dans toute l'Europe, en URSS, en Israël et au Japon.

Il mena une longue carrière de professeur au Conservatoire de Paris, d'abord comme suppléant de son maître Diémer, dès 1903, puis comme titulaire d'une classe supérieure : il succéda à Alfred Cortot en 1920. En 1930, il rencontre John Cage, qui devient son élève. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lazare-Lévy fut démis de son professorat en raison des lois antisémites proclamées par l'État Français, qui le contraignirent à la clandestinité. Son fils cadet Philippe (1918-1944) fut haut responsable du Mouvement de Résistance Combat, et arrêté par la Police française, interné à Drancy où il fut torturé par le S.S. Aloïs Brunner et déporté au camp d'extermination d'Auschwitz où il périt en .

Lazare-Lévy enseigna également à l'École normale de musique de Paris (se partageant les cours d'enseignement supérieur avec Alfred Cortot), et à la Schola Cantorum (dans les années cinquante). Son enseignement passe pour avoir été tout à fait original et novateur en son temps, dans le domaine de la technique instrumentale (souplesse et usage des bras), de la recherche des doigtés, de l'attitude à adopter face au texte et de l'interprétation. Ses conceptions l'opposèrent particulièrement à Marguerite Long, qui prônait surtout un jeu basé sur l'articulation digitale. Lazare-Lévy siégea dans de nombreux jurys de Concours internationaux, comme le Concours Chopin de Varsovie (1937, 1949, 1955), le Concours Béla Bartók de Budapest (1948), le Concours international d'exécution musicale de Genève (à deux reprises), le Concours Long-Thibaud (Paris).

Lazare-Lévy créa des œuvres de Manuel de Falla, Darius Milhaud, Jean Huré... Il composa lui-même de nombreuses pièces pour piano seul, orgue, quatuor à cordes, flûte, hautbois, violoncelle et violon. Quoiqu'il se montrât relativement peu en concert, surtout après la Seconde guerre mondiale, il possédait l'intégrale de l'œuvre pour piano seul de Chopin, Schumann, Mozart, Liszt et Beethoven, ainsi qu'une quarantaine de concertos. Il marqua aussi un goût prononcé pour Bach et la musique des clavecinistes français. Lazare-Lévy lègue de rares enregistrements d'œuvres de Mozart, Schumann, Claude Debussy, Paul Dukas, Albert Roussel et Emmanuel Chabrier.

Il a été l'un des premiers musiciens à trouver remarquable la sonorité du Siena piano et à encourager l'accordeur Avner Carmi à le faire connaître.

Bibliographie

Liens externes

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