Le Tigre (magazine)

Le Tigre est un magazine français généraliste, indépendant et sans publicité, créé en 2006 et qui a cessé sa publication en .

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Le Tigre

Pays France
Langue Français
Périodicité mensuel
Genre Presse généraliste
Prix au numéro 8,30 
Diffusion 7 000 (kiosques, librairies et abonnement) ex. (2006)
Date de fondation 2006
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Raphaël Meltz
Rédacteur en chef Lætitia Bianchi
ISSN 1778-9796
Site web Le Tigre

Le magazine a été conçu et est dirigé par Lætitia Bianchi et Raphaël Meltz, qui avaient préalablement dirigé la revue alphabétique R de réel. La majorité de son capital appartient aux deux fondateurs ; l'autre partie est partagée entre trente-cinq actionnaires (par principe, aucun actionnaire ne peut détenir plus de 10 % du capital)[1]. En 2011, il est subventionné par la Région Île-de-France et le Centre national du livre[2].

Historique

Le Tigre a été lancé le , sous la forme d'un hebdomadaire paraissant le vendredi (sous-titre : « hebdomadaire curieux »). Seize numéros ont paru jusqu'à l'été 2006. La publication a ensuite été suspendue entre l'automne 2006 et , date à laquelle Le Tigre a reparu dans une nouvelle formule, mensuelle (sous-titre: «curieux magazine curieux»). Sept numéros ont paru. En , le magazine a de nouveau évolué, devenant un bimestriel de 104 pages, dont une partie en couleurs. Chaque numéro portait le nom d'une couleur, qui est celle de la couverture, systématiquement rayée. Onze numéros sont parus sous cette forme.

Jusqu'à l'été 2007, Le Tigre a également paru sur internet, sous la forme et le titre de Tigre du jour, mini-quotidien de quatre pages proposant de la prépublication et une page quotidienne inédite sur l'actualité.

La publication dans le numéro de novembre-décembre 2008 du portrait d'un inconnu à partir d'informations récupérées sur le Web déclenche un buzz involontaire qui fait tripler son lectorat[3].

Début 2010, Le Tigre devient un « quinzomadaire » de 12 pages au format berlinois[4] (26 numéros par an). Son nouveau titre officiel est Le Tigre (la bête). Une phrase d'Héraclite barre la une : « Un tas de gravats déversé au hasard : le plus bel ordre du monde ». Sylvain Prudhomme entre au comité de rédaction aux côtés des deux fondateurs[5].

En , le no 13 s'interroge sur l'avenir du magazine dont la parution est suspendue[6].

Fin 2010, la nouvelle formule, cinquième du genre[7] sort[8]: à nouveau simplement titré Le Tigre, il s'agit d'un magazine mensuel de 84 pages, dont le numéro 1 est daté [9]. La phrase d'Héraclite barre toujours la une, et le journal est fidèle à ses principes de début : pas de publicité, pas de critique culturelle, fabrication entièrement avec des logiciels libres. Le comité de rédaction s'est élargi à plusieurs personnes[10], dont notamment le dessinateur Killoffer. Empreint d'un certain pessimisme, l'éditorial du premier numéro annonce : « Il reste quelques années, encore, pour faire de la presse magazine en papier. Profitons-en. Notre diffuseur en kiosques, Presstalis (ex-NMPP), augmente ses tarifs de façon vertigineuse, pénalisant les petits journaux sans publicité dont les seules recettes sont les lecteurs ? Pas grave, on passe chez son concurrent (unique) : les MLP. Sauf que les MLP finiront, un jour ou l’autre, par s’aligner. Il sera bientôt impossible de faire un journal comme celui-ci. Vous vous en souviendrez, de ce dernier Tigre ; nous nous en souviendrons. »

En , les fondateurs du journal annoncent dans l'éditorial du numéro double 48-49 que l'édition du Tigre s'arrête avec cet ultime numéro[11],[12].

Ligne éditoriale

Le Tigre se propose de « rompre volontairement avec les frontières habituellement dressées entre journalistes, écrivains et universitaires ». Dans sa charte rédactionnelle, Le Tigre précise le refus de toute publicité, ainsi que l'absence volontaire de toute critique culturelle d'actualité, quelle qu'elle soit. Le magazine ne publie pas non plus de « pages conso ». L'une de ses spécificités est la pratique du reportage subjectif qui renoue avec une vieille tradition journalistique, ainsi que la publication de textes théoriques. Le Tigre est abondamment illustré (portfolios de photographes, de dessinateurs...).

Le magazine est entièrement réalisé avec des logiciels libres (Scribus pour la PAO, GIMP pour le traitement des images, OpenOffice pour le traitement des textes, et SPIP pour le site internet) et une partie de son contenu est publié sous licence Creative Commons « by-nc-sa »[13].

Éditions

Depuis la fin 2009, Le Tigre publie également des ouvrages en librairies. D'une part un agenda-almanach (deux éditions parues : 2010 et 2011)[14], et d'autre part des livres reprenant du contenu paru dans le journal[15]. Ainsi Les Directeurs, les Ouvriers, et les Belles Sténo-dactylographes, d'après la rubrique Portraits par Hélène Briscoe, ou les Petites Vies des grands hommes, de Laetitia Bianchi.

Notes et références

  1. Cf. le détail de la répartition et la liste des actionnaires sur la page de la charte du journal.
  2. Le Tigre, mai 2011, p. 80.
  3. « Une sacrée patte, ce “Tigre” », Télérama, 18 février 2010.
  4. « L'avenir du Tigre » sur le site du magazine.
  5. Ours du no 1 de Le Tigre (la bête), 13 février 2010.
  6. « Pourquoi ? Parce que. », 28 septembre 2010.
  7. http://www.le-tigre.net/Le-cinquieme-Tigre.html
  8. Dépêche AFP du 15 décembre 2010
  9. Numéro 1, janvier 2011
  10. Ours du numéro daté janvier 2011 et partie "Équipe du Tigre" de la page Qu'est-ce que le Tigre?
  11. R.Meltz, L.Bianchi, « Chers lecteurs », sur Le Tigre, .
  12. Camille Diao, « Le Tigre est mort ce soir », sur Street Press, .
  13. « Licence libre et copyright » sur le site du magazine.
  14. Présentation de l'agenda 2011
  15. http://www.le-tigre.net/Les-livres-du-Tigre.html

Liens externes

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