Louis Jean François Lagrenée

Louis-Jean-François Lagrenée, dit « Lagrenée l'aîné », né le à Paris où il est mort le , est un peintre français.

Pour les articles homonymes, voir La Grené.
Louis-Jean-François Lagrenée
Louis-Jean-François Lagrenée, Autoportrait,
Helsinki, Galerie nationale de Finlande.
Naissance
Décès
Autres noms
Lagrenée l'aîné
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Lieu de travail
Fratrie
Enfant
François Lagrenée (d)
Distinction

Biographie

Louis-Jean-François Lagrenée est né le à Paris[1].

Élève de Carle van Loo, il est admis en à l'École royale des élèves protégés et envoyé à Rome. Il est agréé en 1753.

Lagrenée est reçu membre de l'Académie royale le avec L’Enlèvement de Déjanire.

Il s'est marié le avec Anna-Agathe Isnard, âgée de 16 ans.

Il est en Russie en 1760 où l'impératrice Élisabeth le nomme peintre de Sa Majesté et directeur de l'Académie des beaux arts de Saint-Pétersbourg à la suite de la mort de Louis-Joseph Le Lorrain. Il est à Paris en 1763.

Il devient successivement, adjoint-professeur, professeur, directeur de l'Académie de France à Rome, recteur, conservateur et administrateur honoraire du Musée. Le , il est nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en remplacement d'Edmé Bouchardon. Il aura pour successeur Antoine-Denis Chaudet en 1810[2].

On a un moment cru que, tout comme son frère, il avait pratiqué la gravure[3] mais cela s'est révélé inexact[4].

Napoléon lui octroie la Légion d'honneur en 1804. Son jeune frère Jean-Jacques, dit Lagrenée le Jeune, fut son élève. Son fils Anthelme-François Lagrenée fut également peintre et son gendre, Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer, architecte.

Diderot portait un jugement sévère sur Lagrenée : « Mon ami, tu es plein de grâce, tu peins, tu dessines à merveille, mais tu n'as ni imagination, ni esprit ; tu sais étudier la nature, mais tu ignores le cœur humain. Sans l'excellence de ton faire, tu serais au dernier rang. Encore y aurait-il lieu à dire sur ce faire. Il est gras, empâté, séduisant ; mais en sortira-t-il jamais une vérité forte, un effet qui réponde à celui du pinceau de Rubens, de Van Dyck ? » (1767)[5].

Louis-Jean-François Lagrenée meurt au palais du Louvre où il résidait.

Collections publiques

Tableaux

Tapisseries

Vénus aux Forges (vers 1760), tapisserie de basse lisse, laine et soie, 3 x 5,90 m., musée départemental de la tapisserie d'Aubusson.
  • Ensemble de sujets mythologiques tissés d'après six peintures, acquises par l'administration royale pour la manufacture d'Aubusson, 1759[7] :
    • Aurore enlève Céphale, carton et tissage non localisés
    • Jupiter transformé en taureau enlève Europe, carton conservé aux musée des arts décoratifs de Paris
    • Vénus aux forges de Lemnos, carton décrit par Denis Diderot lors du salon de 1759, tapisserie conservée au musée départemental de la tapisserie d'Aubusson
    • Borée enlève Orythie, non localisé
    • Thétys reçoit Apollon, carton conservé au musée des Arts décoratifs de Paris
    • Mercure apporte Bacchus aux nymphes de Nysa, dit aussi La Naissance de Bacchus, tapisserie conservée au Mobilier national à Paris

Collections particulières

  • Mort de la femme de Darius (1784)
  • L’Amitié consolant la Vieillesse de la perte de la beauté et du départ des plaisirs

Élèves

Iconographie

Distinction

Notes et références

  1. Auguste Jal, p. 729 : Jal cite l'acte de baptême de la paroisse Saint-Germain l'Auxerrois, qui donnait la date de naissance, et corrige M. Villot, qui fournissait de manière erronée la date du 30 décembre 1724.
  2. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, no 93, 1996, p. 95-101.
  3. Michèle Hébert, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle, BnF Estampes, t. XII, Janinet-Launay, p. 318-319.
  4. Rémi Mathis, « Louis-Jean-François Lagrenée a-t-il jamais gravé ? », Nouvelles de l'estampe, n°258, 2017, p. 74-75.
  5. Salon de 1767.
  6. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 8 novembre 2016)
  7. Pascal-François Bertrand. Aubusson, tapisseries des Lumières, Paris, Snoeck / Aubusson : Cité de la tapisserie, 2013, pp. 201-211.
  8. « Lagrenée Aîné », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes

Bibliographie

Liens externes

  • Portail de la peinture
  • Portail des arts décoratifs
  • Portail de Paris
  • Portail de l’histoire de l’art
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.