Maison Ravenscrag

La maison Ravenscrag (aussi connue sous les noms de maison Hugh-Allan, maison Hugh-Montagu-Allan et pavillon Allan-Memorial) est une maison bourgeoise située dans le quartier du Mille carré doré de l'arrondissement Ville-Marie à Montréal au Canada.

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Maison Ravenscrag

Maison Ravenscrag vers 1901
Localisation
Situation 835-1025, avenue des Pins Ouest
Montréal, H3A 1A1
 Québec
Canada
Coordonnées 45° 30′ 21″ nord, 73° 34′ 56″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Québec
Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal
Architecture
Type Maison bourgeoise
Style Style italianisant
Orientation Sud
Longueur 18,3 m
Largeur 25,6 m
Hauteur 23 m
Niveaux 5 (72 pièces)
Superficie 4 968 m2
Dépendances Quartier des domestiques, maison du gardien, écurie et belvédère.
Superficie du terrain 139 930 m2
Histoire
Architecte John William Hopkins et Victor Roy
Commanditaire Hugh Allan
Date d'érection 1861-1863
Résidents notoires Sir Hugh Allan

Sir Hugh Montagu Allan

Institut Allan Memorial

Propriétaire Hôpital Royal Victoria[1]
Protection Site patrimonial du Mont-Royal (Municipal-1987)

Secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Hôpital Royal Victoria (Municipal-2004)

Site patrimonial du Mont-Royal (Provincial-2005)

Cette maison est successivement la résidence de Sir Hugh Allan de 1863 à 1882 et de son fils aîné Sir Hugh Montagu Allan de 1882 à 1940. En 1940, cette maison devient la propriété de l’hôpital Royal Victoria. Depuis 1943, l'édifice abrite l’institut Allan Memorial qui héberge le département de psychiatrie de l’hôpital et du centre universitaire de santé McGill.

Construite essentiellement entre 1861 et 1863, cette résidence est principalement conçue et réalisée par l’architecte Victor Roy dans le style italianisant en suivant les principes de l'architecture victorienne. L’architecte John William Hopkins de la firme William & Wily contribue également à la conception et à la réalisation de plusieurs pièces de la maison. La demeure comporte à l’origine plus de 72 pièces et est pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps, notamment en termes de plomberie et de chauffage.

Hugh Allan baptise sa résidence « Ravenscrag » à la suite de sa construction dans les années 1860. Cette résidence fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend également l'écurie, la maison du gardien, le belvédère et le parc. Ce domaine est reconnu par la Ville de Montréal en 1987 et par le gouvernement du Québec en 2005 comme une partie intégrante du « site patrimonial du Mont-Royal ». Il est également déclaré être intégré au « secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Hôpital Royal Victoria » par la Ville en 2004.

Localisation

La maison Ravenscrag est située au 835-1025 de l’avenue des Pins Ouest dans le quartier du Mille carré doré de l’arrondissement Ville-Marie de la ville de Montréal. Elle est localisée à environ 3,5 km du Vieux-Montréal. La maison se trouve plus précisément sur le versant sud-est du mont Royal et elle est située en haut de la rue McTavish[2]. On y accède depuis la grille monumentale ou depuis l’ancienne entrée des calèches[3] plus à l’ouest, toutes les deux donnant sur l’avenue des Pins Ouest.

Histoire

Avant 1860 : le « château » McTavish

À l’origine, le domaine Hugh-Allan appartient à Simon McTavish, un riche marchand de fourrure qui a fondé en 1783 la Compagnie du Nord-Ouest, une des plus importantes compagnies canadiennes de traite de fourrures de l’époque[4]. En 1803, alors qu’il habite sur la rue Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux-Montréal, McTavish fait construire en l’honneur de son épouse, Marie-Marguerite Chaboillez, un « château » à l’écart de la vieille ville, sur un terrain situé sur un versant du mont Royal[4],[5]. Cependant, McTavish meurt l’année suivante et les travaux sont interrompus et jamais repris[4]. L’histoire de tradition romantique raconte que, lors de la construction du château, il se rend à Londres avec son épouse. Cette dernière refuse par la suite de rentrer à Montréal, brisant ainsi le cœur de McTavish qui en meurt [5]. La maison à demi complétée est alors sans acquéreur, laissée à l’abandon et sujette à des actes de vandalisme[6]. Elle a par la suite la réputation d’être hantée[4].

Maison McTavish (vers 1850)

En 1844, Hugh Allan, un important homme d’affaires montréalais d’origine écossaise, épouse Matilda Caroline Smith, fille d’un marchant montréalais reconnu. Le , leur troisième enfant et premier fils, Hugh Montagu Allan, naît. C’est à cette époque que Hugh Allan décide de se faire construire une nouvelle résidence reflétant sa richesse et son pouvoir[6]. Il choisit alors d'ériger sa nouvelle demeure sur un versant du mont Royal à l’abri du bruit, de l’agitation et des regards indiscrets de la ville, bénéficiant ainsi de plus d’espace, de confort et d’intimité[2],[7]. La situation choisie du domaine a aussi l’avantage d’être ni trop proche de la ville, ni trop loin, lui permettant ainsi d’y accéder rapidement[7]. Le choix de cet endroit n’est également pas étranger à cette nouvelle mode des familles anglophones aisées de l’époque de s’installer dans le nouveau riche quartier du Mille carré doré[7].

De cette façon, il achète les 14 hectares de l’ancien domaine de Simon McTavish pour une somme de 10 000 $ CA[8] et vend pour une somme de 70 000 $ CA sa précédente résidence située sur la rue Sainte-Catherine[9]. Cette dernière est achetée par des méthodistes qui y érigent l’église Saint-James, surnommée « Cathédrale du Méthodisme », qui devient dans les années 1920 l’église unie Saint-James[9].

L’ancien « château » abandonné depuis 1804 est alors rasé entre 1860 et 1861 pour faire place aux travaux de construction de la nouvelle résidence[6],[5],[4].

1860 à 1863 : la construction

La maison Lyman, dite Thornhill, sur la rue McTavish à Montréal, également inspirée de la résidence royale d'Osborne.

Vers 1860, à la suite d’un concours d’architecture, Hugh Allan retient les services de l’architecte Victor Roy pour la conception d’une maison de 72 pièces sur l’ancien domaine de Simon McTavish situé sur le mont Royal[2],[5].

La construction débute entre 1860 et 1861 et se poursuit jusqu’en 1863[37]. Des architectes de la firme William Speir & Son supervisent les travaux de construction. De nombreux autres architectes et entrepreneurs participent également à sa construction, à la décoration intérieure et aux divers travaux de modifications du bâtiment[note 1],[10].

La maison est construite comme une villa ou une maison de campagne anglaise[note 2],[7] de style néorenaissance à l’italienne[38],[39] en suivant les principes de l'architecture victorienne[37]. Selon un article paru dans The Montreal Star en 1940[40], le choix de Hugh Allan pour ce style proviendrait de ce voyage qu’il aurait réalisé lorsqu’il était jeune garçon en sa terre natale d’Écosse. Lors de son séjour, il aurait visité et admiré la demeure du seigneur de Lorne (en) située sur une falaise dans le comté d'Ayrshire. Cette visite l’aurait tant impressionné qu’il aurait été inspiré des années plus tard à non pas copier, mais reprendre les traits caractéristiques généraux de son style architectural tout en le surpassant en beauté, faste et grandeur[41],[42]. Toutefois, cette histoire « semble davantage un montage journalistique pour satisfaire le goût des lecteurs du The Montreal Star pour le romantisme qu’une véritable histoire plausible sur l'origine du style architectural choisi »[note 3],[37],[7]. Le style de la résidence et le mouvement architectural dans lequel il s’inscrit laissent douter de cette histoire. Le contexte historique éclaire davantage sur l’origine du style choisi[37],[7].

À l’époque victorienne, l'édification de maisons de campagne ou de villas est très populaire. La révolution industrielle et le « boom » agricole ont pour effet de faire naître de nouvelles fortunes et d’augmenter la fortune des classes supérieures. Ces dernières investissent notamment leurs surplus dans les terres et y font ériger de monumentales maisons de campagne, un moyen pour ainsi étaler sa richesse[43].

En 1847, le Prince Albert fait ériger sur l’île de Wight avec l’aide de Thomas Cubitt la résidence royale d’été d’Osborne. Cette résidence de style néorenaissance italienne inspire la construction de plusieurs maisons de campagne en Angleterre pour ensuite s’étendre en Amérique du Nord et dans les colonies britanniques jusque dans les années 1870[43],[44]. Cette résidence aurait été une source dominante d’inspiration pour la conception de la maison de Hugh Allan[43],[5], son style étant ainsi d’inspiration anglaise.

Toutefois, le nom avec lequel Hugh Allan baptise sa maison dans les années 1860, « Ravenscrag »[5] (signifiant « colline du corbeau »[45]), n’a aucun lien avec l’Angleterre et dérive plutôt de sa terre natale d’Écosse[37],[7]. En effet, Hugh Allan nomme sa résidence à l’instar du château de Ravenscraig (en) construit pour Jacques II à Kirkcaldy en Écosse[25].

Quant au confort, la résidence est pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps pour assurer un confort optimal, notamment en termes de plomberie et de chauffage. La maison est alors éclairée au gaz[46]. Aussi, la maison est conçue de manière à remplir une de ses fonctions principales, soit d’accueillir de grandes réceptions mondaines et de recevoir des invités de marque[47].

1863 à 1882 : Sir Hugh Allan

Buste de Sir Hugh Allan
Matilda Caroline Smith, dite Lady Allan
Bal donné en l’honneur du Comte de Dufferin à Ravenscrag (1872)

Au temps de Sir Hugh Allan, de grandes réceptions mondaines ont lieu à Ravenscrag et presque tous les gouverneurs généraux du Canada de ce temps y ont été reçus[47].

En 1869, Hugh Allan reçoit le Prince Arthur du Royaume-Uni, futur duc de Connaught et de Strathearn (1874) et gouverneur général du Canada de 1911 à 1916[48].

En 1872, Hugh Allan organise un bal à Ravenscrag en l’honneur du Comte de Dufferin, 3e gouverneur général du Canada de 1872 à 1878[48]. Quatre cents personnes sont invitées au bal dont trois cents sont présentes. « La société canadienne y était bien représentée », rapportait alors L'Opinion publique, un magazine montréalais[49].

Toutes ces réceptions se déroulaient principalement dans la salle de bal de la résidence. Elle était également l’endroit où on célébrait l’arrivée du Nouvel An[47].

Le , Lady Mathilda Allan meurt à 53 ans à Ravenscrag alors que son mari est en voyage d’affaires en Europe. Quelques semaines avant sa mort, elle souffre d’un mal non identifié et les médecins lui prescrivent un changement d’air. Elle se retire alors à Niagara Falls, mais son état se détériore subitement et elle doit revenir promptement à Montréal le jeudi . Malgré les soins prodigués par ses médecins, la maladie devient « hors de contrôle humain ». La « paralysie semble avoir été la cause immédiate de sa mort », écrit-on alors dans le quotidien The Globe[50]. Les funérailles de Lady Allan, présidées par le Révérend Gavin Lang, ont lieu dans la bibliothèque de Ravenscrag[51].

Le , Hugh Allan décède subitement à l’âge de 72 ans lors d’un voyage d’affaires en Écosse[52]. Il est retrouvé avec la tête qui se repose sur une main recouvrant une lettre à moitié écrite. Son cadavre est alors rapatrié et ramené à Ravenscrag. Son cercueil franchit la porte d’entrée principale à double battant pour être ensuite posé dans une pièce située au nord-ouest du rez-de-chaussée et entouré de fleurs[53]. Les funérailles ont lieu le à l’église St-Andrew. Tous les drapeaux de la ville de Montréal sont mis en berne et plusieurs commerces ferment leurs portes cette journée-là pour rendre un dernier hommage à Hugh Allan[53]. Le Montreal Driving Club annule même leur excursion du samedi par respect pour le défunt. Le maire de Montréal de l’époque, Jean-Louis Beaudry, ainsi que tous ses conseillers municipaux participe à la marche funèbre[53]. Il y a tant de monde qui borde la route lors de la procession funèbre que le cortège a parfois des difficultés à se frayer un passage[52], non sans l’aide de la police[53].

1882 à 1940 : Sir Hugh Montagu Allan

Prince Arthur de Connaught en visite à Montréal, Ravenscrag (1906)

À la mort de Sir Hugh Allan en 1882, son fils ainé, Hugh Montagu Allan, devient l’héritier de Ravenscrag[54] conformément à son testament qui stipule : « … et il est de mon désir que mes exécuteurs testamentaires transmettent à mon fils, Hugh Montagu Allan, la propriété de la maison et du domaine de Ravenscrag ainsi que tous les biens meubles qui la garnissent. »[53],[55],[note 4]

Dès 1885, Montagu continue la tradition hospitalière de la famille[56]. Il organise un bal que la presse qualifie « d'évènement social de la saison »[note 5]. Les 240 invités proviennent de la haute société montréalaise, mais également des villes de Québec, New York et Boston[57].

En 1889, Montagu apporte plusieurs modifications à la résidence[note 6]. Il demande cette année-là aux architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon d’agrandir l’aile est dédiée aux domestiques. Un troisième étage entier est notamment ajouté à cette aile[54],[12].

En 1893, Hugh Montagu Allan épouse Margerite Ethel MacKenzie[58]. On qualifie ce mariage « du plus éclatant évènement social qui s’est tenu à Montréal depuis plusieurs années ». La cérémonie est présidée par le Révérend-pasteur Dr Morton, assisté du Très-Révérend Dean Norman de Québec, dans la cathédrale Christ Church de Montréal[59].

En 1898, Montagu demande aux précédents architectes d’agrandir l’écurie pour accueillir, à sa demande, des chevaux Pur-sang[10]. Cette écurie porte d’ailleurs son nom. D’autres modifications ont lieu dans les années 1890 : l’ancien portique est fermé et joint au vestibule[54],[note 7], la salle à manger est agrandie d’environ 3 m (environ dix pieds)[60] et, à cause d’une vue privilégiée sur la ville et le fleuve Saint-Laurent, de nombreux balcons et terrasses voient le jour sur la façade sud, notamment sur le toit de la salle à manger, de l’ancien portique et le toit de la véranda qui sont d’ailleurs aussi agrandie[61]. Les lucarnes se trouvant de part et d’autre du campanile sont abaissées pour finalement percer la corniche[61].

Le , la veille du Jour de l’an, la famille Allan donne un bal. M. et Mme Bryce Allan de Boston sont parmi les invités. L’orchestre, placé dans l’une des antichambres de la salle de bal font tourbillonner les danseurs qui occupent tout le rez-de-chaussée. La serre devient un endroit préféré des invités pour y admirer les fleurs et autres plantes rares. Les dames sont parées de diadèmes et des rivières de diamants. Dans l’une des salles de réception, des petites tables décorées d’œillets roses et blancs proposent des rafraîchissements tandis que la table de la salle à manger servant le banquet est décorée en abondance de lys et de roses blanches et roses. À minuit, les invités chantent ensemble « Auld Lang Syne »[62].

Le samedi , sous les auspices de Mme Allan, un bazar est organisé à Ravenscrag afin de venir en aide au Foundling and Babies Hospital[63]. Plus tard, en , M. et Mme Bryce Allan de Boston séjournent à Ravenscrag à l’occasion du Horse Show de Montréal[64].

Le , les Allan organisent une jardinée afin de venir en aide au Foundling and Sick Baby Hospital. Plusieurs activités sont offertes : lanternes chinoises, orchestre et danse, dégustation de thé, tournoi de ping-pong, animaux de fermes, équitation sur poney pour les enfants, machine à peser ainsi qu’une vente aux enchères d’œuvres d’artistes tel W. Hope et W. Brymner, de boissons alcoolisées (Scotch), d’articles de golf, de châles en dentelle Shetland et même de bonbons. Plusieurs personnalités de grandes familles montréalaises leur prêtent main-forte pour cet événement, dont la famille Molson.

Le , le gouverneur général Albert Grey visite Montréal à l'occasion du Horse Show. Il dîne notamment chez les Allan à Ravenscrag à cette occasion[65].

En 1906, la famille Allan accueille à Ravenscrag le Prince Arthur de Connaught[48].

Prince Fushimi Hiroyasu en visite à Montréal, Ravenscrag (1907)

En 1907, Sir Hugh Montagu Allan reçoit à Ravenscrag le Prince Fushimi Hiroyasu, frère du mikado et est chargé de ses divertissements lors de sa visite à Montréal. Cette visite lui vaut son investiture au sein de l’Ordre du Soleil levant[48],[15].

En , le Sheffield Choir prend résidence à Ravenscrag lors de son passage à Montréal, à l'invitation des Allan[66].

En , Ravenscrag devient la résidence temporaire du duc de Connaught, de sa fille, la princesse Patricia, ainsi que de leur suite en raison de l’hospitalisation de la duchesse de Connaught à l’hôpital Royal Victoria. L’étendard royal flotte alors au sommet de la tour de Ravenscrag[67]. Ils quittent Ravenscrag vers le pour séjourner à la maison de James Ross de la rue Peel[68].

En , alors que Hugh Montagu est en Angleterre, Lady Allan organise un bal costumé en l’honneur de son fils, Hugh IIe, pour la période des fêtes. Les jeunes dames sont costumées en domestiques alors que les jeunes hommes revêtent l’uniforme des chefs cuisiniers français. Les salles de réceptions de Ravenscrag sont alors ornées de décorations rouges et vertes[69].

Partie de cartes organisée par Lady Allan, Ravenscrag (1914)

La semaine du , Lady Allan donne un « bal de jeunes gens » en l’honneur de Mlle Gwen Allan, Mlle Anna Allan et M. Hugh IIe Allan à Ravenscrag. Tous les élèves-officiers et soldats en service invités sont en uniforme[70].

Toutes ces réceptions mondaines pouvaient durer presque toute la nuit. Ces réceptions débutaient par de somptueux soupers conçus souvent pour plus de cent convives. La soirée se déplaçait par la suite dans la salle de bal où des musiciens juchés sur la tribune des musiciens jouaient « des polkas et des valses qui faisaient tourbillonner les danseurs jusqu’au petit matin. »[48],[71] L’hospitalité des Allan ne se limitait pas qu’à des réceptions : la famille organisait également des parties de cartes, des chasses à courre, des courses de chevaux ou des promenades en voiture[71].

Toutefois, ces visites et réceptions se font plus rares après de tragiques évènements qui frappent la famille Allan. Le , les deux plus jeunes filles de Montagu et de son épouse Margerite, prénommées Anna et Gwendolyn, périssent dans le naufrage du RMS Lusitania. Plus tard, en 1917, au cours de la Première Guerre mondiale, leur fils unique, Hugh Allan, second du nom, est tué au combat. De leurs quatre enfants, il ne reste alors que leur fille ainée, Marguerite Martha. La vie à Ravenscrag se fait alors « plus sobre et plus sévère »[58].

Après cinq ans d'absence, Lady Allan est de retour à Ravenscrag la semaine du avec son mari Hugh Montagu et leur fille Martha[72].

En , les Allan reçoivent à Ravenscrag la visite du Lieutenant-Colonnel Kenric-Rudolphus Marshall, C.M.G., D.S.O., et son épouse[73]. En 1920, Hugh Montagu a soixante ans et son unique enfant, Marguerite Martha, se dirige vers une carrière de comédienne et de dramaturge. Cette profession l’amène souvent à voyager et à délaisser la maison pendant plusieurs mois chaque année[58]. De plus, l’entretien d’une telle résidence devient de plus en plus onéreux pour le vieux couple. Ils louent Ravenscrag « à des visiteurs fortunés pour des périodes plus ou moins étendues »[58]. Marguerite Martha utilisa également à quelques occasions la salle de bal comme un théâtre où elle réunissait de jeunes comédiens anglophones et francophones pour la pratique de sa profession[58], dont Gratien Gélinas[74].

Le , Lady Allan donne un bal en l’honneur de Lord et Lady Harlington et leurs invités, Sir Frederich Orr-Levis (président de la compagnie Canadian Vickers Ltd.) et Mlle Orr-Lewis[75].

Le , Ravenscrag est l’hôte d’une réception à la suite du mariage de Marguerite Evelyn, fille de Mme E.A. Bearmore de Montréal, au Dr. E. Thorburn Cleveland, fils du Dr et Mme E. T. Cleveland, à l’église St Jax Montréal[76].

Le , Lady Allan reçoit à Ravenscrag le bal des débutantes en l’honneur de Mlle Barbara Cowans et Mlle Rosanna Todd[77].

Le , Ravenscrag devient la résidence officielle temporaire du gouverneur général, de son épouse la comtesse de Bessborough, ainsi que de leur suite pour le reste de la saison estivale[78].

Le , Lady Bessborough[note 8] donne naissance à son 4e enfant, un garçon, à l’hôpital Royal Victoria alors que le gouverneur général (9e comte de Bessborough) et sa suite logent à Ravenscrag. D’ailleurs, c’est à Ravenscrag que Lord Besborough reçoit les compliments du roi George V et du premier ministre canadien Richard Bedford Bennett pour la naissance de son fils. Une ouverture est percée dans le mur à l’est de la résidence afin de permettre à Lord Bessborough d’accéder à l’hôpital Royal Victoria sans avoir à passer par l’avenue des Pins. Sans que ce soit confirmé, le roi et la reine de Siam ont possiblement séjournés à Ravenscrag lors de leur visite au Canada durant cette période[79]. Le , le gouverneur général annonce depuis Ravenscrag que son nouvel enfant sera baptisé « George St. Lawrence Neuflize » à l’église St. Bartholomew d’Ottawa le [80],[81].

Au fil des années, la maison ne correspond plus aux besoins du vieux couple et du monde moderne et appartient davantage à l’époque victorienne[56]. De plus, la Deuxième Guerre mondiale arrive aux portes de Ravenscrag et Hugh Montagu doit affronter une éventuelle taxe foncière de cinquante mille dollars (50 000 $) par année[82]. Lui et Lady Allan décide de déménager en 1938 dans un appartement de l’édifice Le Château sur la rue Sherbrooke[81],[83],[82]. Lorsque la guerre débute en 1939, le couple offre immédiatement Ravenscrag au gouvernement canadien dans l’intention de servir comme lieu de convalescence pour les victimes de la guerre[81]. Toutefois, comme le gouvernement ne savait pas quoi en faire, le couple décide en 1940 de plutôt l'offrir à l’hôpital Royal Victoria[81].

En , ces derniers mettent en vente aux enchères les biens meubles de la résidence : l’encanteur vend notamment les trophées de chasse sous forme de têtes d’antilopes montées sur applique murale, les candélabres supportés par des cariatides grandeur nature, les longs tapis des corridors et les éléphants sculptés dans l’ivoire et l’ébène[82]. « La scène prenait des allures d’une vente aux enchères dans un film d’une super production. »[84] Statues, peintures, tapis, literie se vendaient à la suite de « vives » surenchères[84]. Plusieurs des pièces du mobilier à vendre avaient des tailles surprenantes : « […] des armoires plus grandes que n’importe quelle pièce standard d’une maison privée citadine, une table de cuisine plus longue que n’importe quelle table que l’on peut trouver dans un restaurant, plus de cinq baignoires qui auraient pu contenir plusieurs personnes à la fois […], des équipements frigorifiques plus spacieux que la moyenne de ceux que l’on retrouve dans n’importe quel magasin, […] »[84]. Même le système de téléphone interne de la résidence, reliant ensemble notamment la salle des majordomes, les écuries, le vestiaire, les chambres, la salle à couture, la serre, la maison du gardien et le terrain de tennis, est en vente[84]. Le jour de la vente aux enchères est marqué par une chute de neige et du temps humide et des feuilles mortes jonchent le sol de la serre, marquant ainsi la triste fin de la glorieuse maison des Allan[82]. Le , Hugh Montagu Allan fait don de Ravenscrag à l’hôpital Royal Victoria[85],[86],[56],[82]. Leur fille unique meurt deux ans plus tard, en 1942, laissant le couple sans héritier[58].

Au cours de son existence, le Ravenscrag a accueilli nombre de dignitaires, politiciens et célébrités. Les Allan y ont reçu également le roi du Siam, le comte de Minto, le duc de Devonshire, le baron Byng, Lord Willingdon, Lord Bessborough, le duc de Windsor ainsi que Lord Halifax alors qu'il était ministre britannique de la Défense et de la Guerre[87],[88].

1940 à nos jours : Institut Allan Memorial

Le , l’hôpital Royal Victoria reçoit la maison Ravenscrag et le reste du domaine en don de la part de Hugh Montagu Allan[85],[86],[56],[82]. Pendant près de trois ans, l’hôpital est indécis quant à la destination éventuelle à accorder à l’ancienne maison bourgeoise[56]. L’hôpital a même considéré de remplacer la résidence par un nouvel édifice[81]. Ce n’est qu’en 1943 que l’hôpital prend la décision de la transformer en un département consacré à la psychiatrie, le premier du genre au Canada[56]. Dès lors, d’importantes modifications ont lieu à l’intérieur de la maison afin de mieux servir la nouvelle destination du nouveau département créé. Entre 1943 et 1944, l’hôpital Royal Victoria commande dans ce but aux architectes Harold Lawson et H. B. Little de refaire presque entièrement l’intérieur de la résidence et de l’écurie, seuls un mur de l’ancienne bibliothèque ainsi que le vestibule de la maison sont restés visibles et intacts[89],[90],[91]. En 1945, tous les balcons et terrasses sont détruits et la véranda adjacente à la salle à manger est fermée par des murs. De plus, on supprime cette même année la serre[56],[10].

Dans les années 1940, l’ancienne maison bourgeoise est renommée l’Institut « Allan Memorial » en l’honneur de la famille Allan[81],[53]. L'institut ouvre ses portes le [87]. Il possède alors une cinquantaine de chambres, quatre laboratoires et bureaux pour l'administration et le personnel[88]. Le premier directeur de l'institut est le Dr Donald Ewen Cameron, jusqu'alors professeur de psychiatrie à l'université McGill[88].

L’annexe arrière en forme de « T » (construite en 1953), Institut Allan Memorial

Vers 1951, l’institut se limite toujours à la vieille résidence et à son ancienne écurie qui deviennent rapidement surpeuplées. Plusieurs membres de l’institut ont de petits bureaux principalement installés dans le sous-sol de la maison, qui accueille à cette époque d’ailleurs tout le département de psychologie. Entre 1952 et 1953, l’institut commande aux architectes E. I. Barrot, L. E. Marshall, R. A. Montgomery et J. C. Merrett la construction d’une annexe en forme de « T » pour prolonger la résidence à l’arrière[10],[92]. La construction d'une nouvelle aile en pierre calcaire de Queenston augmente la capacité de l'institut à 250 lits. On inaugure cette nouvelle aile le [88].

Cet agrandissement provient également des ambitions qu’entretient l’institut à ce moment, c’est-à-dire de devenir un hôpital général modèle en psychiatrie pour le programme d’enseignement de l’université McGill et de faire du programme de formation postuniversitaire en psychiatrie de l’université le plus important au monde[93].

D’autres modifications intérieures de l’ancienne résidence ont lieu au sous-sol lors de la construction de l’annexe arrière entre 1952 et 1953. Dans la partie ouest du sous-sol, plusieurs nouvelles pièces voient le jour incluant des bureaux, un atelier d’électroniques (anglais : electronics shop), un atelier de machine (machine shop) et une pièce pour le second laboratoire de psychophysiologie. Dans la partie est du sous-sol, l’ancienne buanderie, une vaste salle recouverte de carrelage, est divisée en trois bureaux pour accueillir le personnel de la psychologie clinique[94]. Vers la fin des années 1950, un des bureaux du sous-sol est converti en un laboratoire d’expérimentation animale. Les services d’une entreprise spécialisée dans la métallerie sont retenus pour la confection des cages d’animaux et du système de conduit d’aération connectant le sous-sol à l’extérieur par le toit. Le laboratoire est également équipé pour pratiquer des chirurgies, l’histologie et pour l’entreposage de données[94].

Pavillon Irving Ludmer (construit en 1963)
Pavillon Irving Ludmer (construit en 1963)

Vers 1960, l’idée de construire une nouvelle annexe dédiée à la formation et à la recherche pour le département de psychiatrie de l’université McGill apparaît. Malgré la construction de l’annexe arrière quelques années auparavant et les modifications apportées à l’ancienne résidence, les membres de l’institut se trouvent en présence d’importants problèmes : notamment, de nombreux tuyaux fixés aux plafonds transportant l’eau chaude augmentaient tellement la température des pièces que le personnel combat la chaleur avec des climatiseurs qui fonctionnent pendant toute l’année. Aussi, le laboratoire d’expérimentation animale se trouve à être plus petit que les besoins de l’institution. Le Dr Cameron réussit à convaincre le principal Frank Cyril James de l’université McGill du bien-fondé de l'idée d’un nouveau pavillon. Des plans d’une nouvelle annexe sont alors conçus et présentés au comité de la gestion immobilière de l’université McGill (McGill Building Programme Committee). Ces plans sont sujets à des changements de dernière minute avant leur présentation au comité : un étage entier est supprimé, le budget éventuellement accordé ne pouvant pas couvrir sa construction. L’édifice coûte près d’un million six cent mille dollars (1 600 000$), ces fonds provenant majoritairement du gouvernement du Québec, mais aussi d’un important don d’Irving Ludmer, « grand bienfaiteur de son temps et de son pays et dont son généreux don a été l’élément décisif pour que l’université accorde une grande priorité à l’édification de ce bâtiment »[95].

Le , le nouveau pavillon baptisé « Irving Ludmer » de l’université McGill et de l’institut Allan Memorial est officiellement inauguré par le gouverneur général Georges Vanier et son épouse Pauline Archer en présence notamment du principal et vice-chancelier Rocke Robertson de l’université McGill. Des démonstrations d’expériences en laboratoire sont prévues au programme[96]. Le gouverneur général Georges Vanier dévoile la plaque commémorative de son ouverture avec pour inscription : « Ce pavillon, dédié à l’étude du comportement humain et aux maladies qui lui son associés ainsi qu’à l’enseignement de ceux et celles qui doivent se dévouer à la conquête des troubles mentaux, fut ouvert le par le major-général et très honorable Georges P. Vanier, D.S.O., M.C., D.C., gouverneur général du Canada »[97],[note 9]. L’édifice est ensuite ouvert à la visite au public sur les 4 étages et demi. Son ouverture coïncide avec les vingt ans d’existence de l’institut de recherche en psychiatrie Allan Memorial[95]. La soirée officielle est précédée d’une conférence le [note 10]. Un banquet est prévu en soirée à la salle Redpath (en)[98].

La recherche étant l’occupation principale du nouveau complexe, le nom du pavillon est nommé « pavillon de recherche et de formation en psychiatrie Irving Ludmer » plutôt que « pavillon de formation et de recherche ». Les salles de conférence ou de travaux pratiques au rez-de-chaussée ainsi que la salle de visionnement au quatrième étage jouent un rôle de premier plan dans l’enseignement par ses membres. Les bureaux du département de psychiatrie occupent quant à eux un coin du premier étage[97].

Annexe ajoutée en 1986

En 1986, l'institut fait construire une nouvelle annexe « afin d’offrir une gamme plus complète de soins psychiatriques » tout en permettant d'augmenter la capacité de l'institut de vingt lits[25].

Après plus de cent ans d’existence, d’usure et d’exposition aux intempéries, la vieille résidence et le domaine commencèrent à dévoiler son âge. La peinture de la corniche est écaillée à plusieurs endroits[99], les rosettes du plafond à caissons du vestibule se sont détachées et ont chuté et les éléments décoratifs de la monumentale porte d’entrée à double battant, tels les lions ou les chérubins sculptés, sont tombés ou se sont brisés[3],[100]. Dans les années 1980, le Fonds pour le développement de l'institut Allan Memorial organise une campagne de financement qui permet de financer la restauration d’une partie de l’ancienne écurie entre 1980 et 1990, de la monumentale porte d’entrée en 1991 et du vestibule et du hall d’entrée de la résidence qui débute entre 1992 et 1993. En 1993, une autre campagne de financement a lieu pour souligner notamment le cinquantième anniversaire de la fondation de l’institut. Une soirée gala est prévue à la Place des Arts le rassemblant quatre des plus grands guitaristes du moment : Joe Pass (jazz), Leo Kottke (guitare folk), Pepe Romero (guitare classique) et Paco Peña (guitare flamenca). Un billet coûte alors cent vingt-cinq dollars (125 $) par personne et inclut une place VIP au gala et un accès à la réception avec champagne qui suit[26].

De nos jours, les particuliers peuvent visiter brièvement une partie de l’ancienne maison. Des affiches contenant des photographies et des notes historiques présentes dans le couloir de l’annexe en forme de « T » prolongeant le hall d’entrée sont mises à la disposition des visiteurs. Toutefois, les visites de groupe ne sont pas recommandées afin de ne pas déranger les patients[5].

Maison

La grille monumentale d’accès à Ravenscrag (1913)

La maison Ravenscrag fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend aussi l'écurie, la maison du gardien et le belvédère[101]. Ce domaine est d’une superficie d’environ 139 930 m2[10]. L’architecte C. Levitt de New York termina de clôturer le domaine en 1907[10].

La maison est située sur un vaste terrain en pente et sa construction n’a pas été « spécialement adaptée au relief de l’emplacement et aurait tout aussi bien pu se situer sur un terrain plat ou au sommet d’une falaise »[48], le style architectural étant de plus grande importance à l’époque victorienne que l’intégration du bâtiment au site[102]. D’ailleurs, suivant les principes de l’architecture victorienne, la conception architecturale du bâtiment n’a pas été imaginée pour combiner la maison à son environnement, la nature ayant plutôt sa place dans la serre. Sinon, cette combinaison n’aurait été considérée que pour accentuer l’image pittoresque de la résidence, image tant recherchée à cette époque[103],[102].

Cette résidence, placée sur une pente du mont Royal, domine le réservoir McTavish et offre une vue privilégiée de la ville, du fleuve Saint-Laurent et même des montagnes du Vermont[104]. La maison est environ 25,6 m (84 pieds) de large et a près de 18,3 m (60 pieds) de profondeur, excluant le quartier des domestiques[15].

L'ancien domaine de Hugh Allan fait l’objet de quelques mesures de protection. Le , la Ville de Montréal a déclaré par règlement[105] que le domaine Hugh-Allan est une partie intégrante du « site patrimonial du Mont-Royal »[note 11],[106],[2]. Le , la Ville a déclaré par règlement[107] que le domaine intègre aussi le « secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Hôpital Royal Victoria »[106]. Finalement, le , le gouvernement du Québec a déclaré par décret[108] que ce domaine est également un élément protégé du « site patrimonial du Mont-Royal »[note 12],[106],[109],[110],[111].

Extérieur

L’ancienne entrée des calèches depuis l’avenue des Pins Ouest (2012)

La maison est construite comme une villa ou une maison de campagne anglaise[note 2],[7] de style néorenaissance à l’italienne[38],[39] en suivant les principes de l'architecture victorienne[37].

L’architecture extérieure de Ravenscrag répond aux exigences de l’image pittoresque tant recherchée à l’époque victorienne en exploitant l’asymétrie des façades et la surabondance des détails. Le choix du style néorenaissance à l’italienne est ainsi non sans raison : les multiples éléments architecturaux et décoratifs utilisés de la renaissance italienne, tels le campanile, la corniche à consoles, les chérubins ou les fenêtres de style palladien, permet d’atteindre de cette façon ce côté pittoresque si prisé[39],[38].

La résidence est en premier lieu caractérisée par cette tour ou ce campanile d’environ 23 mètres de haut (75 pieds) et d’une superficie de 1,86 m2 (20 pieds carrés) qui semble diviser la maison en deux[15]. Tous les balcons d’origine qui figuraient sur la tour ont disparu et certaines des portes-fenêtres y donnant accès ont été murées en partie[89]. Autrefois, le mât à drapeau en fer qui était dressé sur le toit de la tour contrastait avec les façades en pierre bossagée[2] de calcaire gris[38] soulignées aux angles et autour des fenêtres par des pierres de taille[48]. L’utilisation de ce style de façade pour une résidence privée était une première à l’époque, ce style étant plutôt réservé à la construction d’édifices religieux[48]. De plus, ces murs furent conçus d’une « grande épaisseur » afin de combattre le dur climat hivernal de la région[38].

À la base de la tour se trouve le vestibule qui a été connecté dans les années 1890 à l’ancien portique, créant l’illusion que la tour a reculé de plusieurs mètres[10],[41]. Cet ancien portique, maintenant fermé aux intempéries, présente sur sa façade sud quatre marches menant à une porte à double battant. Cette porte est décorée notamment de caissons ornés d’une rosette en leurs centres puis entourée d’une moulure d’oves, de dards et de feuilles aux coins. Cette dernière est ensuite entourée d’une moulure de feuilles et de fruits ayant pour chaque croisée une décoration différente de feuilles et de fruits, de chérubins ou de têtes de lions[112].

La porte est ensuite prolongée par une fenêtre qui prend la forme de l’arc situé au-dessus. Cet arc qui présente une clé de voute constituée d'un mascaron représentant une figure féminine, est entouré par une moulure dite à « chapelet » puis d’une moulure d’oves et dards[113]. De chaque côté de cette clé de voûte, se trouvent les lettres entrelacées des prénoms et noms de l’ancien propriétaire Hugh Montagu Allan, à droite, et de son épouse Margerite Ethel Allan (née MacKenzie), à gauche.

De chaque côté de la porte, un socle supporte une paire de colonnes. Les chapiteaux d’ordre dorique romain des colonnes sont couronnés d’un abaque carré supporté par une échine ornée de feuilles. Leurs gorgerins sont agrémentés de fleurs. Ces colonnes supportent un fronton présentant en son centre ce qui semble être une tête de chien au-dessus duquel se trouve la devise en latin de la famille Allan « Spero », c’est-à-dire « espoir »[114],[53]. Pour certains, cette devise démontrerait l’attention portée par la famille Allan à la misère humaine et leur bonne volonté d’améliorer les conditions de vie des miséreux[114]. Pour d’autres, cette devise signifierait davantage pour Hugh Allan la valeur de la « détermination »[53].

La façade sud de la salle de bal est toujours couronnée du blason de Sir Hugh Allan, ce dernier étant surnommé le « chevalier de Ravenscrag »[115]. De plus, le toit mansardé de la salle de bal était autrefois recouvert d’une crête en fonte qui a disparu. L’ancien accès à la serre depuis la salle de bal a été aussi muré, à l’exception d’une ouverture pour permettre le passage au pavillon de recherche et de formation en psychiatrie Irving Ludmer.

Quant au toit, il est dit « à deux versants droits » ou « papillon » et est recouvert de tôles à baguettes[2].

Intérieur

L’intérieur de la résidence, constitué à l’origine de 72 pièces[5],[note 13], occupait autrefois une superficie d’environ 4 968 m2[10], « une superficie considérable pour l’époque »[104]. À sa construction, la maison était pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps, notamment en termes de plomberie et de chauffage[46]. La maison est également conçue de manière à remplir une de ses fonctions principales, soit d’accueillir de grandes réceptions mondaines et de recevoir des invités de marque[47]. Des salles de réception sont donc construites à cet effet, notamment la salle de bal. La superficie accordée aux salles de réception était de 256 m2, soit 14 m (46 pieds) de large et environ 18,3 m (60 pieds) de profondeur[15].

L’intérieur de la maison reflétait les goûts en vogue en Amérique du Nord à cette époque, soit l’utilisation de plusieurs styles empruntés au passé afin de démontrer sa richesse et son pouvoir. La maison empruntait notamment le style géorgien, le style Second Empire français et le style néorenaissance italienne. Toutefois, ces styles suivaient l’esprit éclectique et les principes du style victorien[47]. La décoration intérieure faisait appel à des couleurs vives et à des éléments décoratifs rehaussés de dorure. Il y avait également des fresques peintes à la main qui illustraient des scènes mythologiques ou des scènes de la vie quotidienne[116].

La pièce préférée de Hugh Allan était la bibliothèque où il passait des heures pour travailler, se relaxer ou encore pour passer du temps avec ses enfants[47]. Cette pièce est principalement caractérisée par les boiseries d’acajou où les livres étaient entreposés et qui prenaient place d’un mur à l’autre autour de la cheminée. Ces boiseries, exécutées en 1861 par George Roberts[83], présentent notamment des monstres marins et des sirènes. Ce sont les seuls éléments décoratifs restant dans l’ancienne maison[71].

Après la mort de Hugh Allan, l’intérieur n’aurait pas subi d’altérations majeures. Les photos prises du vivant de son fils, Hugh Montagu Allan, sont les seuls témoins de ce à quoi pouvaient ressembler les pièces à son époque et à l’origine[117]. Après la conversion de la résidence en hôpital en 1943, on a longtemps cru que tout l’intérieur avait presque été complètement détruit, à l’exception d’une partie de la bibliothèque, du vestibule et du dernier étage du campanile[89],[90],[112]. Les plans exécutés par la firme d'architectes Lawson and Little pour la conversion de la maison en hôpital, transmis par la suite à la firme Betts, Beaudoin, Cash and Nobbsm, sont jetés par cette dernière en 1970[89],[90], ne laissant ainsi aucune trace des travaux entrepris. Toutefois, l’institut Allan Memorial a découvert que plusieurs des murs et plafonds d’origine furent plutôt cachés derrière les faux murs et plafonds installés lors de la conversion, notamment le plafond de la salle de bal qui est toujours intact en 2013, caché derrière un faux plafond[note 14],[118],[74]. De plus, plusieurs des éléments d'architecture de l'intérieur font désormais partie de la collection Jean-Marie Gauvreau, tels que les portes du grand salon, les encadrements et les dessus-de-portes en bois sculpté, ou encore, le garde-corps en métal forgé de la tribune des musiciens[119].

Quant aux biens meubles d’origine qui garnissaient jadis la maison, il n’existe aucun répertoire permettant d’en faire une liste ou pour en connaître leurs acheteurs. La société de vente aux enchères a en effet perdu tous les registres de la vente aux enchères réalisée en 1940 lors d’un feu qui a ravagé l’édifice de cette société[note 14].

Sous-sol

Le sous-sol de la résidence avait à l’origine deux accès possibles : l’un depuis le passage provenant du quartier des domestiques à l’est, l’autre connectant avec l’extérieur depuis l’atelier à l’ouest. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le sous-sol comptait[120] : une cave à vin, cinq entrepôts divers (Store rooms), quatre entrepôts à charbon (Coal rooms), un atelier (Work shop), trois chambres à coucher pour domestiques et un couloir reliant les pièces et menant au quartier des domestiques.

Rez-de-chaussée

L’étage noble, ou rez-de-chaussée de la résidence, avait à l’origine quatre accès possibles : l’un depuis l’entrée principale, l’un depuis la serre, l’un depuis l’arrière et l’un depuis le passage menant au quartier des domestiques. Le rez-de-chaussée comptait vers 1890[120] : un vestibule, un hall d’entrée, un vestiaire (Cloakroom), un couloir, un petit salon ou vivoir faisant partie du hall d’entrée, attenant à la salle du petit déjeuner[note 15], un office (pantry), une salle du petit déjeuner (Breakfast room), une salle à manger de style géorgien, un petit salon de réception (Reception room), un grand salon (Drawing room) de style néorenaissance italienne, une bibliothèque et une salle de billard combinées (Billard room & library), deux antichambres attenantes à la salle de bal[note 16], une salle de bal de style Second Empire français avec une tribune des musiciens et une serre de trente mètres de long[45] contenant un vignoble[101], une culture de la pêche[101], une fontaine[120], une grotte artificielle (Grotto)[120] et une pièce de rempotage (PottingHouse)[120].

Premier étage

Dans les années 1890, le premier étage comptait[120] deux chambres à coucher des maîtres incluant chacune un cabinet de toilette (Dressing room)[90], un boudoir (Sitting room), deux salles de bain, deux autres chambres à coucher, un couloir menant à la cage d’escalier et au quartier des domestiques et une possible salle à manger pour enfant[90].

Second étage

On trouvait au second étage, vers 1890[120], huit chambres à coucher pour les enfants dont un avec placard, un entrepôt divers (Store room), une lingerie (linen room) et une salle de bain avec réservoir d’eau chaude[90].

Attique

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, il existait et existe toujours dans la tour à l’attique un observatoire[120]. Cette pièce est entourée de fenêtres posées au faîte du toit et permettait notamment à Hugh Allan d’apercevoir ses bateaux qui entraient dans le port de Montréal.

Dépendances

Quartier des domestiques

Façade arrière construite en 1889 du quartier des domestiques (2014)
L’aile à l’est dédiée aux domestiques (2012)

Le quartier des domestiques occupait autrefois toute l’aile est de la résidence. Une entrée située sur le mur est de la maison était réservée aux domestiques et différait de l’entrée principale. D’ailleurs, des escaliers intérieurs étaient prévus pour éviter que les domestiques aient à passer par les escaliers de la maison[47]. Cette aile est 14 m (46 pieds) de large et a près de 6,1 m (20 pieds) de profondeur[15]. Il ne faut pas oublier que le sous-sol de la résidence complétait l’aile est. Hugh Allan disait parfois qu’il entretenait un hôtel pour domestique[47]. La résidence employait autrefois près de 19 domestiques[note 14].

Extérieur

Le quartier des domestiques est littéralement fusionné avec la maison, du moins, de son aspect extérieur. L’aile est reprend en tout point le style architectural du bâtiment. Toutefois, plusieurs des éléments architecturaux d’origine ont disparu, notamment les balcons et la véranda.

Intérieur

Le sous-sol du quartier des domestiques avait à l’origine deux accès possibles : l’un depuis le passage provenant du sous-sol de la résidence, l’autre depuis l’escalier accédant à l’étage noble. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le sous-sol comptait ces pièces[120] : deux caves à vin, un entrepôt à charbon, une pièce pour les toilettes, une buanderie (Laundry room), un séchoir ou armoire sèche-linge (Drying Closet), une glacière ou chambre froide (Ice House), un cellier (Root House), un entrepôt divers (Ashes room), un hall d’entrée pour domestiques et un couloir.

Le rez-de-chaussée du quartier des domestiques avait à l’origine trois accès possibles : l’un depuis le passage provenant du sous-sol de la résidence, l'un depuis l’entrée des domestiques sur la façade est et l’autre depuis la façade nord. Vers 1890, le rez-de-chaussée comptait ces pièces[120] : un hall d’entrée, un couloir, une cuisine, un office (Pantry), un garde-manger (Summer larder), une pâtisserie (Pastry room), une arrière-cuisine (Scullery), une glacière (Refrigerator), une laiterie (Dairy), une salle des gens (Servant’s Hall), une salle des majordomes (Butlers room) et une salle des gouvernantes (Housekeepers room).

Le premier étage du quartier des domestiques comptait vers 1890 ces pièces[120] : huit chambres à coucher, deux placards, un cabinet de toilette (Dressing room), une pièce pour les toilettes, deux salles de bain et un couloir.

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, le second étage du quartier des domestiques ne comptait sous Hugh Allan que la cage d’escalier de service pour accéder au second étage de la maison, afin d’éviter d’y accéder par l’escalier principal de la résidence[120]. En 1898, Hugh Montagu Allan fait ajouter notamment quelques chambres pour les domestiques[54],[12].

Écurie

L’écurie visible en 2013 est celle qui a suivi les modifications initiées par Hugh Montagu Allan en 1898. À l’origine, il n’y avait pas que deux portes principales, mais deux disposées de chaque côté de l’écurie et quatre à l’arrière. Les modifications apportées à l’écurie démontrent la passion qu’avait Hugh Montagu Allan pour les chevaux. L’entrée principale est remarquable : les chevaux et les calèches traversaient autrefois cette porte à double battant qui épouse un arc à clé de voûte qui reprend la forme d’une tête de cheval. De chaque côté de cette clé de voûte se trouvent les deux années de construction de l’écurie, soit 1861 pour la construction initiale sous Hugh Allan et 1898 pour les modifications apportées sous Hugh Montagu Allan. Une paire de colonnes à chapiteaux d’ordre ionique supporte un fronton percé d’une fenêtre ovale au-dessus duquel se trouve une horloge qui n'est plus fonctionnelle. L’écurie est ensuite couronnée d’une coupole de style néoclassique.

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, l’écurie à l’origine construit sous Hugh Allan comptait au rez-de-chaussée ces pièces[121] : l’écurie (Stalls) où chaque cheval avait son nom gravé sur une plaque installée dans sa stalle désignée[note 14], la salle de harnachement (Harness room) et une mangeoire à chevaux. Dans le comble ou à l’étage, on retrouvait ces pièces : un vaste grenier où se trouvait un conduit de lumière à travers le plancher pour diffuser la lumière dans l’écurie (Loft), une chambre à coucher pour le cocher ou le chauffeur, un petit salon (Parlor), une salle de bain et une petite grange à vache (Cow Stable).

Maison du gardien

La maison du gardien de Ravenscrag est unique à Montréal, les portiers étant plutôt rares à l’intérieur du Mille carré doré[122]. Elle est située à proximité de la grille monumentale donnant sur l’avenue des Pins Ouest. Cet édifice emprunte le même style architectural de la maison principale de même que tous ces principaux éléments architecturaux telles la corniche à consoles et les pierres bossagées soulignées par des pierres de taille aux coins et autour des fenêtres. Il est toutefois beaucoup moins ornementé que la résidence maîtresse. La petite maison n’en est cependant pas moins soignée : étant à proximité de la grille, elle « doit faire honneur au propriétaire du terrain »[122].

Belvédère

Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, il existait autrefois un belvédère situé sur le toit de la tour[120]. Il était accessible depuis un escalier en métal situé en contrebas sur le toit de la résidence, lui-même accessible depuis l'observatoire situé à l'attique dans la tour[120]. Ce belvédère permettait notamment à Hugh Allan d’apercevoir ses bateaux qui entraient dans le port de Montréal. Il est supprimé en 1945 lors de la conversion de la résidence en institut psychiatrique[56],[10].

Parc ou jardin

Le grand parc ou jardin de Ravenscrag, clôturé en entier par des murs en pierre des champs ou par des grilles, était destiné à l’époque à mettre en valeur la résidence. Le jardin était aménagé à l’anglaise où de petites allées sinueuses s’ouvraient sur des points de vue « pittoresque ». Le parc était autrefois planté essentiellement de grands arbres feuillus qui cachaient le promeneur du Soleil[122]. Un tapis de fleurs en forme de demi-lune agrémentait la promenade à l’arrière et des pots de fleurs posés sur des socles étaient disposés symétriquement à l’avant[note 17]. Il existait également autrefois une pergola de forme octogonale située à l’ouest de la serre, selon une photographie d’époque. Le parc était l’endroit où se tenaient autrefois de nombreux divertissements et rassemblement durant l’été[122].

Au début du XXIe siècle, un stationnement et une piscine extérieure occupent l’ancien parc à l’arrière de la résidence. La clôture en pierre s’est aussi effondrée à plusieurs endroits et toute une portion du mur à l’est n’existe plus[note 17].

Notes et références

Notes

  1. Voir la liste des étapes de construction.
  2. Traduction libre de l’anglais : (en) « Country House ».
  3. Traduction libre de l’anglais : (en) Gersovitz 1975, p. 2 et 3.
  4. Traduction libre de l’anglais : « … and it is my desire that my executors shall convey to my son, Hugh Montagu Allan, the house and ground of Ravenscrag and all the furniture. »
  5. Traduction libre de l’anglais : (en) « « Social Event of the Season ».
  6. Comme le témoigne une pierre de la maison où il est gravé « 1889 ».
  7. Cette modification est entreprise après 1893, puisque la façade sud du nouveau vestibule contient les lettres entrelacées « E », « M » et « A » pour Margerite Ethel Allan, épouse depuis 1893 de Hugh Montagu Allan.
  8. Née Roberte de Neuflize, fille du Baron de Neuflize de Paris
  9. Traduction libre de l’anglais : « This building, dedicated to the study of human behavior and its disorders and to the teaching of those who shall devote themselves to the conquest of mental illness, was opened on november 13th, 1963 by Major-General the Right Honourable Georges P. Vaniers, D.S.O., M.C., D.C., Governor-General of Canada ».
  10. Cette conférence porte sur ces sujets et auteurs : « Gates of Excellence » par Kenneth E. Appel, « Certain Aspects of the Relation of Biochemistry to Psychiatry » par Seymour S. Kety →en, « Psychiatry’s Responsabilities : University and Community » par James S. Tyhurst, « Neurology and Psychiatry : Two Solitudes ? » par Herbert Jasper et « Personality Theories and Recent Evidence » par J. McV, Hunt.
  11. Anciennement un site du patrimoine (de 1987-12-18 jusqu'au 2012-10-19) (juridiction municipale).
  12. Anciennement un arrondissement historique et naturel (de 2005-03-09 jusqu'au 2012-10-19) (juridiction provinciale).
  13. Ce nombre inclut les pièces du quartier des domestiques. Autrement, la résidence principale, excluant le quartier des domestiques, compte 34 pièces : Ville de Montréal, « Pavillons P (Institut Allan Memorial), Pavillon G (Maison du gardien), Pavillon V (Ressources humaines) − Hôpital Royal Victoria », Site officiel du Mont-Royal (consulté le 15 mai 2014).
  14. Voir les affiches à descriptions historiques dans le couloir principal suivant le hall d’entrée de l’institut Allan Memorial.
  15. Selon les plans exécutés par les architectes Andrew Thomas Taylor et George William Gordon dans les années 1890, il s’agirait plutôt d’une chambre à coucher.
  16. Il est possible qu’une de ces pièces soit plutôt un salon de musique : Gersovitz 1975, p. Fig. 1 (Note).
  17. D’après des photos d’époque disponibles sur Wikimedia Commons.

Références

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  29. Service des permis et inspections de la Ville de Montréal, Permis no 3000009678-05, 2005-11-23.
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Sources

Ouvrages

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  • Raymonde Gauthier, L’Architecture de Montréal : Maison Hugh-Allan, dite Ravenscrag, Montréal, Libre Expression : Ordre des architectes du Québec, , 181 p. (ISBN 2891114264), p. 84
  • Diane Péchoin (dir.), Le petit Larousse illustré, Paris, Édition Larousse,
  • François Rémillard, Demeures bourgeoises de Montréal : le Mille carré, 1850-1930 : Maison Hugh-Allan, Montréal, Édition du Méridien, , 242 p. (ISBN 2920417088), p. 57
  • François Rémillard, Belles demeures historiques de l'île de Montréal : Ravenscrag, Montréal, Les Éditions de l'Homme, , 341 p. (ISBN 9782761944281), p. 195
  • Guy Pinard, Montréal, son histoire, son architecture : Ravenscrag, t. 2, Montréal, Éditions La presse, , 379 p. (ISBN 2-89043-255-6)
  • Robert Lemire, Inventaire des bâtiments du Vieux-Montréal et des quartiers Saint-Georges et Saint-André : construits entre 1919 et 1959, Montréal, Parcs Canada,
  • Phyllis Lambert (dir.), Pierre du Prey et Ellen James, « Huit villas sur le Mont-Royal », dans Les villas de Pine et les éléments classiques dans l'architecture à Montréal, Montréal, Centre Canadien d'Architecture,
  • Rôles d’évaluation du quartier Saint-Antoine, 1860 et 1870, Montréal, Archives municipales de la Ville de Montréal
  • (en) Building on a Proud Past : 50 Years of Psychiatry at McGill, Montréal, Dept. of psychiatry, McGill University, , 296 p. (ISBN 2-9800963-4-2)
  • (en) Julia Gersovitz, Ravenscrag, Montréal, McGill University, School of Architecture,
  • (en) Robert Bianchini, Ravenscrag, Montréal, McGill University, School of Architecture,
  • (en) Mark Girouard, The Victorian Country House, Oxford, Carlenton Press, , 78 p.
  • (en) Dictionary of Canadian Biography (1881-1890) : Volume XI, Toronto, University of Toronto Press, , 967 p.

Articles de périodique

Liste des articles de périodiques par ordre chronologique :

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  • (en) « Ravenscrag », Canadian Illustrated News, vol. 6, no 22, , p. 339
  • (en) « Ravenscrag », Canadian Illustrated News, vol. 6, no 23, , p. 355
  • « Ravenscrag », L’Opinion Publique, vol. 3, no 50, , p. 592, 594
  • (en) « Death of Lady Allan : She Dies at Ravenscraig on Saturday Morning », The Globe, The Globe and Mail, , p. 8
  • (en) « Quebec : Montreal, Quebec, Sherbrooke : Lady Allan’s Funerals », The Globe, The Globe and Mail, , p. 1
  • (en) « Montreal Intelligence : Marriage of Montague Allan and Miss Mackenzie. A Brilliant Social Function. A New Monastic Order. », The Globe, The Globe and Mail, , p. 2
  • (en) « Brantford, Bradley, Garrestson & Co. », The Canadian Album. Men of Canada, , p. 147
  • (en) « Other 3 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 8
  • (en) « Other 5 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 5
  • (en) « Other 8 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 8
  • (en) « Other 5 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 4
  • (en) « Other 9 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 24
  • (en) « Hugh Montague Allan », The Globe, The Globe and Mail, , p. 1
  • (en) « Vice-Regal Visit », The Globe, The Globe and Mail, , p. 17
  • « Ravenscrag », Le Prix courant, vol. 43, no 19,
  • (en) E. R. Parkhurst, « Music and Drama », The Globe, The Globe and Mail, , p. 12
  • (en) « The Royal Patient Maintains Strenght : The Condition of Her Royal Highness is Unchanged. Illness Causes Anxiety: The Bulletins Issued Revcal Nothing Definite. Pain Relieved by Opaites. No Operation Yet Decided Upon », The Globe, The Globe and Mail, , p. 1
  • (en) « Other 2 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 2
  • (en) « Social Events : At Home To-Day », The Globe, The Globe and Mail, , p. 10
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  • (en) « Other 7 (No Title) : Social Events », The Globe, The Globe and Mail, , p. 10
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  • (en) « Both Doing Well », The Globe, The Globe and Mail, , p. 2
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  • (en) Tracy S. Ludington, « Ravenscrag’s Halls Come to Life As Rich Furnishings Go on Block », (?),
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  • Paul Trépanier, « Nouvelles (Le patrimoine funéraire : au-delà du mythe) », Continuité, vol. hiver-printemps, no 49, , p. 5-7 (lire en ligne)
  • (en) Peter Maser, « The other side of Montreal », The Montreal Gazette,
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  • (en) Thomas Schnurmacher, « Celebs to hoof it Sunday in Farha Foundation AIDS walkathon », The Montreal Gazette,
  • (en) Douglas McArthur, « Taking the high road in Montreal : A walking tour of one of Canada’s pre-eminent neighbourhoods reveals that the gilt has faded on many of the homes once occupied by the country’s power brokers. However, the sense, if not the smell, of old money permeates what was once an enclave of the wealthy », The Montreal Gazette,
  • (en) Edgar Andrew Collard, « One-up manship financed a church organ », The Montreal Gazette,
  • (en) Beck Gordon, « Eye on Montreal », The Montreal Gazette,
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Ressources électroniques

Autres sources

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  • Décret de l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, Gouvernement du Québec, .
  • Règlement constituant le site du patrimoine du Mont-Royal, Conseil de la Ville de Montréal, règlement no 7593, .
  • Règlement révisant le plan d'urbanisme de la ville de Montréal, Conseil municipal de la Ville de Montréal, règlement no 04-047, , entré en vigueur le , en ligne (consulté le ).
  • Répertoire photographique des objets de la collection Jean-Marie Gauvreau [entreposée au 1874, rue Notre-Dame Est], Archives de la Fondation MacDonald-Stewart, sans date [années 1980].
  • Service des permis et inspections de la Ville de Montréal :
    • permis no 2916, 1926-07-17 ;
    • permis no 3060, 1943-12-03 ;
    • permis no 3103, 1945-08-30 ;
    • permis no 932, 1964-04-23 ;
    • permis no 100089596-96, 1996-02-02 ;
    • permis no 1001055696-96, 1996-12-11 ;
    • permis no 3000009678-05, 2005-11-23 ;
    • permis no 3000010037-05, 2005-12-09 ;
    • permis no 3000011277-06, 2006-03-09 ;
    • permis no 3000011893-06, 2006-04-03 ;
    • permis no 3000015629-06, 2006-08-04 ;
    • permis no 3000016579-06, 2006-09-08 ;
    • permis no 3000024196-07, 2007-06-19 ; et
    • permis no 3000039071-08, 2008-10-27.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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