Mamers

Mamers (prononcé /ma.mɛʁs/) est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 5 299 habitants[Note 1].

Ne doit pas être confondu avec Mamer.

Mamers

La place Carnot, au centre de la ville.

Blason
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Mamers
Intercommunalité communauté de communes Maine Saosnois
Maire
Mandat
Frédéric Beauchef
2014-2020
Code postal 72600
Code commune 72180
Démographie
Gentilé Mamertin
Population
municipale
5 299 hab. (2017 )
Densité 1 049 hab./km2
Population
aire urbaine
7 056 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 58″ nord, 0° 22′ 10″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 172 m
Superficie 5,05 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
Mamers
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
Mamers
Géolocalisation sur la carte : France
Mamers
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Mamers
Liens
Site web www.mairie-mamers.fr

    Géographie

    Mamers est située dans le Saosnois, à la limite du Perche, à 46 km au nord-est du Mans et à la limite de l'Orne et de la Sarthe (Alençon et Mortagne-au-Perche à 25 km).

    La ville est baignée par la Dive (ou le Dive si on en croit la toponymie, moulin du Dive) qui prend naissance à Marollette au lieu-dit le Haut Dive et se jette 25 km plus loin dans l'Orne saosnoise au niveau de l'ancienne abbaye de Tironneau sur la commune de Saint-Aignan. Sur les 2,5 km dans la ville elle irrigue les deux plans d'eau du parc de loisir. Elle a joué un rôle important pour la meunerie et la tannerie comme à l'ancien moulin de Barutel près de l'église Notre-Dame[1]. Une crue le fait 17 morts, deux plaques marquent la hauteur de la vague destructrice à la porte et à l'intérieur de l'église Notre-Dame [2].

    Toponymie

    Histoire

    Le protestantisme à Mamers

    Une église protestante avait été établie à Mamers, dès 1561, par Honoré Du Colombier. Ses efforts furent tels qu’un vaste temple fut construit la même année. Le , Boisjourdan et Préaux, sicaires de Charles d'Angennes, évêque du Mans, s’y transportèrent à la tête d’une centaine de soldats. Ils se saisirent de quatre protestants logés dans l’hôtellerie d’Étienne Valette, déjà exécuté au Mans, et les tuèrent à coups d’épée ou d’arquebuse. Les noms de trois de ces victimes est connu : il s’agit de Guy Goveuret, diacre de l’église de Bellême, de Bodier, de Saint-Germain et d’Yves Husson de Bellême. Le soir, Macé Loiseau, vieillard de 60 ans, qui avait beaucoup contribué à propager à Mamers la réforme protestante, fut découvert dans une cachette, dont il fut tiré et égorgé. Presque tous les protestants de cette ville ayant eu le temps de fuir, les égorgeurs durent se contenter de piller leurs maisons, avant de retourner au Mans, emmenant avec eux Pierre Le Fèvre, surveillant de l’église, qui fut livré aux juges de l’évêque et décapité. Mécontents de leur première expédition qui ne leur avait livré que six victimes, les égorgeurs retournèrent à Mamers le premier vendredi du carême, et tuèrent encore quatre huguenots, le bonnetier Savary et Denis Gilbert, qui n’opposèrent aucune résistance, Félix Mollet, qui fut arquebusé parce qu’il avait cuit le pain de la Cène, et Nicolas Hamart, qui se défendit vaillamment, avant de succomber sous le nombre. L’évêque d’Angennes fut récompensé de son zèle par le pape Pie V en 1570 par un cardinalat[3]. Durant les guerres de religion, les catholiques détruisirent le temple de Mamers, tuèrent ou dispersèrent les protestants.

    Le protestantisme, qui semblait complètement disparu du pays revint à Mamers avec la proclamation de la Deuxième République en 1848. Un colporteur, du nom de Prunier, entreprit de prêcher le pays. Devant le succès de son entreprise, la Société évangélique de Genève envoya de nouveaux ministres de l’Église réformée à Mamers. Ceux-ci se rendirent à l’hôtellerie de la Tête Noire, où, trois siècles plus tôt, certains témoins de l’Évangile avaient été abattus. L’auberge n’avait pas changé de nom, et les propriétaires, qui étaient protestants, reçurent avec sympathie les évangélistes, et leur montrèrent, dans la cour, le lieu où les chrétiens avait souffert le martyre au XVIe siècle. En 1850, la Société évangélique de Genève envoya à Mamers le pasteur Porchat. La même année, plus de 600 auditeurs seront présents lors de l’inauguration d’une chapelle. En 1853, les autorités le sommèrent de fermer ce temple protestant qu’elles considèrent comme contraire à l’ordre public, mais Porchat reste à Mamers et continue le culte en privé. Ce n’est que quelque temps après sa mort, survenue en 1866, que le culte protestant est définitivement restauré[4],[5].

    Sortie de la messe à l'église Notre-Dame vers 1906.

    Vie militaire

    Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Mamers :

    Politique et administration

    L'entrée de la sous-préfecture et de l'hôtel de ville se fait par le même bâtiment.

    Mamers est une sous-préfecture de la Sarthe, la seconde sous-préfecture étant La Flèche.

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    ? 1941 Ferdinand Chevreul Radical
    indépendant
    Médecin, conseiller général (1919-1940)
    1941 1946 Louis Legros   Négociant-épicier
    1946 1971 Robert Chevalier RPF-UNR Notaire, sénateur (1959-1968)
    mars 1971 mars 1989 Henri Courant   Conseiller régional
    mars 1989 juin 1995 Philippe Chevreul UDF-DL Médecin du sport, conseiller régional
    juin 1995 mars 2014 Michel Corbin PS Dessinateur industriel
    mars 2014[6] En cours Frédéric Beauchef UMP-LR Juriste, président de la communauté de communes
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

    En 2017, la commune comptait 5 299 habitants[Note 2], en diminution de 2,29 % par rapport à 2012 (Sarthe : -0,15 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6 2005 3825 6605 5835 8225 7045 7825 9846 017
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    5 8845 8395 8325 3655 3426 0706 4786 0166 014
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    6 0455 9245 6584 3804 6004 2604 7265 4075 086
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    4 8695 7776 3926 4506 0716 0845 7845 4735 304
    2017 - - - - - - - -
    5 299--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Hôtel d'Espagne, des XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit au titre des monuments historiques en 1988[11].
    • Halle aux grains du XIXe siècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1973[12].
    • Église Saint-Nicolas, des XIIIe, XIVe, XVIe, XVIIe et XIXe siècles, inscrite au titre des monuments historiques en 1989, le portail est classé au même titre en 1992[13].
    • Église Notre-Dame, des XVe et XVIe siècles, classée au titre des monuments historiques en 1911[14].
    • Ancien presbytère de Mamers, rue du 115e-Régiment-d'Infanterie, construit entre 1852 et 1857, sur les plans de l'architecte Paul Lebart et décoré par Achille Oudinot de La Faverie.
    • Théâtre, édifié en 1851, place Carnot.
    • Couvent de la Visitation, construit en 1630 il abrite aujourd’hui la mairie et les services de l'état. Des prisons d'état destinées initialement aux royalistes sont restées en service jusqu'au milieu du XXe siècle[15].
    • Deux plans d'eau (dont l'un est réservé à la pêche), promenade, petite plage de sable, pédalos, parc Jaillé avec arbres remarquables…

    Activité et manifestations

    • Les trois jours de Mamers.
    • Festival Le Son des Cuivres[16] : le festival de cuivres de Mamers.
    • Festival de films européens Mamers en Mars : le festival Mamers en Mars tisse sa toile depuis 1990 et s’est affirmé comme la principale manifestation cinématographique sarthoise, et l’une des plus importantes des Pays de la Loire, en attirant près de 4 000 spectateurs par édition.
    • Festival Coup d'Parquet[17] : le festival de danses et musiques traditionnelles, weekend de la Toussaint; bal folk, fest-noz, musique irlandaise et sessions, ateliers de danse, cinéma, expositions.
    • Concours national des meilleures rillettes[18].
    • Festival annuel de reggae/rap.
    • Comices
    • Football, les Sports athlétiques mamertins.
    • Balade moto pour les Restos du Cœur (2e week-end de septembre en général).

    Jumelages

    La ville de Mamers est jumelée avec :

    Personnalités liées

    Une plaque posée sur la maison où est décédé Joseph Caillaux, le 22 novembre 1944.
    Jean-Marie Lelièvre.

    Héraldique

    Blason Coupé: au 1er d'azur semé de fleurs de lis d'or au lion du même brochant, au 2e d'argent au léopard de sable.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2017.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « La Dive, rivière de Mamers », sur Cirkwi (consulté le 8 octobre 2018).
    2. « En Sarthe, il y a 100 ans, la rivière a tué... », sur Ouest-france (consulté le 8 octobre 2018).
    3. E. Haag, La France protestante : ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu’à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l’Assemblée nationale, t. 4, Joël Cherbuliez, 1846-1859, 560 p. (lire en ligne), p. 76-7.
    4. André Encrevé, Protestants français au milieu du XIXe siècle : les réformés de 1848 à 1870, Genève, Labor et Fides, , 1121 p. (ISBN 9782830900286, lire en ligne), p. 327 et al.
    5. http://www.saosnois.com/mamers.html
    6. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le 29 mars 2014).
    7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    11. « Hôtel d'Espagne », notice no PA00109797, base Mérimée, ministère français de la Culture
    12. « Halle aux grains », notice no PA00109796, base Mérimée, ministère français de la Culture
    13. « Eglise Saint-Nicolas », notice no PA00109795, base Mérimée, ministère français de la Culture
    14. « Église Notre-Dame », notice no PA00109794, base Mérimée, ministère français de la Culture
    15. « Le Couvent de la visitation et son Cloitre », sur la mairie de Mamers (consulté le 8 octobre 2018).
    16. Festival Le Son des Cuivres <www.lesondescuivres.com>
    17. Festival Coup d'Parquet <Association ParceQue...>
    18. Mamers Recettes, Vins et gastronomie régionale

    Voir aussi

    Articles connexes

    Bibliographie

    Liens externes

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