Marcelle Monnet-Terrettaz

Marcelle Monnet-Terrettaz, née Terrettaz à Fully le , est une femme politique valaisanne, féministe, membre et présidente du parti socialiste du Valais romand[1],[2] connue pour avoir été présidente du Grand Conseil du Valais, le Parlement cantonal, en 2013-2014[3].

Marcelle Monnet-Terrettaz
2016
Biographie
Naissance

Fully
Nom de naissance
Marcelle Terrettaz
Nationalité
Suisse
Formation
Ecole professionnelle Sion/Valais
Activité
Politicienne
Conjoint
Jean-Maximin
Autres informations
Parti politique

Biographie

Treizième d'une famille de 14 enfants Marcelle Monnet-Terrettaz effectue sa scolarité obligatoire à Fully. Elle poursuit sa formation par un apprentissage de peintre en bâtiment. Pour être autorisée à suivre les cours professionnels avec les apprentis peintres en bâtiment, tous des garçons, elle doit obtenir une autorisation spéciale du Conseil d'État[4]. Elle obtient le Certificat fédéral de capacité de sa profession et le premier prix de sa volée; elle le refuse cependant car il se présente sous la forme d'une montre d'homme[4]. Après son apprentissage, elle suit une formation de ludothécaire.

Depuis son mariage, elle réside dans la commune de Riddes et elle a deux enfants.

Engagement politique

Marcelle Monnet-Terrettaz commence sa carrière politique en 2001, par une élection à la députation au Grand Conseil sur la liste du parti socialiste[5]. Elle est membre de la commission des finances et devient cheffe de son groupe politique en 2006. Le , elle endosse la fonction de Grand Baillif du canton, autre terme pour désigner la présidence du Grand Conseil, pour l'année 2013-2014[6],[7]. Elle est la quatrième femme à occuper cette fonction depuis que les Valaisannes ont obtenu le droit de vote en 1970[8],[9],[10]. Elle quitte le Grand Conseil à la fin de la législature 2013-2016 non sans avoir préalablement souligné la nécessité pour le canton de repenser le développement du tourisme, hors du ski et des remontées mécaniques[11].

Durant son année de présidence, elle rencontre les milieux associatifs du canton. Elle souligne que toutes ces personnes qui donnent de leur temps et offrent leurs compétences dans les domaines du social, des sciences, de la culture, de l’économie ou du sport, participent à la qualité de vie dans le canton. Elle les remercie de leur engagement[12]. Durant sa présidence, elle cherche également à sensibiliser les député-e-s à la situation des personnes en situation de handicap; pour ce faire, elle expérimente personnellement les difficultés d'accès au bâtiment du Parlement en chaise roulante[13].

Parallèlement à la députation, Marcelle Monnet-Terrettaz mène une carrière de conseillère à l'exécutif communal de Riddes entre 2006 et 2016. Elle est chargée de la sécurité de la culture, des naturalisations et de l'intégration[14].

Engagement pour les femmes

Solidarité Femmes

Le but de l'association Solidarité Femmes consiste à « encourager toutes les femmes (quelle que soit leur appartenance politique) à s'engager dans la vie politique et sociale afin de promouvoir une société plus humaine, plus équitable et mieux équilibrée »[15]. En tant que présidente de cette association[16], Marcelle Monnet-Terrettaz appelle les partis à revoir leurs statuts et à exiger la parité des genres lors des élections communales de 2016[17]. Elle constate que le nombre de femmes à viser la présidence de communes est encore trop restreint[18]. Le Valais romand compte 62 communes dont 7 seulement sont présidées par des femmes: Karine Sierro à Hérémence, Géraldine Marchand-Balet à Grimisuat, Anne-Laure Couchepin Vouilloz à Martigny, Florence Carron-Darbellay à Martigny-Combe, Muriel Favre-Torelloz à Vérossaz, Sylviane Coquoz à Massongex et Virginie Gaspoz à Evolène[18]. Dans le monde politique, Marcelle Monnet-Terrettaz, par son association, favorise le réseautage au féminin avec l'appui de Madame Isabelle Darbellay-Métrailler, cheffe de l'Office cantonal de l'égalité et de la famille.

Interrogée sur le harcèlement, Marcelle Monnet-Terrettaz estime qu'il est nécessaire que les femmes sortent de leur silence[19] car l’irrespect envers les femmes n’épargne pas la politique cantonale. Elle a constaté elle-même que les députées sont parfois victimes de "quolibets" ou de "gestes pas toujours de bon aloi"[20].

Association valaisanne des ludothèques

Elle est présidente de l'association valaisanne des ludothèques dès 2009[21].

Association Via Mulieris

Elle participe, dès , à la création de l'association Via Mulieris dont le but consiste à valoriser l'histoire des femmes en Valais[22]. Elle soutient la mise en œuvre du colloque de Via Mulieris du : Histoire des femmes en Valais du XVIIe siècle à nos jours. Statuts, rôles et pouvoirs.

Distinctions

  • Premier prix de la volée des peintres en bâtiment en 1970.
  • Présidente du Grand Conseil du canton du Valais en 2013-2014.

Notes et références

  1. « Parti socialiste du Valais romand », sur ps suisse.ch, (consulté le 4 décembre 2017)
  2. « Marcelle Monnet-Terrettaz », sur Parti socialiste du Valais romand, (consulté le 22 décembre 2017)
  3. « Parlement du canton du Valais », sur canton du Valais (consulté le 4 décembre 2017)
  4. Alberto Cherubini, « Rouge de colère, elle refuse le premier prix: une montre d'homme! », L'Evénement syndical, (lire en ligne)
  5. « Marcelle Monnet-Terrettaz sera bientôt première citoyenne du canton », sur Canal 9, (consulté le 20 décembre 2017)
  6. Germann Eyer, « SP-Frau Marcelle », Walliser Bote, (lire en ligne)
  7. « Parlement valaisan: Marcelle Monnet-Terrettaz élue première citoyenne du canton », sur radio Chablais, (consulté le 30 juillet 2019)
  8. Didier Bender, « Marcelle Monnet-Terrettaz: portrait de la socialiste », sur Canal 9, (consulté le 22 décembre 2017)
  9. (de) « Marcelle Monnet-Terrettaz ist höchste Walliserin », sur SRF, (consulté le 3 janvier 2018)
  10. Jean-Yves Gabbud, « Une femme socialiste présidente », sur Le Nouvelliste, (consulté le 3 janvier 2018)
  11. « L'Etat du Valais devra aider les remontées mécaniques », sur 24 Heures, (consulté le 3 janvier 2018)
  12. Jean-Michel Cina, « Le Conseil d’Etat remercie la past-présidente du Grand Conseil », Communiqué de presse de l'Etat du Valais,
  13. Christine Savioz, « En chaise, elle secoue les députés. », Le Nouvelliste, (lire en ligne)
  14. « Marcelle Monnet », sur Wikivalais, (consulté le 22 décembre 2017)
  15. « Solidarité Femmes / Frauen Solidarität », sur Solidarité Femmes Valais (consulté le 22 décembre 2017)
  16. « Solidarité Femmes Frauen Solidarität », sur Solidarité Femmes Valais (consulté le 5 décembre 2017)
  17. « "Solidarité Femmes" prêt à s'engager pour A-L. Couchepin à Martigny », sur Rhône FM, (consulté le 22 décembre 2017)
  18. « Les femmes ne sont pas assez nombreuses à briguer la présidence », sur Rhône FM, (consulté le 22 décembre 2017)
  19. « Solidarité Femmes appelle les victimes de harcèlement sexuel à sortir de leur silence », sur Canal 9, (consulté le 22 décembre 2017)
  20. « "Harcèlement", un mot qui trouve son sens aussi au Parlement valaisan », sur Rhône FM, (consulté le 22 décembre 2017)
  21. Olivier Hugon, « Les ludothécaires dans le mouvement », Le Nouvelliste, (lire en ligne)
  22. « Via Mulieris », sur www.via-mulieris.ch, (consulté le 22 décembre 2017)
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