Marche du Progrès

Marche du Progrès, en anglais March of Progress, est une illustration de vulgarisation représentant l'histoire évolutive des homininés sous la forme d'une file indienne de plusieurs figures de plus en plus humanoïdes en marche de gauche à droite. Conçue par Rudolph F. Zallinger pour un ouvrage de Francis Clark Howell paru en 1965, elle est depuis devenue une représentation archétypale de l'évolution et une icône de la culture populaire abondamment détournée.

Marche du Progrès
Variante de la Marche du Progrès.

Jusque dans les années 1990[1], la présentation de la lignée humaine via cette image devenue iconique a véhiculé l'implicite finalité de l'évolution. Même si l'on retrouve souvent cette représentation sur les couvertures de livres de vulgarisation ou sur Internet où elle fait l'objet de nombreuses parodies[2], elle n'est en rien scientifique. Elle est un apriori qui veut que l'évolution soit linéaire allant du plus simple au plus complexe et est désormais infirmée par de nombreuses données archéologiques[3]. Dans Le mythe du progrès, Stephen Jay Gould met en lumière l'idée reçue qui entoure cette représentation. La complexité de l'homme est rare par rapport à la globalité de la vie dans laquelle les structures restent simple. Le progrès n'est pas la finalité de la vie ou même une fatalité.

Notes et références

  1. Thomas Durand, L'ironie de l'évolution, Le Seuil, , p. 31.
  2. Parodies de la Marche du Progrès, sur Google Images
  3. Marylène Patou-Mathis, Le sauvage et le préhistorique, miroir de l'homme occidental, Odile Jacob, , p. 301.

Voir aussi

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