Margarete Heymann

Margarete Heymann, aussi Margarete Heymann-Loebenstein, Margarete Heymann-Marks et Grete Marks, est née le à Cologne et est morte le à Londres. C'est une céramiste allemande d'origine juive et étudiante de l'école du Bauhaus. Elle est fondatrice des Ateliers Haël (Haël-Werkstätten)[2].

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Margarete Heymann
Alias
Grete Marks
Margarete Heymann-Marks
Margarete Heymann-Loebenstein[1].
Naissance
Cologne
Décès (à 91 ans)
Londres
Nationalité allemande
Profession
Formation
Conjoint
Gustav Loebenstein
Harold Marks

Biographie

Elle fait ses études en peinture à la Haute école d'art (Kunstgewerbeschule) de Cologne, et puis à l'académie des beaux-arts de Düsseldorf (Staatliche Kunstakademie Düsseldorf). À 21 ans, en 1920, elle est acceptée à l'école d'arts appliqués du Bauhaus, à Weimar où elle assiste aux cours de Johannes Itten, Paul Klee, Georg Muche et Gertrud Grunow.

Heymann quitte l'école après un an d'études pour donner des cours de céramique à l'Académie des arts appliqués, à Cologne. À la suite, elle est embauchée dans un atelier céramiste à Frechen et puis dans l'usine de pierre Velten-Vordamm, à proximité de Berlin [2].

En 1923, elle fonde les Ateliers Haël (Haël-Werkstätten) dans une usine à fours désaffectée à Marwitz (actuellement en Pologne), avec son frère, Daniel et son mari, l'économiste Gustav Loebenstein qu'elle avait épousé cette année-là. L'entreprise emploie 120 personnes pour fabriquer les conceptions céramiques modernes de Margarete, qui sont commercialisés en Allemagne, et exportées à Londres et aux États-Unis. Les ateliers prennent le nom des initiales du couple Heymann-Loebenstein (H–L)[3].

En 1928, Gustav Loebenstein et Daniel Heymann meurent lors d'un accident de voiture, alors qu'ils se rendaient à une foire commerciale à Leipzig. En 1933, elle perd son fils lors d'un accident domestique. Elle se retrouve alors seule à la tête de la compagnie, avec de grandes difficultés financières et sachant que l'arrivée au pouvoir des nazis rende la gestion difficile à cause de son origine juive. Cette même année, elle est poussée à vendre les ateliers au membre du parti Nazi Heinrich Schild. Cependant, elle continue à diriger l'entreprise avec une autre ancienne étudiante du Bauhaus, Hedwig Bollhagen, qui en prendra charge des ateliers jusqu'à sa mort[2],[3].

Théière réalisée par Margarete Heymann

Heymann émigre au Royaume-Uni en 1936 et s'établit à Stoke-on-Trent, une ville industrielle aussi connue comme « Les poteries » (The Potteries). Après être passée par la compagnie Mintons, elle fonde Grete Pottery et commercialise des variations de ses céramiques vendues à Haël-Werkstätten, ainsi que de nouvelles conceptions. Néanmoins, elle est obligée à fermer ses ateliers au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle se marie avec Harold Marks et déménage à Londres où elle se lance dans la peinture[1]

À la fin de la guerre, elle reprend la production de céramique dans son atelier. Au même temps, elle enseigne la peinture à la Camberwell School of Arts and Crafts. Elle meurt à Londres en 1990[2].

Expositions

Son œuvre fait partie de la collection du Musée Juif de Berlin[4].

  • 2012 : « Haël-Keramik 1923 – 1933 », du au , au Keramik-Museum, Berlin[5]
  • 2019 : « Grete Marks: An Intimate Portrait », du au , à la Pallant House Gallery [6]

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Kai Uwe Schierz, Patrick Rössler, Miriam Krautwurst, Elizabeth Otto : 4 "Bauhaus-Mädels" : Arndt, Brandt, Heymann, Reichardt, Dresde, Sandstein 2019, (ISBN 978-3-95498-459-6), 335 p.
  • Margarete Heymann-Loebenstein.

Liens externes

Notes et références

  1. (en) Alice Rawsthorn, « A Distant Bauhaus Star », The New York Times, (lire en ligne, consulté le 14 février 2020)
  2. (en) « Margarete Heymann-Loebenstein 1920–1921 Bauhaus student », bauhaus100.com, (lire en ligne, consulté le 13 février 2020)
  3. (en) Cooper Hewitt, « Haël-Werkstätten », collection.cooperhewitt.org, (lire en ligne, consulté le 14 février 2020)
  4. Jüdisches Museum Berlin, Margarete Heymann-Loebenstein (später Marks), (consulté le 15 février 2020)
  5. design20.eu, HAËL-KERAMIK 1923 – 1933, 18 juin 2012, (consulté le 15 février 2020)
  6. Pallant House Gallery, Grete Marks: An Intimate Portrait, (consulté le 15 février 2020)
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