Maurice Cottier

Maurice Cottier né à Paris le et mort à Saint-Avertin[1] le est un peintre et collectionneur d'art français.

Maurice Cottier
Maurice Cottier (d'après un portrait peint par lui-même) (1890), eau-forte d'Achille-Isidore Gilbert d'après Maurice Cottier.
Fonctions
Maire de Saint-Avertin
-
Président
Société des amis des arts de la Touraine (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Parentèle
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Cercle de l'Union artistique (d)

Biographie

Maurice Cottier naît le à Paris[2]. Il est le quatrième enfant de Nancy Bontoux et de François Cottier[3], négociant d'origine suisse puis banquier qui s'associa avec son oncle Dominique André dans la banque André, Cottier et Cie, qui devint par la suite banque de Neuflize[4], et fut l'un des régents de la banque de France de 1818 à 1843[5].

Marié le avec Jenny Conquéré de Monbrison, fille de Jacques-Édouard Conquéré de Monbrison, officier de la garde royale et président du conseil général de Tarn-et-Garonne, et petite-fille de Samuel de Missy, il est le père de six enfants[2], dont une fille mariée à Christian de Waldner de Freundstein[6], une à Gaston de Bonnechose[7] et une autre à Paul de Pourtalès[8]. Il est le grand-père du peintre Bertrand de Bonnechose.

Artiste peintre, « à côté de portraits d'une simplicité pleine d'expressivité, il peignit aussi avec grande finesse des paysages à l'aquarelle[9]. »

En 1855, Félix Maihet de la Chesneraye lui dédie une chansonnette : Les anges de la terre[10].

Il est surtout amateur d'art et acteur de la vie artistique française.

Il participe comme jury à plusieurs expositions, notamment à l'Exposition universelle de 1873 à Vienne dont il publie un compte-rendu détaillé en 1875[11]. Il devient président du Cercle de peinture de la place Vendôme à Paris, président du Cercle de l'Union artistique, et président de la Société des amis des arts de la Touraine[12]. Il est membre du Conseil supérieur des Beaux-Arts.

Avec son neveu Édouard André, qui épousa Nélie Jacquemart et légua ce qui devait ensuite devenir le musée Jacquemart-André, il achète en 1872 la Gazette des beaux-arts  à l’époque référence mondiale dans le domaine de l’histoire de l’art  et en est directeur jusqu'à sa mort.

Il emploie une partie de la fortune reçue de son père à collectionner de nombreux tableaux et sculptures dans son hôtel parisien du 11, rue de la Baume, notamment des œuvres d'Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Alexandre-Gabriel Decamps[13], Jean-Auguste-Dominique Ingres[14]… La collection Cottier bénéficie à l'époque d'une certaine réputation. Plusieurs œuvres seront léguées au musée du Louvre et au musée des Beaux-Arts de Tours[15].

Maurice Cottier est élu maire de Saint-Avertin (Indre-et-Loire) en 1871, charge qu'il assume jusqu'à sa mort en 1881.

Protestant engagé, il est membre du conseil presbytéral de l'Église réformée de Tours de 1859 à sa mort[16].

Il meurt le à Saint-Avertin au château de Cangé[15], qu'il avait acheté en 1856[12].

Publications

  • Rapport sur les Beaux-Arts, Exposition Universelle de Vienne en 1873. Section Française, 1875[11].

Œuvres de l'ancienne collection Maurice Cottier[17]

Maurice Cottier, Autoportrait (1860), musée des Beaux-Arts de Tours.

Notes et références

  1. Au château de Cangé.
  2. « Maurice Cottier », sur geneanet - arbre de "wallaby1" (consulté le 12 novembre 2018).
  3. Carole Christen, art. « Cottier, François Adolphe Pierre », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Paris, Les Éditions de Paris, Max Chaleil, , 831 p. (ISBN 978-2846211901), p. 750-751.
  4. Christian Grand, Trois siècles de Banque de Neuflize Schlumberger Mallet : de 1667 à nos jours, Éditions Pratiques Automobiles, , 258 p. (ISBN 2-85-120-397-5).
  5. Romuald Szramkiewicz, Les Régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l'Empire, coll. « Publications du Centre de recherches d'histoire et de philologie de la IVQ Section de l'École pratique des hautes études / Hautes études médiévales et modernes » (no 5 / 22), Genève, Droz, , 422 p. (lire en ligne).
  6. Petit-fils de Théodore de Waldner de Freundstein (de) et de Louis Tascher de La Pagerie.
  7. Petit-fils d'Émile de Bonnechose.
  8. Fils d'Edmond et de Mélanie de Pourtalès.
  9. (de) Ulrich Thieme, Felix Becker et Hans Vollmer, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, art. « Cottier, Maurice », p. 563.
  10. Félix Maihet de la Chesneraye, Les anges de la terre - Rondeau, Paris, L. Vieillot, (lire en ligne).
  11. Maurice Cottier, Rapport sur les Beaux-Arts, Exposition Universelle de Vienne en 1873. Section Française, Paris, Imprimerie Nationale, , 87 p. (lire en ligne).
  12. « Maurice Cottier et Jenny Conquéré de Monbrison », sur Histoire de Cangé (consulté le 12 novembre 2018).
  13. « archives des musées nationaux, Département des peintures du musée du Louvre (série P). volume 7 (sous-Série P8) Répertoire numérique détaillé n°20144790, articles 75 à 89 », sur archives-nationales (consulté le 2 décembre 2018).
  14. Henri Delaborde, Ingres : sa vie, ses travaux, sa doctrine, d'après les notes manuscrites et les lettres du maître, Paris, , 402 p. (lire en ligne), p. 241
  15. (en) « Maurice Cottier », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  16. Sébastien Roncin, « Église Réformée de Tours », Archives du Conseil Général d'Indre-et-Loir, , p. 40 (lire en ligne).
  17. {{Article|langue=|auteur1=Paul Mantz|titre=Galerie de {{|M.}} Maurice Cottier|périodique=Gazette des Beaux-Arts|date=Mai 1872|issn=|lire en ligne=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203094t/f429.image%7Cpages=p. 375-397}}
  18. Anna van Schoonhoven, 1641, musée du Louvre (lire en ligne).
  19. Portrait de M. van den Heuvel (lire en ligne).
  20. Portrait du père Fuzelier, gardien au musée du Louvre, musée du Louvre (lire en ligne).
  21. Le Roi de Thulé, (lire en ligne).
  22. Tête de bouledogue, musée du Louvre (lire en ligne).
  23. Cheval écorché (sculpture en cire, vers 1822), Washington D.C., National Gallery of Art (lire en ligne).
  24. Intérieur de l'église Saint-Laurent Hors-les-murs à Rome, (lire en ligne).
  25. La Mort de Valentin, Kunsthalle de Brême, (lire en ligne).
  26. Hamlet et Horatio au cimetière, musée du Louvre, (lire en ligne).
  27. Singe au miroir, (lire en ligne).
  28. Relais de chiens (lire en ligne).
  29. La Défaite des Cimbres, musée du Louvre, (lire en ligne).
  30. Souvenir des bords du Nil, (lire en ligne).
  31. Pâturage en Touraine, (lire en ligne).
  32. Polichinelle, (lire en ligne).
  33. Fienaroles de San Germano, (lire en ligne).
  34. Âne d'Égypte, (lire en ligne).

Annexes

Bibliographie

Liens externes

  • Portail de la peinture
  • Portail des collections
  • Portail de la France au XIXe siècle
  • Portail de l'Indre-et-Loire et de la Touraine
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.