Monségur (Gironde)

Monségur (Montsegur en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Pour les articles homonymes, voir Monségur.

Monségur

Monségur, arcades et halle.

Blason
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Le Réolais et Les Bastides
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Patrick Debruyne
2018-2020
Code postal 33580
Code commune 33289
Démographie
Gentilé Monségurais
Population
municipale
1 584 hab. (2017 )
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 05″ nord, 0° 04′ 54″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 111 m
Superficie 9,91 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Monségur
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Monségur
Géolocalisation sur la carte : France
Monségur
Géolocalisation sur la carte : France
Monségur
Liens
Site web mairie.monsegur.eu

    Ses habitants sont appelés les Monségurais[1].

    Géographie

    Le Dropt à Monségur.

    Située en Guyenne au sud-est du département de la Gironde, Monségur est établie sur une hauteur dominant la vallée du Dropt, un affluent de la Garonne. La commune inclut également trois hameaux : la Contente, Sarot et Montignac.

    Le bourg, implanté au croisement des routes départementales 16 et 668 (l'ancienne route nationale 668), se trouve, en distances orthodromiques, à 11 kilomètres au nord-est de La Réole et à 18 kilomètres au nord-nord-ouest de Marmande.

    La commune est également desservie par les routes départementales 234 et 668E1.

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le nom de Monségur, ou Montsegur en gascon, est composé des deux mots gascons mont et ségur[2]. Le premier, mont, a perdu son « t » final, devenu mué avec la francisation du nom de la ville ; le deuxième, ségur, signifie « sûr ». Rien d'étonnant à cela quand on sait que la bastide anglaise est construite sur une colline surplombant la vallée du Dropt, offrant ainsi aux habitants une protection naturelle face à l’envahisseur.

    Histoire

    Monségur est une bastide fondée en 1265 par la reine d'Angleterre, Éléonore de Provence[3].

    Aire linguistique du saintongeais : Monségur se situe dans la petite Gavacherie, enclave de langue d'oïl en terre gasconne.

    La tradition locale veut que Monségur et ses environs ont été repeuplés en partie, après la grande peste survenue au cours de la Guerre de Cent Ans, par un transfert massif de colons venus de la Saintonge, de l'Angoumois, du Poitou, de l'Aunis. Les documents assez nombreux à partir du XVe siècle indiquent plutôt une immigration progressive et continue[4]. Cela a entraîné la constitution d'une enclave de langue d'oïl en terre gasconne, où on parle le saintongeais[5]. Cette zone est appelée la Petite Gavacherie ou Gavacherie de Monségur, et sa langue est appelée par les gascons le gavai [ga.baj] ou gavach [ga.baʃ] ; les habitants eux-mêmes appellent leur langue le marot, et considèrent le terme gavache comme une insulte[6]. Le parler qui se développe dans ce territoire est d'origine saintongeaise, mais adopte de nombreux mots gascons ; aujourd'hui, il n'est pratiquement plus parlé.

    Le 31 juillet et le , lors des guerres de religion, la ville est assiégée et prise par Blaise de Montluc, à la tête de l’armée royale et des catholiques ; tous les défenseurs protestants sont massacrés[7].

    À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Monségur et son annexe, Notre-Dame de Montignac, forment la commune de Monségur[8].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    ? ? Louis Bourgadieu Centre  
    ? ? Pierre Martaut DVD Conseiller général (1951-1963)
    ? ? Yves Renard CNIP Conseiller général (1967-1973)
    1971 1978 Robert-Étienne Servant[Note 1] PS Instituteur puis professeur de collège
    Conseiller général (1973-1978)
    1978 mars 2008 Bernard Dussaut PS Artisan, sénateur (1989-2008) et conseiller général (1978-2015)
    mars 2008 mars 2014 Jean-Louis Favereau PS Conseiller municipal (1971-1989), adjoint au maire (1989-2008)[9]
    mars 2014 novembre 2018 Pascal Lavergne[Note 2] PS puis LaREM Agriculteur
    novembre 2018 En cours Patrick Debruyne LaREM  

    Communauté de communes

    Le , la communauté de communes du Monségurais ayant été supprimée, la commune de Monségur s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

    En 2017, la commune comptait 1 584 habitants[Note 3], en augmentation de 7,17 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 5711 4401 4691 3281 3441 4861 5231 5921 639
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 7321 6891 7041 6791 7091 6491 5671 4971 511
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5221 5101 4041 2671 3071 2601 2511 3961 443
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    1 5981 6301 6181 6121 5371 4291 5101 5221 478
    2017 - - - - - - - -
    1 584--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    Patrimoine civil ou militaire

    Personnalités liées à la commune

    Évènements

    • « Les 24 heures du swing », début juillet chaque année depuis 1990[19].
    • Marché nocturne tous les mercredis de mi-juin à mi-septembre depuis 2007.

    Héraldique

    Les armes de Monségur se blasonnent ainsi :

    Parti, au 1 de gueules à un arbre d'abondance d'argent de 6 branches, 3 et 3, fruitées chacune d'une pièce d'or, posé sur un mont isolé du même ; au 2 d'azur à une porte fortifiée de 2 tours d'argent, non maçonnée et ouverte du champ, surmontée de la lettre capitale L d'or, et accompagnée en chef de 3 fleurs de lys mal ordonnées du même et en pointe d'un croissant aussi d'argent.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Né le 7 août 1921 à Pessac ; décédé accidentellement en fonctions le 12 septembre 1978 ; conseiller municipal en 1965.
    2. Devenu député en novembre 2018, Pascal Lavergne quitte ses fonctions de maire mais reste conseiller municipal.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 26 mars 2013.
    2. « dicod'Òc - Recherche », sur www.locongres.org (consulté le 24 avril 2017)
    3. La bastide de Monségur sur le site du Comité départemental du tourisme de la Gironde
    4. Raymond Doussinet, Le Parler savoureux de Saintonge, Éditions Rupella, La Rochelle, 1958
    5. Le saintongeais est souvent regroupé dans l'ensemble poitevin-saintongeais. Le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France indique depuis 2010 dans sa liste des langues de France : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais] ». DGLF - Ministère de la Culture
    6. Freddy Bossy, Pour une approche linguistique des gavacheries, 1978 : « À noter que les locuteurs se désignent eux-mêmes sous le terme "marot", "gavache" étant senti comme l’injure occitane atteignant une ethnie d’oïl. »
    7. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p 234
    8. Historique des communes, p. 35, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
    9. Jean-Louis Favereau ne se représente pas, Sud Ouest.fr du 7 novembre 2013, consulté le 2 juillet 2014.
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. Panneau d'information (à l'initiative du Service départemental d'architecture des Bâtiments de France) à l'extérieur de l'église, côté portail ouest
    15. « L'église de Monségur », notice no PA00083637, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
    16. « Croix de la Passion », notice no PA33000138, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
    17. Panneau d'information (à l'initiative du Service départemental d'architecture des Bâtiments de France) à l'extérieur de la halle
    18. « Halle », notice no PA33000139, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
    19. Festival de Jazz en Gironde Les 24 Heures du Swing, consulté le 8 novembre 2013.
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