Moras-en-Valloire

Moras-en-Valloire est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour les articles homonymes, voir Moras (homonymie).

Moras-en-Valloire
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Drôme des collines
Intercommunalité Porte de DrômArdèche
Maire
Mandat
Aurélien Ferlay
2014-2020
Code postal 26210
Code commune 26213
Démographie
Population
municipale
667 hab. (2017 )
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 28″ nord, 4° 59′ 39″ est
Altitude Min. 217 m
Max. 420 m
Superficie 8,58 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Moras-en-Valloire
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Moras-en-Valloire
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Moras-en-Valloire
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Moras-en-Valloire
Liens
Site web www.moras-en-valloire.fr

    Ses habitants sont les Morassiens.

    Géographie

    Localisation

    Moras-en-Valloire est localisée au nord du département, en Drôme des collines, dans la vallée de la Valloire. Par rapport aux plus grandes villes de la région, le village est situé en distances orthodromiques, à environ 50 km à l'est-sud-est de Saint-Étienne, 50 km au sud de Lyon, 60 km à l'ouest de Grenoble et 40 km au nord de Valence[1].

    Par la route, la commune est située à environ 10 km à l'ouest de Le Grand-Serre qui est le chef-lieu de canton et à km au sud-ouest de Beaurepaire en Isère. Les villages voisins sont situés entre km pour le plus proche (Manthes) et km pour le plus éloigné (Hauterives).

    Voies de communication

    Moras-en-Valloire est traversée d'est en ouest par la route départementale 1. L'accès d'autoroute le plus proche est celui de Chanas sur l'autoroute A7, à environ 17 km. À une quinzaine de kilomètres, Saint-Rambert-d'Albon est la gare de trains la plus proche.

    Histoire

    Signes préhistoriques.

    Des poteries de l'époque néolithique découvertes sur la colline attestent de l’occupation très ancienne de ce site[2]. D'autres datant de l'Âge du Bronze portent des inscriptions de type hiéroglyphiques, qui pourraient être la plus ancienne forme d’écriture connue en Europe occidentale[2].

    Moyen Âge

    Moras est un village médiéval dont la colline est l'ancienne motte féodale. L’ancien mandement de Moras a fêté en son millénaire[2],[3]. Un texte de Rodolphe III, roi de Bourgogne, daté du mentionne en effet pour la première fois le nom de Moras dans un acte de donation du château et des terres de Moras aux Guigues (comtes d'Albon), devenus ensuite dauphins de Viennois et seigneurs du Dauphiné. Le fief de Moras est après une terre royale jusqu'à la Révolution : les rois de France sont seigneurs du fief et représentés par un châtelain[4]. Ils concèdent cependant la seigneurie à des seigneurs engagistes : d'abord à la famille des Roussillon[5].

    En , Guigues-André accorde une charte de libertés à Moras. Elle est confirmée en , puis une nouvelle fois en . À cette occasion, le Dauphin confie la construction et l'entretien de la muraille protégeant le village à la communauté villageoise[4]. La communauté payait en outre un vingtain pour l'entretien du château, même après sa destruction[5]. En tant que place forte, Moras accueille un gouverneur responsable de la défense du lieu[4].

    En , un incendie ravage le bourg[5].

    Temps modernes

    À la Renaissance, les seigneurs engagistes de Moras sont successivement Diane de Poitiers et le baron des Adrets. La famille des Murat de Lestang est ensuite seigneur engagiste de à la Révolution française[5].

    En , Richelieu fait démanteler le château royal, qui était armé jusqu'à ce moment de 33 pièces d'artillerie[4]. En , le village de Lens-Lestang est détaché de la communauté de Moras pour former une communauté autonome[6].

    Au XVIIIe siècle, les habitants de Moras adoptent des cultures nouvelles, dont la pomme de terre, qui est cultivée en différentes variétés rouges et blanches. En , la population est estimée à 2 600 habitants[6].

    Révolution française

    En , Moras devient commune et chef-lieu du canton de Moras. Une gendarmerie et une perception y sont installées, que le bourg conserve même quand le canton est supprimé[6].

    Époque contemporaine

    Les remparts sont démolis au milieu du XIXe siècle[6].

    Tout au long du siècle, la commune est diminuée par détachement de sections qui forment des communes autonomes[7] :

    • une partie de la commune de Lapeyrouse-Mornay formée en provient de Moras ;
    • en , le village d'Épinouze forme une nouvelle commune ;
    • en , c'est Saint-Sorlin-en-Valloire qui se détache de Moras ;
    • enfin, en , c'est pour former la commune de Manthes qu'une portion de Moras est détachée.

    En , la commune prend pour nom Moras-en-Valloire, au lieu du simple Moras[7].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1944 1953 Clément Bouvarel    
    1953 1983 Antoine Mézonnat    
    1983 1989 André Desrieux    
    1989 1995 Jean Doux    
    1995 2001 Gérard Ruard    
    mars 2001 aout 2001 Renée Martin    
    2001 2008 André Trichard    
    2008 En cours Aurélien Ferlay[8] PS Président des maires ruraux de la Drôme - Conseiller régional

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

    En 2017, la commune comptait 667 habitants[Note 1], en augmentation de 6,21 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 9322 8223 0233 3924 0534 2064 2294 3554 450
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 9474 0183 9703 8033 7331 188839814663
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    663677635506533518520451477
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    458475387468582602604604604
    2013 2017 - - - - - - -
    636667-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[11].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    Porte l'inférieure.
    Porte médiévale reconstituée lors des fêtes du millénaire de Moras.

    .

    Du haut de sa colline, Moras-en-Valloire domine la plaine de Bièvre Valloire et veille sur les vergers de poiriers. Cet ensemble médiéval à l'architecture vernaculaire comprend de belles demeures aux murs nés de pisé, de galets roulés disposés en arêtes de poisson et de molasse.

    L’arbre de la liberté près de la fontaine est un marronnier planté lors de la révolution française de 1848. La légende dit qu'il aurait été arrosé par des vins des coteaux de Moras.

    Le clocher de l'église du XIe siècle, il sonnait les heures d’arrosage de la prairie, tradition vivace jusqu'en .

    La statue de la Madone sur le coteau est érigée par les habitants en en ex-voto, pour avoir été épargnés par la peste.

    • Vestiges des remparts et de deux de ses quatre portes du XVe siècle : la porte médiane et la porte inférieure.
    • Maison du gouverneur construite en contre le rempart et où séjourne le maréchal d'Ornano. C'est probablement ici que fut signé en un traité entre d'Ornano et le comte de la Roche destiné à ouvrir la voie à la réconciliation entre catholiques et protestants. Le bâtiment est composé de deux parties : l'une du XVIe siècle appuyée sur les remparts et l'autre du XVIIIe siècle.
    • La Maison Quarrée datant de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle. On y trouve à présent la mairie. Au fond de la petite cour, escaliers de style Renaissance.

    Services

    Vue estivale du parc municipal requalifié en 2009.
    • Boulangerie, épicerie, presse
    • Restaurants « L'Escale des Collines » (Rue Maurice Savin) et « Les Berges de Moras » (Route de Manthes)
    • Magasins de producteurs
    • Agence Postale
    • École primaire publique
    • Bibliothèque communale
    • Club Informatique & Multimédia
    • Salle des fêtes
    • Borne de recharge pour véhicules électriques (Rue des Terreaux)
    • Parc communal, jeux, terrain multisports
    • Aires de pique-nique
    • Tonnellerie
    • Zone artisanale
    • Gendarmerie
    • Centre de secours

    Animations

    • Fête de la poire (prochaine édition le )
    • Fête du muguet (chaque 1er mai - Route de Hauterives)
    • Café "mille-feuille" (chaque 2e samedi du mois à la bibliothèque communale)
    • Salon du livre (dernière édition en )

    Personnalités liées à la commune

    • Maurice Savin (-), artiste peintre, graveur et céramiste (entre autres). Fait chevalier de la Légion d'honneur en . Né à Moras le dans une maison de village toujours existante, face à la salle des mariages de la mairie.
    • Pierre Davity (-), châtelain de Moras, poète et géographe réputé du XVIIe siècle, militaire au service d'Henri IV anobli en .
    • Lucien Rebatet (-), écrivain et collaborateur, condamné à mort puis gracié, y est né et y est inhumé.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Alain Nicolas, Jean Combier, Une écriture préhistorique ? le dossier archéologique de Moras-en-Valloire, Paris, La Mirandole, 2009, (ISBN 978-2-91641009-8)

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Géoportail
    2. Nicolas Payraud, Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle (thèse de doctorat d'Histoire), , 461 p. (présentation en ligne, lire en ligne), « Moras et la Valloire : une terre delphinale », p. 143-144.
    3. Carole Curate, « Moras-en-Valloire - Pour le millénaire du village les habitants sont invités à s’impliquer », sur Drôme Hebdo, (consulté le 12 juin 2018).
    4. Pierre Martin, « Aperçu sommaire de l'histoire de Moras-en-Valloire », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 19, 1970, p. 15.
    5. P. Martin, op. cit., p. 16.
    6. P. Martin, op. cit., p. 17.
    7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    8. Moras-en-Valloire sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
    9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
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