Moteur FIRE Fiat

Le moteur FIRE (Fully Integrated Robotized Engine) est un moteur thermique automobile à combustion interne, essence quatre temps, avec quatre cylindres en ligne alésés directement dans le bloc en fonte, refroidi par eau, doté d'un vilebrequin à cinq paliers, avec arbre(s) à cames en tête entraîné(s) par une courroie de distribution crantée, avec une culasse en aluminium, soupapes en tête. Conçu pour être placé dans une position transversale avant. Ce moteur est issu d'une étude commune entre les groupes Fiat et PSA Peugeot Citroën mais il ne sera finalement produit que par Fiat dans plusieurs usines ; en Italie, il est produit dans l'usine ultra robotisée Fiat Powertrain Technologies de Termoli, où il a été lancé le . Ce moteur existe en versions 8 et 16 soupapes.

Moteur FIRE

Constructeur
Caractéristiques techniques
Disposition
Refroidissement
Eau

Histoire

En 1979 les deux groupes automobiles Fiat et PSA Peugeot Citroën signent un accord de coopération pour l'étude en commun d'un tout nouveau moteur économique et ultra moderne. L'étude du moteur FIRE est réalisé par les bureaux d'études Fiat et Citroën. En 1985, les moteurs FIRE font leur apparition sur les modèles du groupe Fiat sur l'Autobianchi Y10 première série. Malgré la conception commune, ce moteur ne sera pourtant jamais utilisé par le groupe PSA et par conséquent il ne sera jamais monté sur des modèles Peugeot ou Citroën de série. Le projet est révolutionnaire : le concept visait une intégration maximale et la réduction à l'extrême du nombre des composants y compris le nombre de pièces en mouvement et le mouvement en lui-même ainsi que le poids des pièces en mouvement (nombre et mouvement des soupapes minimum, un seul arbre à cames en tête avec action directe via pastilles sur soupapes, courroie de distribution avec pompe à eau intégrée au bloc-cylindre, pompe à huile trochoïdale légère, réduction de largeur du bloc-cylindre en fonte car cylindrée faible - 769 cm3, 999 cm3 puis 1 108 cm3 - et pas de circulation d'eau entre les fûts des cylindres). Le tout afin de diminuer le poids du moteur, d'en faciliter la production et d'augmenter très légèrement son rendement (moins de pièces à mouvoir par cycle et trajet de ces dernières faible).

Ce nouveau moteur essence qui allait se révéler d'une grande fiabilité était moins cher à produire et conçu pour être fabriqué dans bon nombre de sites grâce à sa grande automatisation. À caractéristiques identiques, il consommait 25 % de moins que la concurrence grâce à une combustion maigre, avec donc une quantité d'air supérieure, ce qui ne pouvait que favoriser un moindre impact sur l'environnement.

Les premiers exemplaires étaient alimentés par carburateur alors que la version à injection électronique mono- ou multipoint fit son apparition en 1993. Sa plus grande utilisation sera réservée à la Fiat Uno dans les versions 1 000 cm3 et 1 100 cm3. C'est avec une Lancia Y10 « FIRE » 999 cm3 carburateur (et non injection qui consomme légèrement plus !) que ce moteur obtint les meilleurs résultats avec une consommation de 4,2 l/100 km (boîte 5 vitesses, consommation moyenne à 90 km/h).

La bonne conception de ce moteur a largement été démontrée par sa polyvalence de cylindrée. En effet, il a été conçu à l'origine pour développer 999 cm3, mais très vite la version 1 108 cm3 fit son apparition, puis ce fut le tour du 769 cm3 et 10 ans plus tard, les cylindrées de 1 242 cm3 et 1 368 cm3 firent leur entrée sur les modèles du groupe Fiat Auto et équipera les modèles de beaucoup d'autres constructeurs comme Ford et Tata.

Lors des premiers essais de mise au point du nouveau « moteur FIRE » 1000, les ingénieurs de Fiat se rendirent vite compte de l'énorme potentiel de ce moteur. Les premiers essais au banc offrirent une puissance de plus de 80 chevaux. Celle-ci fut volontairement réduite sur les premières séries à 45 ch afin de s'assurer de la fiabilité du moteur et vérifier sa tenue tout en offrant un programme d'entretien des plus réduits.

La version « FIRE » 1100 est, tout comme les autres versions de cylindrée supérieure, le moteur qui sera le plus élaboré en Italie. Il garantit de très vives accélérations et se révèle d'une extraordinaire robustesse tout en développant des prestations très enviées avec des niveaux de puissance jamais atteints sur cette cylindrée avec toujours une consommation extrêmement réduite et un taux de compression très faible.

En 1993, afin de satisfaire aux normes européennes Euro 2, les versions avec carburateur sont supprimées pour ne laisser que les versions à injection électronique monopoint (single point, SPI) et multipoint (MPI).

En 1997, Fiat lancera la version « Super-FIRE », avec une culasse multisoupape, 4 soupapes par cylindre et l'injection multipoint séquentielle (SMPI).

En 2007, lors du lancement de la nouvelle Fiat Bravo, Fiat développera le « FIRE » 1368 turbo (T-Jet), monté aussi sur d'autres modèles du groupe Fiat, en particulier sur la Fiat Grande Punto et Fiat 500 II Abarth.

Liste des moteurs FIRE par cylindrée

  • 769 cm3 alésage x course (mm) : 65 x 58
    • 8V (1986 à 1992)
  • 999 cm3 alésage x course (mm) : 70 x 64,9
  • 1 108 cm3 alésage x course (mm) : 70 x 72
    • 8V (1989 à 1993)
    • 8V SPI (1993 à 2000)
    • 8V MPI (depuis 2001, toujours en production)
  • 1 242 cm3 alésage x course (mm) : 70,8 x 78,86
    • 8V SPI (1993 à 1999)
    • 8V MPI (depuis 1993, en production)
    • 16V SMPI (depuis 1997, en production)
  • 1 368 cm3 alésage x course (mm) : 72 x 84
    • 8V SMPI (depuis 2005, en production)
    • 16V SMPI (depuis 2003, en production)

Modèles du groupe Fiat équipés d'un moteur FIRE par date de lancement

Modèles d'autres constructeurs équipés d'un moteur FIRE

Notes et références

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