Notables municipaux

Les notables municipaux constituent dans le monde romain antique un milieu social qui a animé la vie municipale. La connaissance de ce milieu est un des principaux centres d’intérêt de la recherche historique à l’heure actuelle. Ils ne sont guère connus que par l’épigraphie.

Qui sont-ils?

Les notables municipaux, comme les sénateurs et les chevaliers, constituaient un ordre. Pour en faire partie, il fallait :

  • être propriétaire foncier (dans les limites de la cité le plus souvent) ; plusieurs étaient en outre propriétaires d’ateliers ou faisaient du commerce.
  • Remplir des conditions d’honorabilité et de cens (moins de 400000 sesterces, montant variable suivant les cités)
  • faire partie du sénat local.

Il existe une mentalité propre à ce milieu : ses membres étaient attachés à leur cité, à leur province et aussi à l’empire et à son chef. Ils recherchaient surtout la paix, et l’empire leur avait apporté ce bienfait. La vie municipale était organisée en fonction des assemblées et des magistratures.

Assemblées et magistratures

  • Une assemblée large : le populus rassemblait tous les hommes libres et adultes, mais il n’avait que peu de pouvoirs (acclamations).
  • Une assemblée étroite : l’ordre des décurions exerçait réellement le pouvoir ; il regroupait tous les propriétaires de la cité, grands et petits, et les magistrats étaient désignés par lui et pris en son sein.
  • Des magistrats:
    • Le questeur (un en principe) gérait les finances municipales.
    • Les édiles veillaient sur les bâtiments publics et assuraient la police.
    • Les duumvirs « disaient le droit » et contrôlaient les actes des autres magistrats.
    • Les duumvirs quinquennaux, élus tous les cinq ans, rendaient la justice, surveillaient les autres magistrats et établissaient l’album municipal.
  • Des prêtres : le flamine (culte impérial) et le sacerdos (culte de la ou des divinités municipales).

Bibliographie

  • Mireille Cébeillac-Gervasoni (dir.), Les élites municipales de l'Italie péninsulaire de la mort de César à la mort de Domitien, entre continuité et rupture : classes sociales dirigeantes et pouvoir central, Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome » (no 271), , 528 p. (ISBN 978-2-7283-0573-5)
  • Clara Berrendonner (dir.), Mireille Cébeillac-Gervasoni (dir.) et Laurent Lamoine (dir.), Le quotidien municipal dans l'Occident romain, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. « Histoires croisées », , 807 p. (ISBN 978-2-84516-385-0)

Articles connexes

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