Oskar Schlemmer

Oskar Schlemmer (Stuttgart, le - Baden-Baden le ) est un peintre, décorateur de théâtre et scénographe de ballet allemand.

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Oskar Schlemmer
Oscar Schlemmer en 1920
Naissance
Décès
(à 54 ans)
Baden-Baden
Sépulture
Waldfriedhof Stuttgart (d)
Nationalité
Activités
Maître
Mouvement
Conjointe
Helena Schlemmer (d)
Enfants
Karin Schlemmer (d)
Ute-Jaïna Schlemmer (d)

Biographie

Après des études auprès de Willi Baumeister à l'Académie des Beaux-Arts de Stuttgart où il rencontre le peintre suisse Otto Meyer-Amden(1885-1933) en 1907, il intègre le Bauhaus de Weimar de 1921[1] à 1929 en tant que professeur de peinture puis décorateur et scénographe, avant d'achever son parcours académique par une année d'enseignement à l'École de Beaux-Arts de Breslau (aujourd'hui Wrocław). Ses œuvres peintes ou sculptées témoignent de son souci d'allier l'immobilité hiératique de la rigueur géométrique et de la pureté des contours à la vivacité des formes et la mobilité de l'espace. Il en résulte une peinture qui rappelle à la fois le futurisme ou le constructivisme par son aspect analytique et le surréalisme par son aspect onirique.

Son œuvre est excellemment représentée à New York, à Francfort et, plus encore, à Stuttgart, où se trouvent les archives Schlemmer, qui contiennent notamment toutes ses esquisses en deux ou trois dimensions pour son Ballet triadique (1922).

Maître de forme au Bauhaus de 1923 à 1929. il est chorégraphe, metteur en scène de l’école et peintre. Selon un documentaire diffusé par Arte en 2014, il est rejeté par ses collègues en raison de ses sympathies nationales-socialistes, et quitte le Bauhaus pour l’école d’art de Breslau. Les archives du Bauhaus indiquent qu'il adhère à La Chambre de la culture du Reich. En 1934, il participe à un concours pour une fresque à la Maison de l'art allemand de Munich : une foule de personnages faisant le salut nazi. Projet refusé. Selon l’historien de l’art Eric Michaud, Schlemmer écrit à Goebbels pour l'assurer de son soutien au national-socialisme.

En 1937 les tableaux d'Oscar Schlemmer sont présents dans la grande exposition d' «art dégénéré » organisée par les Nazis[2].

Théorie scénique

À partir de 1911, et jusqu'à sa mort, Schlemmer élabore divers manifestes, pratiques, journaux, théories, sur l'art de la scène,ensemble qui fera les belles heures du Bauhaus, et donnera une impulsion majeure à l'art de la performance.Il se préoccupe des rapports entre théorie et pratique, y voyant une manifestation de l'opposition mythique entre les dieux grecs Apollon, pour son intelligence (théorie), et Dionysos, pour ses fêtes (pratique). Il y voit, également, un parallèle avec la morale puritaine. La peinture et le dessin représentent les aspects théoriques et intellectuels du travail, tandis que les arts de la scène tels la danse et le théâtre avec leurs plaisirs représentent l'aspect pratique. Que ce soit dans la théorie ou dans la pratique, sa recherche se concentre sur la notion d'espace. Il mit ses conceptions à l'œuvre, de façon didactique, dans son spectacle Danse des gestes, préparant un système de notation pour figurer le mouvement des danseurs, et formant une méthode de transition entre les formes bidimensionnelles (graphisme), et tridimensionnelles (scène)[3].

Œuvres

  • New York, Museum of Modern Art, Bauhaustreppe (L'Escalier du Bauhaus), 1932, acheté en 1933 par l'architecte Philip Johnson alors qu'à cette époque ce dernier vouait une admiration pour le nazisme[4].
  • Ratisbonne, Kunstforum Ostdeutsche Galerie, Helle Gruppe mit blauer Blonder, 1937

Expositions

Bibliographie

  • Claire Rousier, Oskar Schlemmer : l'homme et la figure d'art, Pantin : Centre national de la danse, 2001, 173 p.-XVI p. de pl. (ISBN 2-914124-14-7)

Publications

  • Oskar Schlemmer, Lettres et journaux, trad. de Claude Rabant, Dijon, France, es Presses du réel, 2014, 288 p. (ISBN 978-2-9536129-1-2)
  • Oskar Schlemmer, Éditions Musées de Marseille et RMN, 1999, 350pp, illustrations couleur et NB (ISBN 2 7118 3203 1)

Notes et références

  1. Corinne Diserens (dir.) (trad. de l'allemand par C. Rabant), Oskar Schlemmer. Lettres et journaux, Paris, Carta Blanca Editions, , p. 81
  2. (en-US) Paul Richard, « In The Human Sphere of Oskar Schlemmer », Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2019)
  3. Roselee Goldberg, La Performance, du futurisme à nos jours, Thomas & Hudson / l'univers de l'art (ISBN 978-2-87811-380-8), p. Chap 5 : Le Bauhaus / La théorie scénique de Schlemmer
  4. Voir l'article de John-Paul-Stonard, Oskar Schlemmer's 'Bauhaustreppe, 1932:part I, « The Burlington Magazine », juillet 2009, page 456.
  5. Elisabeth LEBOVICI, « ARTS. A Marseille, une expo à voir absolument.Schlemmer de tout art Oskar Schlemmer Musée Cantini, Marseille, jusqu'au 1er août. Catalogue (350 pp., 340 F) », sur Libération.fr,

Voir aussi

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