Osman Ier

Osman Ier (turc : Sultan Osman Gazi ; Osman est une déformation de l'arabe : Uṯmān, عُثمَان, Othman, alors qu'en turc, gazi (de l'arabe ghazî) signifie « triomphateur ; combattant de la foi ») est le fondateur de la dynastie ottomane (turc : Osmanlı). Il est né vers 1258, il est le fils d'Ertuğrul et lui succède en 1281[1]. Osman meurt vers 1326[2]. Osman profita de la faiblesse des empires seldjoukide et byzantin pour établir et renforcer son émirat.

Pour le troisième calife, voir Othmân ibn Affân.

Osman Ier

Le bey Osman Ier.
Titre
1er souverain ottoman

(~ 27 ans)
Couronnement et 1299
Successeur Orhan
Biographie
Dynastie Dynastie ottomane
Nom de naissance عُثمَان بن ارطُغرُل
Date de naissance v. 1258
Date de décès v. 1326
Lieu de décès Söğüt
Père Ertuğrul
Mère Halime Hatun
Fratrie Gündüz Alp, Saru Batu Savcı Bey
Conjoint Malhun Hatun, Rabia Bala Hatun
Enfants Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin, Ali, Melik, Savcı
Profession Bey, chef militaire
Religion Islam

Liste des sultans de l'Empire ottoman

Biographie

Le Rêve d'Osman

Selon le poème épique « Le Rêve d'Osman » : dans un village voisin de Söğüt, il y avait un cadi musulman appelé Edébali qui avait une fille, Rabi'a, qu'Osman avait demandée en mariage. Mais le sheikh Edébali refusa pendant deux ans de lui donner sa fille. Mais un jour, Osman alors âgé de 19 ans qui voyageait avec son père Ertuğrul fit un rêve. Dans son rêve, il voit un croissant sortir de la poitrine d'Ertuğrul et rentrer dans son corps. Il voit un énorme platane sortir de sa poitrine et couvrir tout le ciel : son ombre s'étend sur la terre et les gens. En retournant dans son village, il demanda au sheikh de lui expliquer son rêve. Edébali l'interpréta comme un message divin lui enjoignant de donner sa fille en mariage à Osman : la foi musulmane en sortirait triomphante. Il a deux épouses, une fille et sept fils : Pazarli, Coban, Hamit, Orhan, Alaeddin Pacha, Ali, Melik, Savci.

Victoires militaires

Osman lors de son couronnement en 1281.
Expansion de l'émirat d'Osman lors de son règne.
Osman menant ses hommes à la bataille

Entre 1290 et 1300, Osman commence à attaquer ses voisins et à prendre leurs forteresses. À ce moment-là, il porte le titre de Bey et n'est qu'un vassal du sultanat seldjoukide. Il agrandit ainsi son domaine jusqu'à être voisin des Byzantins.

Osman engage le combat contre l'Empire byzantin, menant une véritable « guerre sainte » comme le laisse entendre le surnom familial de « Gazi ». Après avoir conquis le château de Bilecik, le sultan seldjoukide d'Anatolie (ou sultan de Roum) lui remet un étendard, un tambour et un caparaçon comme insignes de son pouvoir. Les prières du vendredi ne se font plus qu'en son nom et il fait battre monnaie. Il nomme grand vizir son fils Alaeddin.

Osman est acclamé comme bey de la tribu du Kayı en 1299, titre qu'il porte jusqu'à sa mort, établissant ainsi les fondations de ce qui deviendra par la suite l'empire[3].

En 1302, après une écrasante victoire (Bataille de Bapheus) sur les Byzantins près de Nicée, Osman commence à pousser ses armées au plus près des territoires contrôlés par les Byzantins et très rapidement un grand nombre de religieux et de guerriers Gazis s'installent dans les nouveaux territoires conquis.

Inquiets de l'influence croissante d'Osman, les Byzantins, qui perdent progressivement l'Anatolie, se concentrent autour de l'idée qu'il faut à tout prix empêcher Osman d'atteindre l'Europe en contenant sa progression vers l'Ouest. Mais celui-ci s'empare sans difficulté de la ville d'Éphèse sur la mer Égée.[réf. souhaitée] L'afflux constant de migrants sur ses terres renforce sans cesse l'armée d'Osman qui continue son expansion en direction des villes au bord de la mer Noire.

La dernière campagne militaire d'Osman avant qu'il ne meure de vieillesse est dirigée contre la ville byzantine de Bursa. Bien qu'il n'y participe pas en personne, la prise de Bursa s'avère extrêmement importante pour les Ottomans : cette ville, dont ils en font leur capitale, constitue une base arrière contre les Byzantins pour la prise de Constantinople (les deux villes n'étant séparées que d'une centaine de kilomètres).

Il augmente la taille de son beylicat jusqu'à İznik et Bursa, portant les terres héritées de son père d'une superficie de 4 800 km2 à une superficie de 16 000 km2.

Commémorations et évocations

Le pont Osman Gazi, construit en 2013, traversant le golfe d'Izmit porte son nom.

Osman Ier dans la culture populaire

La série télévisée turque Diriliş: Ertuğrul, relate de manière romancée la vie d'Ertuğrul Gâzi de 2014 à 2019[4], il est interprété par Emre Üçtepe.

Dans la série télévisée Kuruluş: Osman, la suite de la série précédente qui relate la vie d'Osman, il est interprété par Burak Özçivit[5].

Notes et références

  1. https://www.histoiredumonde.net/Osman-Ier.html
  2. Selon la tradition, Osman serait mort peu après la prise de Bursa par son fils Orhan Gazi le . Des recherches récentes suggèrent, cependant, que la mort d'Osman a eu lieu avant mars 1324. En mars 1324 est signé un acte (vakfiye) à Mekece au nom d'Orhan, ce qui suggère qu'Orhan est déjà souverain à cette date. Voir Colin Imber, « ʿOthmān I » dans The Encyclopaedia of Islam, New Edition, p. 180
  3. (en) « The State of Social Progress of Islamic Societies », sur Google Books (consulté le 9 mars 2020).
  4. Marie Jégo, « Le Vénézuélien Maduro séduit par Erdogan « leader du nouveau monde multipolaire » », Le Monde, (lire en ligne).
  5. « Kuruluş Osman'ın ilk tanıtım fragmanı yayınlandı! », (consulté le 30 décembre 2019)

Liens externes

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