Parti communiste irakien

Le Parti communiste irakien (en arabe : الحزب الشيوعي العراقي) est un parti politique irakien fondé en 1934. Il a joué un rôle fondamental dans l'histoire politique de l'Irak, de sa fondation aux années 1970.

Parti communiste irakien
(ar) الحزب الشيوعي العراقي

Logotype officiel.
Présentation
Premier secrétaire Raid Jahid Fahmi (en)[1],[2],[3]
Fondation [4]
Siège Al Nithal street, Bagdad
Journal Chemin du peuple[5]
Tariq ash-Sha'ab (طريق الشعب)[6]
Organisation de jeunesse Fédération de la jeunesse démocratique irakienne (en)
Slogan « Une patrie libre et un peuple heureux (en) » (وطن حر وشعب سعيد)[7]
Positionnement Gauche à gauche radicale
Idéologie Communisme[8],[9]
Marxisme[10]
Réformisme[11]
Laïcité[8]
Affiliation nationale Front national progressiste (en) (1974-1979)
Union populaire (en) (2005-2010)[5],[12]
Alliance démocratique civile (en) (2013-2018)[13],[14]
En marche (depuis 2018)
Affiliation internationale Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers
Couleurs Rouge et blanc
Site web www.iraqicp.com

Histoire

Dans les années 1930, le Parti communiste irakien mène une campagne visant à rapprocher l’ensemble des groupes politiques opposés au fascisme et au colonialisme. À son initiative se constitue une Association de lutte contre le fascisme et le nazisme[15].

Impliqué dans les plus importantes manifestations et insurrections des années 1940 et 1950, il a tenu un rôle dans le renversement en 1958 du Royaume d'Irak, qui a porté au gouvernement Abdel Karim Kassem. Très influent dans les années 1950 et 1960, il a beaucoup souffert, à partir de 1978, de la répression sous la dictature de Saddam Hussein, souvent avec le soutien de la CIA[16]. Il a alors coopéré avec les organisations kurdes, y compris sur le plan militaire, pour renverser le régime. Il participe notamment en mars 1983 à l'offensive victorieuse sur la ville d'Erbil[17].

Restant un élément important de l'opposition irakienne, il s'est opposé aux sanctions des Nations unies après la guerre du Koweït en 1991, puis s'est opposé à l'invasion américaine de l'Irak en 2003. Il a, depuis, participé aux nouvelles institutions : lors des élections législatives de , il a rejoint la Liste nationale irakienne dirigée par Iyad Allaoui, qui a obtenu 8 % des suffrages[18].

Si le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 lui a permis de sortir de la clandestinité, son engagement en faveur de la laïcité et son combat contre la corruption lui valent de subir des attaques répétées contre ses bureaux et l'assassinat de plusieurs de ses dirigeants[16]. Le parti comporte désormais deux tendances : l'une proche de la sociale démocratie et l'autre du marxisme[réf. nécessaire].

En , il s'allie au mouvement de Moqtada al-Sadr, au sein de la coalition électorale Sa’iroun (« En marche »), pour les élections législatives et provinciales de mai suivant. Les deux forces politiques s'étaient rapprochées à partir de 2015 dans le cadre d'un mouvement de protestation réclamant des réformes, la lutte contre la corruption et l'amélioration des services publics[18]'[16]. La coalition obtient 54 députés, sur un total de 329 sièges[19].

Le , le siège du parti est la cible d'un attentat faisant trois blessés[20].

En , le Parti communiste soutient les manifestations anti-corruption et anti-confessionnaliste et ses députés démissionnent en protestation contre la répression[21].

Notes et références

  1. http://www.m.ahewar.org/s.asp?aid=10292&r=0
  2. https://ar.qantara.de/content/حوار-مع-رائد-فهمي-سكرتير-الحزب-الشيوعي-العراقي-تحالف-شيوعي-إسلامي-عابر-للطائفية-في-العراق?nopaging=1
  3. http://www.rudaw.net/arabic/middleeast/iraq/041220167
  4. https://libcom.org/library/red-flag-over-babylon-brief-overview-iraqi-communist-party
  5. http://books.openedition.org/ifpo/1111?lang=en
  6. http://communist-party.org.uk/index.php?option=com_content&id=1614:iraq-government-raids-headquarters-as-communists-celebrate-78th-anniversary&catid=129:solidarity&Itemid=161
  7. Johan Franzén, Red Star over Iraq: Iraqi Communism Before Saddam, (ISBN 9781849041010, lire en ligne)
  8. http://www.iraqicp.com/index.php/about-us
  9. http://www.cpusa.org/article/interview-with-the-iraqi-communist-party/
  10. https://www.middle-east-online.com/عبدالحسين-شعبان-يفتح-ملفات-الشيوعيين-وعراق-الإسلام-السياسي
  11. http://www.iraqicp.com/index.php/sections/files/415-2018-01-29-19-32-40/3759-156
  12. https://www.alwatanvoice.com/arabic/content/print/377765.html
  13. http://www.niqash.org/en/articles/politics/3443/
  14. http://www.iraqiwomensleague.com/news_view_22794.html#.Wwt59hmp40M
  15. Maher Al-Charif, « Les communistes arabes et la lutte contre le fascisme et le nazisme (1935-1945) », Orient XXI, (lire en ligne, consulté le 16 août 2018)
  16. (en) « Iraqi Communists and Shia Sadrists unite to tackle corruption and sectarianism », sur Middle East Eye,
  17. Elizabeth Picard, « Les Kurdes d'Irak durcissent leurs revendications », sur Le Monde diplomatique,
  18. « Chiites et communistes s’allient pour les élections irakiennes », sur Le Monde.fr,
  19. Législatives en Irak : la victoire de Moqtada Al-Sadr confirmée par les résultats définitifs, article sur le site lemonde.fr, daté du 19 mai 2018.
  20. « Irak: le siège du Parti communiste allié à Moqtada Sadr ciblé par un attentat », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 25 mai 2018)
  21. « Irak. Le gouvernement a choisi le bain de sang », L’Humanité, (lire en ligne)

Source

Articles connexes

Liens externes

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