Pierre Duflos le Jeune

Pierre Duflos le Jeune est un graveur en taille-douce français, né à Lyon le et mort à Paris en .

Pour les articles homonymes, voir Duflos.
Pierre Duflos le Jeune
Pierre Duflos, Christophe Colomb fait saisir le cacique de Guanahani d'après Jean-Michel Moreau
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Biographie

Il est le fils de Nicolas-Simon Duflos (vers 1704-1761), graveur, marié à Jeanne Leblond en 1727. Il est le neveu de Claude-Augustin Duflos.

Après la mort de son père, il se rend à Paris pour parfaire son apprentissage pendant trois ans, d'après une annonce parue dans les Petites affiches lyonnaises du . Il a réalisé quelques planches pour l'ouvrage Nouvelle méthode raisonnée du blason ou de l'art héraldique, paru à Lyon, chez Pierre Bruyset Ponthus, en 1770.

Pierre Duflos s'installe à Paris en 1771, « Rue Saint-Victor, la troisième porte cochère en entrant par la place Maubert »[1].

Il se marie le en l'église Saint-Benoît-le-Bétourné avec Marie-Élisabeth Thibault (17..-1803), "femme graveur".

Il a surtout réalisé des illustrations, pour la plupart d'après Clément-Pierre Marillier, Jacques-Louis Touzé et Jean Touzé[Note 1]. En étroite collaboration avec son épouse, il a exécuté le Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités suivant le costume de toutes les nations existantes.

Il a cessé de graver bien avant sa mort car, en 1816, il est qualifié d'« ancien sculpteur en taille-douce et propriétaire ».

Fourri, roi d'Accra
Montezuma, souverain aztèque

Publications

  • Pierre Duflos, Marie-Élisabeth Thibault, Clément-Pierre Marillier, Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités, suivant le costume de toutes nations existantes ; avec des explications historiques, & la vie abrégée des grands hommes qui ont illustré les dignités dont ils étaient décorés, chez Duflos le Jeune, 1780 (lire en ligne).
  • Jean-François Vauvilliers, Abrégé de l'histoire universelle en figures, ou recueil d'estampes représentant les sujets les plus frappants de l'histoire tant sacrée que profane, ancienne et moderne, avec les explications historiques qui s'y rapportent et les portraits en médailles des héros qui ont joué le plus grand rôle dans l'histoire, ornés de leurs attributs caractéristiques, 167 planches dessinées par Charles Monnet et environ quarante figures par Clément-Pierre Marillier, l'ensemble gravé par Pierre Duflos le Jeune et réuni en quatre tomes (tomes 1 et 2 : histoire sacrée tirée de la Bible ; tome 3 : histoire des Grecs ; tome 4 : histoire des Assyriens, des Lydiens, des Perses, des Egyptiens, des Phéniciens, des Scythes), chez Duflos, Paris, 1785.
  • Costumes officiels et militaires, deux volumes, avant 1789 et an III de la République.

Artistes interprétés (ordre alphabétique)

Réception critique

  • « Certaines des représentations visuelles de l'Amérindien semblent évoquer tout naturellement cet ethos à la fois antique et aristocratique qu'on lui attribuait. Le Noble Indien de la nation d'Ottawa[5] gravé par Duflos est l'une des 264 planches qui ornent son Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités... dans lequel le texte est quasi absent... Il est vêtu du drapé à l'antique, lequel a pour effet de faire valoir sa noblesse naturelle, et adopte la pose dynamique de l'Apollon du Belvédère... L'image participe de manière éloquente à l'invention d'un Amérindien noble et rappelant l'antique, en traduisant le désir de voir l'aristocratie primitive restaurée et l'Antiquité ressuscitée en Amérique. » - Peggy Davis[6]

Musées et collections publiques

France

Pays-Bas

  • Musée Teyler, Haarlem, Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités..., 1780.

Etats-Unis

Notes et références

Notes

  1. Jacques-Louis Touzé et Jean Touzé ayant tous deux dessiné pour la gravure, leurs œuvres étant abondantes et leurs initiales similaires, le dictionnaire Bénézit (Gründ, 1999, tome 13) évoque dans son article sur Jean Touzé la difficulté d'attribution de dessins interprétés par la gravure à l'un ou à l'autre, point sur lequel la prudence est effectivement à recommander.

Références

Annexes

Bibliographie

  • Roger Portalis, Henri Béraldi, Les graveurs du dix-huitième siècle, tome second, p. 58-59, Damascène Morgand et Charles Fatout, Paris, 1881 (lire en ligne)
  • Marcel Roux, Edmond Pognon, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle - Bibliothèque nationale, Département des estampes, tome VIII, p. 96-133, Bibliothèque nationale, Paris, 1955 (lire en ligne)
  • Jules Renouvier, Histoire de l'art pendant la Révolution, 1789-1804, suivi d'une étude sur Jean-Baptiste Greuze, Slatkine Reprints, 1996.
  • Sylvie Martin-de Vesvrotte, Dictionnaire des graveurs-éditeurs et marchands d'estampes à Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles. Catalogue des pièces retrouvées, p. 668, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2002 (ISBN 2-7297-0690-9) (lire en ligne)
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999

Liens externes

  • Portail de la gravure et de l'estampe
  • Portail du XVIIIe siècle
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.