Plouray

Plouray [pluʁɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Elle fait partie du Pays du Roi Morvan et culturellement du « Bro Pourlet » (pays de Guéméné). On y portait auparavant le costume aux mille boutons, nom donné surtout à la tenue des femmes.

Plouray

L'église Saint-Yves.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Michel Morvant
2014-2020
Code postal 56770
Code commune 56170
Démographie
Gentilé Plouraysiens
Population
municipale
1 121 hab. (2017 )
Densité 29 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 47″ nord, 3° 23′ 12″ ouest
Altitude 197 m
Min. 170 m
Max. 296 m
Superficie 39,09 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Plouray
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Plouray
Géolocalisation sur la carte : France
Plouray
Géolocalisation sur la carte : France
Plouray

    Géographie

    Plouray est une commune rurale du nord-ouest du département du Morbihan appartenant à la communauté de communes du Pays du Roi Morvan. Par ses traditions, elle appartient au Pays Pourlet et à la Basse-Bretagne. Le bourg de Plouray est excentré au nord-ouest de la commune. Il est situé à l'intersection des axes routiers Rostrenen-Quimperlé (départementale 790) et Gourin-Guémené-sur-Scorff (départementale 1) et à 12 kilomètres au sud-ouest de Rostrenen et à 40 kilomètres au nord-ouest de Pontivy. La commune est bordée à l'ouest par la rivière Ellé. Elle est dominée au sud par une ligne de crête séparant les bassins versants de l'Ellé et de l'Aër qui culmine à 296 mètres d'altitude au voisinage du village de Kerroc'h. La commune a une superficie de 3 909 hectares dont 492 hectares de bois[1].


    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Plouray en 1427, en 1481 et en 1514 ; Plouzayen 1536[2] .

    Plourae en breton[2].

    L’origine du nom de la commune est controversée. Si on se réfère à la forme la plus ancienne de son nom, Plouré, on associe plou désignant une paroisse à , c'est-à-dire René, du nom de son ancien patron. Il fait d’ailleurs encore l’objet d’un culte dans l’église Saint-Yves. Cependant, si on retient la forme « Plou-Wroc », comme on la trouve parfois, on pense d’abord à Saint Guroc.

    Histoire

    Maisons nobles et seigneuries

    Blason des Toulbodou, sr de Guidfoss.

    Une douzaine de manoirs existaient autrefois sur le territoire de Plouray : Restromar, Cornouët, Saint-Noay, Limerho, Kersoulou, Goulo, Guidfoss, Kerroc'h, Kergadelau, Kervéno, Cohinec et Stanguen. Les propriétaires de ces manoirs étaient des vassaux des seigneurs de Guémené. Les terres de Plouray étaient en effet des arrière-fiefs de cette seigneurie.

    Les propriétaires du manoir de Restromar étaient les Le Trancher aux XVIe et XVIIe siècles. En 1540, il appartenait à Eustache Le Trancher. Jacques Le Trancher en rendit aveu en 1632 comme sire de Bodeno et Restromar. Les armes des Le Trancher étaient : d'or au croissant de gueules, accompagné de 3 étoiles de même.

    Le manoir de Penguilly était une juveigneurie de celui du Dréorz en Priziac. Il appartenait en 1449 à Alain le Scanff qui rendait aveu à Charles Le Scanff, sieur du Dréorz. Les armes des Le Scanff étaient : d'azur à trois glands d'or, les coques d'argent.

    Le manoir de Saint-Noay appartenait en 1526 à Jean de Saint-Noay et Catherine de Loes. Plus tard, en 1634, un autre Jean de Saint-Noay, dans un aveu au prince de Guémené, déclare qu'il existe dans la maîtresse vitre de l'église de Plouray, deux écussons qui sont d'argent à deux sangliers de sable, et deux grandes tombes à fleur de terre armoyées du dit sanglier en bosse, dans le chœur, du côté de l'évangile.

    Les propriétaires du manoir de Guidfoss étaient, aux XVIe et XVIIe siècles, les Toulbodou, une famille originaire du manoir éponyme en la paroisse de Locmalo. C'est après avoir quitté son manoir de Guidfoss en Plouray pour une partie de chasse que l'un des membres de cette famille, Jehan de Toulbodou, fut surpris par un violent orage dans la vallée de l'Ellé près du Faouët. Craignant pour sa vie, il invoquera le secours de sainte Barbe. Ayant eu la vie sauve, il fera édifier avec le concours de Jean de Bouteville, baron du Faouët, une chapelle en l'honneur de sa protectrice à cet endroit. Les armes des Tolbodou étaient : d'or semé de feuilles de houx de sinople[3].

    Le XXe siècle

    La Belle époque

    Lors des élections législatives de 1906, le clergé local fit pression sur les électeurs, refusant l'absolution aux hommes et même aux femmes dont les maris ne voteraient pas bien, c'est-à-dire en faveur de Guy de Salvaing de Boissieu, lequel fut d'ailleurs réélu député[4].

    La Première Guerre mondiale

    La Seconde Guerre mondiale

    Le , à la suite d'une dénonciation, dix résistants[5] appartenant à la compagnie FTP du commandant Charles et six jeunes Belges réfractaires[6] sont arrêtés à Plouray et fusillés le à Rosquéo en Lanvénégen[7].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1989 En cours Michel Morvant RPR-UMP-LR Conseiller général de 1985 à 2011
    Président de la Communauté de Communes Roi Morvan Communauté

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

    En 2017, la commune comptait 1 121 habitants[Note 1], en augmentation de 0,36 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4801 3281 3701 2871 4531 5811 5711 6391 662
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 4871 4701 5581 4541 5471 6051 6441 6031 671
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 7191 8531 9881 9691 9671 9781 9911 8901 684
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    1 5011 4061 3581 3011 2001 1441 1101 1041 136
    2017 - - - - - - - -
    1 121--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    La principale industrie présente sur la commune est une usine de découpe de volaille (Doux).

    Voir aussi Économie à Roi Morvan Communauté

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Dolmen près de Plouray.

    Patrimoine naturel

    L’ouest de la commune, en direction de Tregornan et de la Trinité fait partie du Site Natura 2000 Rivière Ellé, FR5300006[15].

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blason D'argent au croissant de sable accompagné de trois étoiles de gueules; au chef de sable émanché de deux pièces et deux demies chargée de deux et deux demies mouchetures d'hermine d'argent, les demies mouvantes des flancs.
    Détails
    Armes de la famille Le Trancher.
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Transports

    Voir Transports à Roi Morvan Communauté

    Télécommunications

    Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

    Santé

    Voir Santé à Roi Morvan Communauté

    Enseignement

    Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

    Culture et loisirs

    Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Gourin sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
    2. « Étymologie et Histoire de Plouray », sur infobretagne.com (consulté le 3 décembre 2019).
    3. "Les arrières-fiefs de la seigneurie de Guémené par M.L.Galles", bulletin de la société polymathique du Morbihan,2e semestre 1867
    4. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", n° du 2 juillet 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6230676q/f25.image.r=Langonnet?rk=1845502;4
    5. François Bernard, Claude Chalmé, Félix Daouphars, Marcel Jaffre, Samuel Lessard, François Le Pen, Pierre Robuc, Alban Rousseau
    6. Georges Sendele, Louis Dehenaw, Raymond Marmenout, Camille De Corte, René Metsdag, Jean De Conink ; ce dernier, blessé gravement, survécut au massacre
    7. http://lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-155.pdf
    8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    12. voir Site de Drukpa Plouray
    13. Drukpa Plouray
    14. Programme de la visite de Sa Sainteté le Dalaï Lama en France
    15. « SITE NATURA 2000 - Rivière Ellé », DIREN -Bretagne


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