Rahon (Jura)

Rahon est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Pour les articles homonymes, voir Rahon.

Rahon
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Tavaux
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Jean-Paul Malaizier
2014-2020
Code postal 39120
Code commune 39448
Démographie
Gentilé Rahonnais
Population
municipale
508 hab. (2017 )
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 15″ nord, 5° 27′ 43″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 243 m
Superficie 19,6 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Rahon
Géolocalisation sur la carte : France
Rahon

    Les habitants de Rahon sont appelés les Rahonnais.

    Il semblerait que le nom de cette commune vienne de Rubra : Alphonse Rousset, dans son Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté de 1854, indique : « Cette ville avait été surnommée [...] la ville rouge, Rubra, à cause de la couleur de son enceinte en briques. »[1]

    Géographie

    Rahon est situé à 14 km de Dole, à 47 km de la préfecture de son département du Jura : Lons-le-Saunier, et à 68 km de la préfecture de sa région la Franche-Comté : Besançon.
    La gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Dole-Ville.

    Situation de Rahon.

    Communes limitrophes

    Économie

    Agriculture, activités de loisir (centre hippique)

    Histoire

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1935 1940 Louis Laloy    
    1940 1944 Joseph Belperron    
    1944 1945 Auguste (dit Léon) Billard    
    1959 1989 Bernard Ducloux    
    1989 1995 Alain Picaud    
    1995 réélu 2008[3] Jean-Paul Malaizier    

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

    En 2017, la commune comptait 508 habitants[Note 1], en augmentation de 0,59 % par rapport à 2012 (Jura : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    588607649716825855870854850
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    849834862782808786746701666
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    602618630470430403387372358
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    361356367395444472515522508
    2017 - - - - - - - -
    508--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    • Chapelle de Notre-Dame Miraculeuse des Bois ou des Affligés[8], à l'extérieur du bourg ; reconstruite au XVIIIe siècle. Pèlerinage chaque 15 août[9].
    • Église de l’Assomption-de-la-Mère-de-Dieu, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1974[10]. Elle a été détruite par les troupes de Louis XI en 1479, une nouvelle a été construite au début du XVIe siècle. Le clocher fut reconstruit au XVIIIe siècle après un incendie, et restauré en 1990 : il est typique comtois[11].
    • Chapelle seigneuriale : tombes de Guillaume de Visemal (?-1548), écuyer, seigneur de Bretenières et de Marie de Chaussin, XVIe siècle[12].
    • Calvaire.
    • L'imposant château médiéval, son donjon et ses quatre tours ont été détruits au début du XVIIe siècle, par l'armée de Richelieu et Louis XIII, durant les guerres de 1636.
    • Chapelle de la Sainte-Vierge, construite en 1948, en reconnaissance du village épargné durant la Deuxième Guerre mondiale[13].
    • Trois maisons de la commune du XVIIIe siècle, sont inscrites en 1995 aux Monuments Historiques[10].

    Autoroute A39

    La commune est traversée par l'A39 depuis le milieu des années 1990 : « L'autoroute A39 traverse la forêt sans provoquer trop de nuisances. Son tracé initial aurait pu être tout autre, le long de l'Orain, sans l'intervention décisive, à Paris, de Jean Laloy[14] », dont Rahon était le village natal, et son père Louis Laloy, l'ancien maire, de 1935 à 1940.
    Une aire de repos se trouve sur la commune, appelée « la Vouivre », du nom de l'animal mythique de cette légende locale. (Dans l'autre sens, l'aire s'appelle « Louis Pasteur » et est sur Nevy-lès-Dole).

    Anciennes manifestations culturelles

    De 1980 à 1993, un spectacle Son et lumière se déroulait chaque été 3 soirs par semaine durant 3 semaines, aux abords de l'étang du Bief-Madame[15], , dans une des forêts de la commune. Ce spectacle alternait scènes paysannes du début du XXe siècle, et des scènes de légendes et contes populaires franc-comtois (dont celle de la Vouivre). Les participants étaient tous bénévoles de la commune, ou des communes voisines.

    Personnalités liées à la commune

    • Denis-François-Xavier Bourges (1797-1879), né et décédé à Rahon[16] ; peintre, élève de M. de Valdahon. Certains de ses portraits sont au Musée des beaux-arts de Dole[17].
    • Louis Laloy (1874-1944), ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé et docteur ès lettres, homme de lettres, critique musical, compositeur, sinologue, professeur au Conservatoire de Paris, secrétaire général de l'Opéra de Paris de 1913 à 1940, maire de Rahon de 1935 à 1940. Inhumé à Rahon, près de son fils Jean Laloy[18].
    • Claude Debussy (1862-1918), ami de Louis Laloy, qui fut son premier biographe[19], et chez qui il résida à Rahon : en 1907 il y composa et lui dédia la deuxième Image pour piano Les cloches à travers les feuilles, inspirées par celles du clocher du village[20],[21].
    • Jean Laloy (1912-1994), ambassadeur, fils de Louis Laloy. Interprète du général de Gaulle, qui le cite dans ses Mémoires de guerre, lors de sa rencontre avec Staline en 1944, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il est, successivement, de 1955 à 1977, directeur adjoint du cabinet du ministre, ministre de France à Moscou, directeur d'Europe, directeur adjoint des affaires politiques, conseiller diplomatique du gouvernement, directeur général du ministère des Affaires étrangères[22]. Professeur à l'Ecole nationale d'administration et à l'Institut d'études politiques de Paris, commandeur de la Légion d'honneur, il intervint contre le tracé prévisionnel de l'autoroute A 39 pour épargner la vallée de l'Orain[14]. Il est notamment l'auteur de Yalta, hier, aujourd'hui, demain[23].
    • Blanche Maynadier (1923-2004), écrivain et poétesse, elle écrivit plusieurs poèmes sur ce village dont était originaire sa mère : « Elle chanta ainsi Rahon où elle affectionnait son potager au bord de l’Orain : « Qu’il fait bon ! Qu’il fait beau ! Dans mon village au bord de l’eau ». Elle était devenue le chantre de son si cher pays natal. »[24]

    Bibliographie sur la commune

    • Et si Rahon m’était conté. Des origines à 1789, écrit et illustré par Jean Pernin, 1985, 88 p. (disponible gratuitement en ligne[25])

    Voir aussi

    Articles connexes

    Sources

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. La commune de Rahon, dans ce Dictionnaire.
    2. Décret de la réserve naturelle.
    3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
    4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    8. La Chapelle, sur le portail des communes de France, Loomji.fr.
    9. Article du journal La Voix du Jura. Consulté le 11 juin 2013.
    10. Monuments historiques inscrits à Rahon.
    11. Le clocher de l'église de Rahon, sur Clochers.free.fr.
    12. Ouvrage Architecture comtoise de la Renaissance de Jean-Pierre Jacquemart, note n°85, sur Rahon.
    13. La Chapelle de la Sainte-Vierge, sur le site Racines Comtoises.
    14. Article sur Rahon, journal Pays Dolois n°48, septembre 2007.
    15. « De 1980 à 1993, Rahon a brillé par ses Sons et Lumières sur l'étang du Bief-Madame. » Article du journal Pays Dolois, septembre 2007.
    16. Notice dates et lieu naissance et décès du peintre sur le portail des collections des musées.
    17. Ses peintures à Dole, sur le portail des collections des musées.
    18. « Il [Louis Laloy] meurt en 1944 et repose au cimetière de Rahon, avec auprès de lui son fils, Jean, grand serviteur de l’Etat. » sur la page de Louis Laloy, du site des Auteurs Comtois.
    19. La biographie de Debussy, sur Google Books.
    20. Page de Louis Laloy, du site des Auteurs Comtois.
    21. Article sur Laloy et Debussy.
    22. Notice sur la vie et les travaux de Jean Laloy (1912-1994), Institut de France, , 27 p.
    23. Jean Laloy, Yalta, hier, aujourd'hui, demain, Robert Laffont,
    24. Daniel Hunzinger, dans son article Rahon, la colombe s'est envolée, du journal Voix du Nord, 25 novembre 2004.
    25. Fichier texte du livre, en .doc.
    • Portail du département du Jura
    • Portail des communes de France
    • Portail de la Bresse
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.