Roraima

Le Roraima est un État brésilien situé dans la Région Nord.

Pour l’article homonyme, voir Mont Roraima.

Roraima

Héraldique

Drapeau

Carte de l'État du Roraima (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Administration
Pays Brésil
Capitale Boa Vista
Plus grande ville Boa Vista
Région Nord
Gouverneur Antônio Denarium (PSL)
IDH 0,818 — élevé (2000)
Fuseau horaire UTC-4
ISO 3166-2 BR-RR
Démographie
Population 450 479 hab. (2019[1])
Densité hab./km2
Rang classé 26e
Géographie
Superficie 224 299 km2
Rang classé 14e

    Géographie

    C'est la plus septentrionale des unités de la Fédération et a comme limite le Venezuela (au Nord et au Nord-Ouest), le Guyana (à l'Est), l'État du Pará (au Sud-Est) et l'État de l'Amazonas (au Sud et à l’Ouest). Il occupe une surface de 225 116 km2, c'est l'État le moins peuplé (450 479 habitants en 2019) de tous les États du Brésil et aussi celui qui a la plus faible densité de population (1,7 habitants au km2). Il abrite le point le plus septentrional du Brésil : le mont Caburaí et une bonne partie de son territoire se trouve dans l'hémisphère nord. Sa capitale est Boa Vista. Ses agglomérations les plus peuplées sont Boa Vista, Alto Alegre, Caracaraí et Rorainópolis.

    Le profil en est très varié. Aux frontières avec le Venezuela et la Guyana, nous avons les Serras de Parima et de Paracaina où se trouve le mont Roraima avec 2 810 m d’altitude[2].

    Les principales rivières de Roraima sont les rivières rio Branco, rio Uraricoera, rio Catrimani, rio Alalaú et rio Takutu.

    Son climat est équatorial et tropical (au Nord, au Sud et à l'Ouest), et tropical à l'Est.

    Roraima contient une partie de la réserve indigène des Ianomânis.

    Hydrographie

    L'hydrographie de l'État du Roraima fait partie du bassin de l'Amazone et comprend essentiellement le sous-bassin du rio Branco (345 530 km2). Cette rivière est un des affluents du rio Negro.

    Principaux affluents du rio Branco :

    • Rio Água Boa do Univiní
    • Rio Ajaraní
    • Rio Catrimari - (17 269 km2) ou Catrimani
    • Rio Cauamé
    • Rio Mucajaí - (21 602 km2)
    • Rio Xeruiní

    En plus de ces rivières nous avons (avec la surface de leur bassin)

    • Rio Anauá - (25 151 km2)
    • Takutu - (42 904 km2)
    • Rio Uraricoera - (52 184 km2),

    Histoire

    Après l'arrivée des Européens, les terres sont disputées par des Brésiliens d’origine portugaise, des Hollandais, des Espagnols et des Britanniques mais ce nouveau peuplement s'implante en nombre seulement au XVIIIe siècle, après l'élimination d'un grand nombre d'indigènes.

    La création de la freguesia de Notre-Dame du Carme en 1858, transformée en municipalité de Boa Vista en 1890 consolide l'organisation locale. La dispute pour les terres avec le Royaume-Uni, à la frontière de la Guyana ne se termine qu’en 1904 avec l'arbitrage du souverain italien Victor-Emmanuel II qui retire une partie du territoire du Pariri, incorporé à la Guyane britannique. En 1943, avec la division de l'État d'Amazonas, est créé le Territoire fédéral de Rio Branco, qui est appelé Roraima en 1962. Son occupation effective n’a lieu qu’avec la découverte d'or et de diamant. En 1988, Roraima est transformé en État.

    En 2004, un important conflit surgit à propos de la démarcation de la réserve indigène Raposa Terra do Sol (pt) qui occupe 1,7 million d’hectares et abrite quinze mille Indiens de cinq ethnies. Le gouvernement fédéral, en accord avec la plupart des Indiens, a décidé qu'elle serait continue c'est-à-dire que la ville de Uiramutã, des fermes de culture de riz et la région de frontière avec la Guyana et le Venezuela en feraient partie. Le gouvernement de l'État du Roraima et les fermiers désirent que l'homologation soit discontinue, c'est-à-dire que ces territoires soient des enclaves blanches dans la réserve. Finalement, le point de vue fédéral l’emporte.

    L’actuelle crise économique, sociale et politique au Venezuela voisin pousse plusieurs dizaines de milliers de ses citoyens à aller chercher de meilleures conditions de vie au Brésil, notamment dans le Roraima et plus particulièrement à Boa Vista qui est la grande ville brésilienne la plus proche de la frontière entre le Brésil et le Venezuela, amenant en octobre 2016 le gouvernement du Roraima à réclamer l’aide de la fédération brésilienne[3]. Parmi cet afflux de population, les amérindiens de l’ethnie Warao  venus, près d’un millier de kilomètres au nord de Boa Vista, du delta de l'Orénoque en canot, puis en autocar, auto-stop ou taxi  sont l’objet de mesures d'expulsion du Brésil, revenant cependant à Boa Vista[4].

    Le gouvernement de Jair Bolsonaro fait part de son intention en décembre 2018 de permettre l'exploitation des ressources naturelles de la réserve indigène Raposa Serra do Sol[5].


    Gouverneurs

    Liste des gouverneurs successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1988 1991 Romero Jucá PSDB  
    1991 1995 Ottomar Pinto PTB  
    1995 2002 Neudo Ribeiro Campos PPB  
    2002 2004 Francisco Flamarion Portela PSL  
    2004 2007 Ottomar Pinto PTB  
    2007 2014 José de Anchieta Júnior PSDB  
    2014 2014 Francisco de Assis Rodrigues DEM  
    2015 2018 Suely Campos PP  
    2019 en cours Antônio Denarium PSL  

    Économie

    L'économie est basée sur l'agriculture, l'élevage et l'extraction du (bois, de l'or, de diamants et de la cassitérite). On y cultive surtout, sans techniques modernes, le riz, les haricots, le maïs et la banane. L'agriculture et l'élevage occupent moins de 15 % de la surface. Une bonne partie des terres est inaccessible et 70 % de l'État est occupé par la forêt amazonienne.

    Une partie importante de l'électricité consommée dans l'État provient du Venezuela voisin (50 à 80 selon les sources). L'État du Roraima dépend également du Venezuela pour sa fourniture d'engrais et de calcaire[6].

    Les communes du Roraima

    • Les données de population sont tirées de . Les autres données de et de
    • Les municipalités et pays limitrophes sont cités dans l'ordre Nord, Est, Sud et Ouest.
    MunicipalitéPop.Surf.
    km²
    Alt.
    m
    T, °C
    Moyenne
    LimitesActivités
    Boa Vista24217956878528Amajarí, Pacaraima, Normandia, Bonfim, Cantá, Mucajaí et Alto AlegreCommerce et élevage
    Rorainópolis24615337459826Caracarai, São Luiz, São João da Baliza et l'État d'AmazonasAgriculture et élevage
    Alto Alegre2210226 1107227,5Amajari, Boa Vista, Mucajai, Iracema, et l'État d'AmazonasAgriculture et élevage
    Caracaraí17746476245232Iracema, Cantá, Bonfim, Guiana, caroebe, São João da Baliza, São luiz, Rorainopolis et l'État d'AmazonasAgriculture, pêche et commerce.
    Bonfim1262681319227,5Normandia, Guiana, Caracarai, Cantá et Boa VistaAgriculture et élevage
    Amajari60872859810026La Venezuela, Pacaraima, Boa Vista et Alto AlegreÉlevage, fromage et Beurre
    Mucajaí11649119817027Alto Alegre, Boa Vista, Cantá et IracemaAgriculture, élevage et extraction minière
    Cantá10482769110027,5Boa Vista, Bonfim, Caracarai, Iracema, et MucajaiAgriculture et élevage (Capitale de l'ananas)
    Pacaraima8215806492022Venezuela, Uiramutã, Normandia, Boa Vista et AmajariAgriculture, élevage et commerce de frontière
    São Luiz649015345230Caracaraí, São João da Baliza et RorainópolisAgriculture et élevage
    Uiramutã64308091-26La Guiana, Normandia, Pacaraima et le VenezuelaAgriculture
    Iracema6060144048027Alto Alegre, Mucarai, Cantá, Caracarai et Barcelos (AM)Agriculture élevage
    Caroebe58691209813527Caracarai, Guiana, l'État du Pará, l'État de l'Amazonas et São João da BalizaAgriculture, élevage et énergie électrique
    São João da Baliza5432432525527Caracarai, Caroebe, Urucare (Amazonas), Roraimopolis et São LuizAgriculture et commerce.
    Normandia5335700810026Uiramutã, Guiana, Bonfim, Boa vista et PacaraimaTourisme, agriculture et élevage

    Références

    1. (pt) « População », sur cidades.ibge.gov.br (consulté le 28 décembre 2019)
    2. (en) « Monte Roraima, Venezuela », Peakbagger (consulté le 12 avril 2012)
    3. Jean-Jacques Kourliandsky, « Amérique latine : regain de flux migratoires, États au pied du mur. », sur le site de l’Institut de relations internationales et stratégiques, 24 octobre 2016 (consulté le 20 avril 2017).
    4. Miguel Joubel, « Crise au Vénézuéla. Les migrants waraos sont expulsés du Brésil. », sur une-saison-en-guyane.com, (consulté le 20 avril 2017).
    5. « Bolsonaro veut exploiter une immense réserve amazonienne », sur Reporterre (consulté le 8 avril 2019)
    6. (pt-BR) « Na fronteira com a Venezuela, Roraima será prejudicada com possível guerra », sur Brasil de Fato, (consulté le 23 février 2019)

    Lien externe

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