Rorthais

Rorthais est une ancienne commune française située dans le département des Deux-Sèvres et la région Nouvelle-Aquitaine.

Rorthais
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Canton Mauléon
Intercommunalité Bocage Bressuirais
Commune Mauléon
Statut Commune associée
Maire délégué Joël Loiseau
2014-2020
Code postal 79700
Code commune 79233
Démographie
Gentilé Rorthaisiens, rorthaisiennes
Population 756 hab. (2014)
Densité 685 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 58″ nord, 0° 42′ 30″ ouest
Superficie 1,104 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Mauléon
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
Rorthais
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
Rorthais
Géolocalisation sur la carte : France
Rorthais
Géolocalisation sur la carte : France
Rorthais

    Elle se situe plus précisément dans la région historique du Mauléon.

    Géographie

    Rorthais est située au nord-ouest des Deux-Sèvres, à proximité des départements du Maine-et-Loire et de la Vendée.

    Le village de Rorthais est situé deux kilomètres à l'est de Mauléon, sur la route nationale 249, liaison entre Nantes et Poitiers et passant par Cholet.

    Toponymie

    Anciennes mentions : Rohosterium decima Rohosteri (vers 1090)[1], Rothai (1107)[1], Sanctus Hilarius de Roestais (1123)[1], Roeteys (1276)[1], Roysteis (1300)[1], Roueteys (1317)[1], Roheteys (1351)[1], Rohetoys (1407)[1], Rouhertays (1420)[1], Rouetays (1434)[1], Rouhetoys (1437)[1], St-Hilaire de Rothays (1486)[1], Routays (1512)[1], Rortays (1516)[1], Roetaix (1530)[1], Rehortois et Rouhortois (1615)[1], Rouortais (1680)[1], Rorthais (1750)[1].

    Histoire

    Ce village dépendait du doyenné de Bressuire, de la sénéchaussée de Poitiers, ainsi que de la baronnie et de l'élection de Châtillon-sur-Sèvre[1].

    Depuis le , Rorthais a été rattaché à Mauléon avec le statut de commune associée[2].

    Administration

    Maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1801 1816 Matray    
    1816 1820 Grolleau    
    1820 1827 Jean-François Fortin    
    1827 1846 Jean-Hilaire Bousseau    
    1846 1848 Jacques Basile    
    1848 1852 Pierre Noée    
    1852 1855 Pierre Lebeau    
    1855 1870 Alexis Brémaud    
    1870 1904 Théodore Albert    
    1904 1907 René Marquis    
    1907 1918 Victor Barbot    
    1918 1935 Constant Fonteneau    
    1935 1959 Désiré Lebeau    
    1959 1971 Célestin Martin    
    1971 31 décembre 1972 René Bois    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Maires délégués

    Au , la commune de Rorthais devient commune associée à Mauléon. De ce fait, elle a désormais un maire délégué qui siège au conseil municipal de Mauléon.

    Liste des maires délégués successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1er janvier 1973 1977 René Bois    
    1977 1989 Joseph Loiseau    
    1989 2005 Paul Hérault    
    2005 en cours Joël Loiseau    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    Évolution démographique
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    265173228328364359345421
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    426423393432458465434489
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    499460479492501437457435
    1936 1946 1954 1962 1968 - - -
    430464458481463---
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini [3])

    La localité compte 756 habitants en 2014[4].

    Économie

    Rorthais se développe notamment dans les domaines de l'industrialisation et de l'aéronautique. Sa zone industrielle, située à proximité du bourg attire des entreprises très performantes telles que Heuliez Bus, Go Plast ou encore Unibat. En outre, elle possède un aérodrome où l'on peut faire atterrir des avions tels que des avions de chasse. Cet aéroport sert aussi de lieu d'apprentissage pour de prestigieuses écoles du département tel que le lycée Saint-Joseph.

    À Rorthais se trouve l'unité de production d'Heuliez Bus où sont produits les autobus GX 137, GX 337 et GX 437. D'autres importantes entreprises sont installées à Rorthais : Soparvol, ATMS, Devil, Stock Inter.

    Personnalités liées à la commune

    Une noble famille, divisée aujourd'hui en plusieurs branches, porte le nom de cette commune. Ceci provient de temps anciens où les seigneurs de Rorthais étaient gardiens de ce bourg. La famille de Rorthais, anoblie sous Saint-Louis, édifia notamment le Château de la Durbelière, construit sur l'emplacement d'un édifice plus ancien, à Saint-Aubin-de-Baubigné (commune actuellement associée à Mauléon), entre 1440 et 1460. Subsistent de cette époque la tour à pans coupés et le mur d'enceinte avec ses échauguettes d'angle. Le château est remanié et embelli au début du XVIIe siècle ; les anciens ponts-levis sont remplacés par des ponts dormants. La terrasse bordant les douves est décorée d'une balustrade, l'actuel porche d'entrée est édifié. Il porte toujours aujourd'hui la date de 1631, ainsi que les armes de Renée de Rorthais et de son mari Pierre de Meulles, à qui revint le château par la dot de sa femme Renée, veuve de Rorthais. Les anciens communs qui ferment la cour sur 80 mètres de long, devenus aujourd'hui bâtiments de ferme, s'achèvent à l'ouest par une longue galerie ornée de colonnes et qui servait de manège.

    Le Château de la Durbeliere est transmis par alliance, en 1679, à la famille du Vergier de La Rochejaquelein. Henri de La Rochejaquelein y naît le 30 août 1772 ; c'est dans la cour du château que le jeune homme, devenu généralissime de l'Armée catholique et royale après la mort du Marquis de Lescure (octobre 1793), prononce le 13 avril 1793, les paroles célèbres et restées dans l'histoire : « Si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi ». Aujourd'hui, le souvenir de Henri de La Rochejaquelein, surnommé Monsieur Henri, modèle de noblesse et de bravoure, est encore vivace chez les royalistes et il demeure l'un des favoris du peuple vendéen.

    Durant les combats qui ravagent la région en 1793 et 1794, le château de la Durbelière est incendié à cinq reprises par les troupes républicaines du général Westermann. Les ruines de la Durbelière, environnées d'étangs et d'arbres séculaires, appartiennent toujours aux descendants des de La Rochejaquelein.

    Notes et références

    1. Bélisaire Ledain, Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres, Poitiers, Société française d'imprimerie et de librairie, 1902
    2. Code officiel géographique - Fiche de la commune de Rorthais, Insee, consulté le 8 juin 2017.
    3. « Notice communale de Rorthais », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 30 novembre 2010)
    4. Recensement de la population - Deux-Sèvres (document .pdf), Insee, consulté le 8 juin 2017.
    • Portail des Deux-Sèvres
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.