Rue Blanche

La rue Blanche, est une voie du nord-ouest du 9e arrondissement de Paris, en France.

Ne doit pas être confondu avec Rue du Docteur-Blanche.

9e arrt
Rue Blanche

Théâtre de Paris, 15, rue Blanche.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Saint-Georges
Début Place d'Estienne-d'Orves
Fin Place Blanche
Morphologie
Longueur 715 m
Largeur 16 m
Géocodification
Ville de Paris 1019
DGI 1009
Géolocalisation sur la carte : Paris

Situation et accès

Elle relie la place Blanche à la place d'Estienne-d'Orves. Elle est délimitée par la rue de Châteaudun au sud et la place Blanche au nord, elle donne son nom à la station de la ligne 2 du métro de Paris.

Les rues suivantes débouchent sur la rue Blanche (du nord au sud) : rue de Douai, rue de Calais, rue Mansart, rue Ballu, rue Chaptal, rue La Bruyère, rue Moncey, rue de la Tour-des-Dames, rue Saint-Lazare.

Elle est desservie par les lignes de bus RATP 68 74.

Origine du nom

Elle doit probablement son nom au passage fréquent, au XVIIe siècle, des tombereaux transportant du plâtre extrait des carrières de Montmartre.

Historique

Cette voie est un ancien chemin qui conduisait du village des Porcherons aux carrières de Montmartre. Elle commence à être bâtie vers 1670 et est indiquée sur un plan de 1672, sous le nom de « rue de la Croix-Blanche » à cause d'un cabaret qu'on voyait encore vers 1860 à l'enseigne de la Croix-Blanche[1]. Elle prend sa dénomination actuelle en 1793 et reliait alors la rue Saint-Lazare à la place Blanche.

Le côté des numéros impairs, à partir du no 39, longeait les folies du maréchal duc de Richelieu puis celle du fermier général Jean Gaillard de la Bouëxière dont les entrées principales se situaient rue de Clichy.

L'ouverture du square D'Estienne-d'Orves et de l'église de la Trinité a fait disparaitre les 10 premiers numéros impairs.

L'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) a longtemps été surnommée « Rue Blanche » dans le milieu théâtral, puisqu'elle y fut domiciliée au no 21 de 1942 à 1997.

En 2012, Criteo y installe son siège social.

Bâtiments remarquables et personnalités

  • No 2 : Charles Guillemaut (1809-1886), général et homme politique, y est mort le 17 décembre 1886[réf. nécessaire].
  • No 3 : Camille-Pierre-Alexis Paganel (1795-1859), homme politique, y est mort le 17 décembre 1859[2].
  • No 5 : Gaudin, duc de Gaëte, ministre des finances de Napoléon y habita en 1829-1841. Émile Léon Paul Salmson, officier de la Légion d'honneur, fils de Jean Jules Émile Salmson, fondateur de Salmson, y a habité[3]. Siège de la Fondation Danielle-Mitterrand - France Libertés.
  • No 6 : anciens locaux de la librairie Simon et Lucien Kra (1919-1941).
  • No 8 : Léon Laya, auteur dramatique, y habite et y meurt le [réf. nécessaire].
  • No 10 : Léon Faucher (1803-1854), homme politique, journaliste, économiste, ministre de l’Intérieur, mort le , à Marseille, au retour d’une cure en Italie y habitait[4].
  • No 15 : théâtre de Paris.
  • No 25 : église évangélique allemande de Paris dont la façade fut construite en 1911, d'après les plans de l'architecte Karl Mohrmann (de), dirigé alors par Édouard-Jean Niermans.
  • No 27 : l'artiste peintre Achille-Gatien Gallier y meurt le [5].
  • No 28 : centre de secours de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
  • No 44 : maison de Jean-François Boursault dit « Boursault-Malherbe », il y meurt en 1842 et sa maison fut vendue en 1858 à Théodore Ballu[réf. nécessaire].
  • No 47 : Manuel Francisco de Barros e Sousa, vicomte de Santarém (1791-1856), historien, diplomate et homme d'État portugais y est mort le [6].
  • No 49 : Louis Diémer, compositeur et professeur au Conservatoire y habite et y meurt le [7].
  • No 51 : bâtiment d’époque Directoire bien conservé.[réf. nécessaire]
  • No 54 : Firmin Gémier (1869-1933), acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, y est mort le [8].
  • No 64 : Jacques-Louis-Ange-Eugène Begoügne de Juniac (1810-1881), général, fils de Jacques Begoügne de Juniac, y est mort le [9].
  • No 70 : Daniele Manin, l'homme politique italien, y habite et y meurt le ; une plaque commémorative sera inaugurée en mars 1877[10]. Stéphanie-Marie Arnoult de Joyeuse, baronne Coppens, y habite et c'est chez elle que se réunissent le , « les représentants du peuple » opposés au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte[réf. nécessaire].
  • No 72 : l'artiste peintre Juliette Fauchot-Baillion y est née le [11]. Jules Garcin, violoniste, chef d'orchestre et compositeur, a longtemps habité le no 72 avec sa famille[réf. nécessaire]. Albert Barré, auteur dramatique, y a vécu et y est mort (1854-1910)[réf. nécessaire].
  • No 77 : atelier du peintre Edgar Degas jusqu'en 1870[12],[13].
  • No 78 : l'architecte Théodore Ballu y habite et y meurt le [réf. nécessaire].
  • No 96 : André Antoine y louait un atelier en 1887[14].

Notes et références

  1. Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris, Paris, 1844.
  2. « Avis de décès de Camille-Pierre-Alexis Paganel », gallica.bnf.fr.
  3. « Cote LH/2449/70 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  4. « Avis de décès de Léon Faucher », gallica.bnf.fr.
  5. Acte de décès d'Achille-Gatien Gallier sur le site des Archives de Paris 9e, acte no 2547.
  6. « Manuel Francisco de Barros e Sousa », gallica.bnf.fr.
  7. Acte de décès de Joseph-Louis Diémer sur le site des Archives de Paris 9e, le 21 décembre 1919, acte no 903, vue 26/29.
  8. « Obsèques de Firmin Gémier », gallica.bnf.fr.
  9. « Obsèques de Jacques-Louis-Ange-Eugène Begoügne de Juniac », gallica.bnf.fr.
  10. « On vient de placer sur la façade d'une maison de la rue Blanche, au 70, une plaque commémorative en marbre noir, sur laquelle on lit en lettres d'or, etc. », Le Temps, 24 mars 1877.
  11. Acte de naissance de Juliette-Marie-Louise Baillion sur le site des Archives de Paris 9e, acte no 669.
  12. Blandine Bouret, « Mémoires des lieux. Les ateliers du bas-Montmartre. II : autour de la place Pigalle », La Gazette de l'Hôtel Drouot, no 22, 1er juin 2001, p. 44-46.
  13. Nathalia Brodskya, Edgard Degas, Parkstone International, 2012, 200 p.
  14. « André Antoine, Mes souvenirs sur le Théâtre-Libre, Fayard, Paris, 1921, p. 58. », gallica.bnf.fr.
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