Rue Caulaincourt

La rue Caulaincourt est une rue du 18e arrondissement de Paris.

18e arrt
Rue Caulaincourt

La rue Caulaincourt au niveau du pont enjambant le cimetière de Montmartre.
Situation
Arrondissement 18e
Quartier Grandes-Carrières
Début Boulevard de Clichy
Fin Rue du Mont-Cenis
Morphologie
Longueur 1 245 m
Largeur 20 m
Historique
Création 1867
Dénomination Caulaincourt
Géolocalisation sur la carte : Paris
Images sur Wikimedia Commons

Situation et accès

Ce site est desservi par la station de métro Lamarck - Caulaincourt.

Origine du nom

Elle porte le nom du général de Caulaincourt, duc de Vicence (1773-1827), défenseur du quartier en 1814.

Historique

Cette rue, ouverte en 1867, a reçu son nom actuel en 1869.

Elle a la particularité de franchir un angle du cimetière de Montmartre sur un viaduc, appelé le pont Caulaincourt, qui permit de la prolonger de la rue Joseph-de-Maistre jusqu'au boulevard de Clichy. Ce viaduc fut inauguré le .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

  • Au no 1 se trouvait l'ancien hippodrome de Montmartre, construit de 1898 à 1900 en remplacement de l'hippodrome du Champ-de-Mars (1894-1899), qui avait succédé à l'hippodrome au pont de l'Alma (1877-1892). Il pouvait recevoir 7 000 spectateurs dont 5 000 assis et fut inauguré le [1]. Il comprenait un grand restaurant, L'Hippodrome, ensemble construit par Édouard-Jean Niermans avec deux grands panneaux peints par Vincent Lorant-Heilbronn pour le propriétaire M. Heitz. En 1905, le cirque de Buffalo Bill s'y produit et le peintre Maximilien Luce y consacre une série d'œuvres. Le célèbre cow-boy habite alors à l'hôtel Terrass[2]. Il fut transformé en 1907 en cinéma, et par la suite en skating-ring. Léon Gaumont en fit en 1911 une salle pour projections cinématographiques, avec une capacité de 3 400 personnes : le Gaumont-Palace. Cette salle fut remaniée en 1931. Avec ses 5 000 places, elle représentait le plus grand cinéma d'Europe (aujourd'hui, c'est le Grand Rex). Son cadre de scène de 24 mètres sur 13 contenait un écran considéré comme l'un des plus grands du monde. Au Gaumont-Palace, toutes les séances débutaient par un morceau joué par un orchestre, puis en 1932, un grand orgue Christie est installé, et un organiste remplaça l'orchestre. Cette salle fut détruite en 1973[réf. nécessaire] et remplacée par les actuels magasin Castorama et hôtels Mercure et Ibis.
  • Maquis[3], rue Caulaincourt, atelier d'Amedeo Modigliani.
  • No 21 : emplacement d'un atelier de Toulouse-Lautrec[4].
  • No 23: le dessinateur humoristique Raoul Guérin (1890-1984), créateur du personnage de Toto Guérin qui lui valut d'être ainsi surnommé, y vécut.
  • No 34 : emplacement de l'ancien moulin de la Fontaine-Saint-Denis[réf. nécessaire].
  • No 58 : immeuble construit par Pierre Humbert, où habita Théophile Alexandre Steinlen[réf. nécessaire].
  • No 59 : domicile du peintre Abel Bertram (1871-1954) déjà dans les lieux en 1904 et qu'il quitta avant 1908[5].
  • No 68 : emplacement du café-concert La Gaieté-Caulaincourt[réf. nécessaire].
  • No 73 : immeuble où le peintre Auguste Renoir habita vers 1902-1903. Domicile du peintre, dessinateur et lithographe suisse Théophile Alexandre Steinlen à la même époque[6]. C'est également là qu'il mourut le 13 décembre 1923. Le couple d'artistes peintres, Jules Pascin et Hermine David, habita aussi à la même adresse dans les années 1920[7].
  • No 87 : emplacement de l'atelier, vers 1910, de Charles Léandre, dessinateur[réf. nécessaire].
  • No 89 : le peintre Georges Kars (1882-1945) y installe son atelier en 1933[8].
  • No 93 : emplacement du Cabaret des Arts vers 1909[réf. nécessaire].
  • No 110: le peintre Roland Oudot (1897-1981) y vécut.
  • No 121 : Felician Myrbach y avait un appartement qui fut mis sous séquestre. Maurice Asselin, artiste peintre, y résida également.

Notes et références

  1. Compte-rendu de l'ouverture de l'Hippodrome de Montmartre le 13 mai 1900 : Un M. du B. « Spectacles et concerts, ouverture de l'Hippodrome », Le Figaro, 15 mai 1900, p. 2, 6e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  2. André Roussard, Les Peintres à Montmartre, Paris, 1999, 640 p. (ISBN 9782951360105), p. 387.
  3. , « Le maquis de Montmartre en photos », www.montmartre-secret.com.
  4. Éric Biétry-Rivierre, « Dans les pas de Toulouse-Lautrec », Le Figaro, samedi 28 et dimanche 29 juillet 2018, p. 14.
  5. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, Éditions A. Roussard, 1999, p. 70.
  6. Bottin, 1905.
  7. Jean-Jacques Lévêque, Les Années folles 1928-1939. Le triomphe de l'art moderne, ACR Éditions, 1992.
  8. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, Éditions A. Roussard, 1999, p. 336.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

  • Portail de Paris
  • Portail de la route
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.