Rue des Anglais

La rue des Anglais est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement de Paris.

Ne doit pas être confondu avec Rue des Anglaises, Impasse des Anglais ou Rue des Anglais (Liège).

5e arrt
Rue des Anglais

La voie vue en direction du boulevard Saint-Germain.
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Sorbonne
Début Rue Galande
Fin Boulevard Saint-Germain
Morphologie
Longueur 74 m
Largeur 10 m
Historique
Création Avant XIIIe siècle
Dénomination Avant XIIIe siècle
Géocodification
Ville de Paris 0327
DGI 0346
Géolocalisation sur la carte : Paris
Images sur Wikimedia Commons

Situation et accès

La rue des Anglais est accessible à proximité par la ligne de métro à la station Maubert - Mutualité, ainsi que par les lignes de bus RATP 47 63 86 87.

Origine du nom

Son nom renvoie aux étudiants anglais de l’université de Paris qui y résidaient au XIIIe siècle[1].

Historique

La rue des Anglais, vue depuis la rue Galande, en 1913.

La « rue des Anglois » formait l'une des limites du fief du clos de Garlande.

Elle fut encore au XVe siècle, selon Guillebert de Mets, le quartier général des couteliers.

Elle est citée sous le nom de « rue des Anglois » dans un manuscrit de 1636.

Depuis la rue Lagrange, son côté gauche a été remodelé par l'urbanisme haussmannien, qui l'a élargie, sauf au niveau du no 9, où l'immeuble n'a pas bougé. Sur le côté droit, en revanche, et jusqu’à la rue Domat, le foncier est resté identique à celui du Moyen Âge : parcelles petites et allongées. Certains immeubles voisins dans la rue Galande ont même gardé les toits en pignon de la période médiévale. L’autre extrémité de la rue des Anglais vers l’ancienne rue des Noyers a été détruite pour réaliser la percée du boulevard Saint-Germain[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

  • Au no 4, l’emplacement de l'ancien cabaret du Père Lunette tant célébré par les écrivains de la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui la boutique possède encore quelques peintures murales de l’ancien bistrot, inscrites comme monuments historiques[3].
  • Au no 5 s’élevait la maison de ville (aujourd’hui disparue) de l’abbaye de Pontigny, abbaye cistercienne de Bourgogne.
  • Au no 8, dans les années 1970, l'actuel Babylon a abrité la première boîte gay de Paris[réf. nécessaire], sur le modèle des boîtes californiennes. Cette boîte de nuit a appartenu notamment à Emmanuelle Béart.

Notes et références

  • Portail de Paris
  • Portail de la route
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