Saint-Genest-sur-Roselle

Saint-Genest-sur-Roselle est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Saint-Genest-sur-Roselle

La mairie de Saint-Genest-sur-Roselle.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Condat-sur-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Briance - Sud-Haute-Vienne
Maire
Mandat
Jean-François Ducher
2014-2020
Code postal 87260
Code commune 87144
Démographie
Population
municipale
520 hab. (2017 )
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 14″ nord, 1° 25′ 37″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 421 m
Superficie 19,22 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Saint-Genest-sur-Roselle
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
Saint-Genest-sur-Roselle
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Genest-sur-Roselle
Géolocalisation sur la carte : France
Saint-Genest-sur-Roselle

    Géographie

    Localisation

    Situation de la commune de Saint-Genest-sur-Roselle en Haute-Vienne.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Saint-Genest-sur-Roselle[1]
    Saint-Paul
    Saint-Hilaire-Bonneval Saint-Bonnet-Briance
    Vicq-sur-Breuilh Glanges

    Toponymie

    Durant la Révolution, la commune porte le nom de Sans-Préjugé[2].

    En occitan, la commune s'appelle Sent Giniés.

    Histoire

    En 1600, on la retrouve sous le nom de Saint-Genyeix, on y trouvait 180 feux (environ 700 habitants). L'agriculture y dominait, on y cultivait le froment, le seigle, la vigne et les châtaigneraies. Les seigneurs possédant la commune étaient messieurs de Sauveboeuf de Pierre-Buffière, l’évêque et les jésuites de Limoges ainsi que le seigneur de Valage.

    En 1700, la famille Bégougne était la famille la plus importante de la commune, les villages de Fardissoux, Juniac et la Pauserie lui appartenaient. Les Bégougne étaient originaires de Roziers Saint Georges, qu'ils quittèrent en 1620. Jean Bégougne de Juniac fut gendarme dans la garde royale en 1772, devint colonel du premier hussard, puis baron de l'Empire en 1809. Son frère Paul-Étienne fut maire de Saint-Genest et bâtit la maison neuve de Juniac à la fin du XVIIIe siècle. Mais les Bégougne sont surtout des membres du clergé : Jean Bégougne fut curé de Saint-Genest, emprisonné durant la terreur, remis en liberté, il reprit sa charge et mourut en 1823.

    Au début de la Révolution, le Limousin était la province la plus pauvre de France, la Haute-Vienne était divisée en deux. Le Nord, plus riche et plus ouverte, voyait partir nombre de ses enfants vers d'autre provinces où ils exerçaient trois ou quatre mois par an les métiers de scieur de long ou de maçon. Le Sud, plus pauvre, vivait pratiquement en autarcie.

    En 1789, on y trouvait environ 690 habitants, répartis dans ce qui est encore le territoire communal. Les artisans étaient nombreux, au bourg il y avait trois aubergistes et un cabaretier, un maçon, Martial DUBOIS. Dans les villages, on trouvait notamment Guillaume Sarre maçon à Maraval, Léonard Pauliac charpentier et Joseph Faure meunier à Teignac. Léonard Faure charpentier aux maisons neuves. Il y avait aussi des tisserands qui travaillaient le chanvre, des bouviers qui transportaient les grains, des charrons, des taillandiers qui fabriquaient les outils agricoles et des forgerons.

    Catherine Filhoulaud était l'accoucheuse de la commune, Gay-Delage en était le curé. Le doyen de Saint-Genest était Léonard Fauché du bourg, âgé de 73 ans. Les vieux avaient une importance particulière surtout pendant les réquisitions militaires, nombreuses en 1792 et 1793. En effet quand un jeune de la commune ne savait pas la date exacte de sa naissance, importante pour le recensement militaire, le maire faisait appeler les trois plus anciens qui se concertaient et déterminaient l'âge du futur volontaire. Les noms de familles les plus fréquents étaient : Fauché, Duché, Dubois, Faure, Demars et Sarre.

    Le tout premier maire de Saint-Genest fut Pierre Lalet. Pardou Lagrange, propriétaire à la Nadalie, fut le premier agent national nommé par le district.

    En 1793, c'est Léonard Sarre, propriétaire au Pouyol, qui remplaça Pierre Lalet à la tête de la commune. Sarre est une figure marquante de Saint-Genest, il donna à la commune une véritable impulsion révolutionnaire, son anticléricalisme radical lui attira les foudres des curés et d'une certaine partie de la population. Les officiers municipaux était : Pierre Faure, Pierre Blanchon, Jean Narbonne, Pierre Fauché dit Broque, Pierre Chabrié, Pierre Mandeix et Guillaume Roux dit Belliqué. C'est en 1793 que commence le registre municipal (il en existait un avant mais il a été égaré).

    La Terreur instituée par Robespierre en septembre sera relayée par l'administration jusque dans les plus petits villages, Les églises furent fermées et rebaptisées Temples de la raison et devaient servir la cause de la Révolution. Les biens du clergé deviennent biens nationaux. Ainsi, la prairie située devant l'église fut vendue et l'argent de cette vente renfloua les caisses de la commune. Le presbytère devint maison commune, siège du corps municipal et de toutes les réunions publiques. On y emprisonna même des réfractaires et on y brûla des faux assignats. Malgré la vente des biens du clergé, la commune demeura très pauvre. L'agriculture subit les caprices de la météo. En juillet 1792, un « affreux ouragan », terme emprunté au registre municipal, frappa la commune. L'année suivante, un orage de grêle détruisit les récoltes. Six commissaires, nommés par le maire évaluèrent les pertes à plus de 600 livres. On peut lire dans leurs conclusions, que la moitié des récoltes de blé noir, de chanvre et quelques arbres fruitiers furent détruits.au printemps suivant, une terrible sécheresse emporte les épis qui avaient résisté à la grêle. Face à cette catastrophe, le maire prit des mesures importantes, il interdit aux aubergistes de donner du pain aux habitants de la commune afin de garder ce pain pour les étrangers de passage. Il décida aussi de vendre du bois communal qui servit à la construction de bateaux dans le port de Rochefort.

    Christophe Dijoux

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 2008 Marcel Gaguet SE  
    mars 2008 En cours Jean-François Ducher[3]    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

    En 2017, la commune comptait 520 habitants[Note 1], en augmentation de 7 % par rapport à 2012 (Haute-Vienne : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    656719678768706728707746713
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    702658703691642668664744681
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    667650635619587559544517506
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    439427346361393385411464509
    2017 - - - - - - - -
    520--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    La population de Saint-Genest n'a cessé de décroître, au XVIIIe siècle on y trouvait 1 300 hab., en 1680 il y avait 700 hab., en 1789 il y avait 690 hab., un peu moins de 400 habit. en 2000 et aujourd'hui on y trouve un peu moins de 500 habitants.

    Lieux et monuments

    L'église.

    Saint patron : saint Genest, martyr fêté le 25 août.

    Saint-Genest possède une des 18 églises fortifiées du Limousin. Église romane au portail de style limousin et au clocher carré à éléments de fortification. Son style indique le XIIe siècle. Nef de trois travées terminées par le chœur formé d'une travée et d'une abside demi circulaire.

    Personnalités liées à la commune

    Marcel Rigout est inhumé, dans le cimetière de Saint-Genest-sur-Roselle.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    • Portail de la Haute-Vienne
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.