Saint-Jacques-de-la-Lande

Saint-Jacques-de-la-Lande est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Pour les articles homonymes, voir Saint-Jacques.
Cet article possède un paronyme, voir Jacques Delalande.

Saint-Jacques-de-la-Lande
L'église dans le bourg historique, l'aéroport Rennes-Saint-Jacques et la roselière de la Morinais.
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Rennes-5
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Emmanuel Couet
2014-2020
Code postal 35136
Code commune 35281
Démographie
Gentilé Jacquolandins, Jacquolandines
Population
municipale
13 087 hab. (2017 en augmentation de 16,11 % par rapport à 2012)
Densité 1 106 hab./km2
Population
aire urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 56″ nord, 1° 43′ 07″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 47 m
Superficie 11,83 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Saint-Jacques-de-la-Lande
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Saint-Jacques-de-la-Lande
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Saint-Jacques-de-la-Lande
Liens
Site web Site officiel

    La commune est limitrophe de Rennes, Chavagne et Bruz. Elle fait partie de Rennes Métropole et avec 12 303 habitants en 2014, elle est la quatrième ville de l'agglomération et la 7e ville d'Ille-et-Vilaine[1]. La ville abrite notamment sur son territoire communal l'aéroport de Rennes, également nommé aéroport Rennes-Saint-Jacques.

    Ses habitants s'appellent les Jacquolandins.

    Géographie

    Localisation

    Saint-Jacques-de-la-Lande se situe au centre de l’Ille-et-Vilaine, au sud-ouest de Rennes. Elle fait partie de Rennes Métropole.

    Communes limitrophes de Saint-Jacques-de-la-Lande
    Le Rheu Rennes
    Noyal-Châtillon-sur-Seiche
    Chavagne Bruz Chartres-de-Bretagne
    Carte de la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande.

    Morphologie

    La morphologie de la commune est particulière : sa forme de requin est assez rare pour être signalée, et les quatre principaux quartiers sont fortement différenciés et éclatés entre les faubourgs de Rennes, le bourg historique et de nouvelles opérations urbaines, sans qu'il y ait entre eux de continuité bâtie. Cette discontinuité est également un effet de la présence, passée ou présente, de grandes emprises industrielles ou d'équipement. On distingue les quartiers de :

    • Saint-Jacques Aéroport est le bourg historique de Saint-Jacques. Il est situé au sud du territoire de la commune, entre l’aéroport de Rennes au nord et à l'ouest, le parc des expositions de Rennes au sud (Bruz) et l’Usine PSA de Rennes à l’est (Chartres-de-Bretagne). Vers 1941 le petit aérodrome est agrandi par les Allemands, puis dans les années 1960 une partie du bourg est rasée pour rallonger la piste principale. Le quartier se compose principalement de pavillons et de petits collectifs. On y trouve également l’église et le Théâtre l’Aire Libre. Ce quartier compte 2 000 habitants.
    • Pigeon Blanc ou Saint-Jacques Rue de Nantes, situé à l'intérieur de la rocade, entre les quartiers rennais de Cleunay et de Bréquigny. On y trouve des activités ludiques (écoles, danse, musique), ainsi que la mairie annexe proposant les services d'état civil et les permanences sociales (bâtiment précédemment utilisé comme mairie, depuis 1965 jusqu'en 2015[2]). Ce quartier compte 3 500 habitants, et ses deux axes structurants sont la rue de Nantes et le boulevard Jean-Mermoz qui prennent naissance dans Rennes.
    • Le centre-ville. Il est composé de la zone de la Morinais, des Coteaux de la Maltière et du lotissement de la Chevrolais. Il se trouve entre les deux quartiers précédents. Ce quartier compte plus de 3 000 habitants. On y trouve la mairie, l'école Suzanne Lacore / Haut-Bois, le collège Jean Moulin, la médiathèque Lucien-Herr, l’Epi Condorcet (équipement public intégré qui comprend sur 9 000 m2 un ensemble de structures telles que le service petite enfance et le service culture sport et vie associative, le Centre de la Lande et l'Office Jacquolandin des Sports ), le gymnase Alice-Milliat et le théâtre Dromesko. Un parc de 45 hectares est accessible aussi sur ce quartier. Il offre des espaces et des milieux naturels, des lieux de détente et de loisirs, des terrains de sport, des chemins de promenade et des pistes cyclables rejoignant les étangs d'Apigné sur Rennes.

    Transports

    Desserte actuelle

    La commune est desservie par les bus du service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) de Rennes Métropole.

    Le quartier de la Morinais est desservi par les lignes C6, 13, 37 et 57. Celui de la Gautrais est desservi par les lignes 13 et 57 et enfin la rue de Nantes est desservie par les lignes C5 et 13.

    La gare de Saint-Jacques-de-la-Lande est desservie par le TER Bretagne de la ligne de Rennes à Redon.

    Desserte future

    La ligne b du métro rennais desservira la commune où sera implantée la station Saint-Jacques-Gaîté, terminus de la ligne, également sur le site de La Courrouze.

    Toponymie

    Extrait de la Tabula ducatus britanniae gallis, où l’on peut lire « S. Iames ». Le symbole utilisé signifie pagi (bourgs).

    Le premier nom de la commune est donné par le pape Alexandre III en 1164 : Notre-Dame de la Forêt. Quelques années plus tard, la localité est renommée Saint-Jacques de la Forêt, en l'honneur du premier évêque de Rennes, Jacques 1er, cette toponymie est officialisée par le pape Innocent II en 1208. Les formes anciennes sont : S. Iames (XVIIe siècle), Sancti Jacobi de Foresta (1208)[3], Sancti Jacobi de Landis. Durant le XVIIIe siècle, Saint-Jacques de la Forêt devient Saint-Jacques de la Lande. Après la Révolution française, et pendant une courte période, les appellations religieuses sont retirées, et Saint-Jacques de la Lande devient Jacques de la Lande. Le nom breton de la commune est Sant-Jakez-al-Lann[3]. En gallo, le nom s’écrit Sènt Jaq (écriture Moga)[4] ou Saent-Jaq[5].

    Histoire

    Les premiers habitants de la région sont des mongoloïdes étrusques. Ils proviennent de l'actuelle Russie et sont arrivés quelques siècles avant l'ère chrétienne. Ils sont chassés par les Celtes et les Ibères, puis par les Romains qui érigent des temples (notamment le Temple de Blosne). Durant les ères celte et romaine, la forêt est défrichée et des populations sédentaires s'installent.

    En 1790, Saint-Jacques de la Lande est officiellement reconnue comme une commune française. La commune de Saint-Jacques a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze et la citation suivante : « En dépit des incessants bombardements dus à la présence d’un camp d’aviation, a supporté ses deuils et ses ruines avec courage et a poursuivi sans faiblir sa résistance. A donné ainsi un réel exemple de foi dans sa destinée et dans celle de la France. »[6]. Depuis les années cinquante, les habitants de Saint-Jacques de la Lande s'appellent les Jacquolandin(e)s.

    Le Journal officiel de la République française du indique qu'une pétition signée par 244 habitants de la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande et protestant contre la Loi de 1901 a été remise par Louis Félix Ollivier, député des Côtes-du-Nord, sur le bureau de la Chambre des députés[7].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Emmanuel Couet, maire depuis septembre 2007.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1790 Alexandre Jean-Baptiste Lelievre du Hautaulnays    
    1790 1791 Michel Verger    
    1791 1815 Guillaume Tezé    
    1815 1830 Clément Fortune Kerlero de Rosbo    
    1830 1831 Joseph-François Hamon    
    1831 1851 Francois Sindo    
    1851 1868 René de Gourden    
    1868 1870 Julien Fraleu    
    1870 1887 Auguste de La Motte du Portal    
    1887 1888 Joseph Demeuré    
    1888 1893 Auguste de La Motte du Portal    
    1893 1902 Joseph Vatar    
    1902 1919 Hippolyte Vatar    
    1919[8] 1923 Hippolyte Vatar    
    1922 1925 Joseph Pichard   Maraîcher
    1925 1945 Francisque Daniel Radical Conseiller d'arrondissement
    1945 1959 Jean Pont SFIO  
    1960 1971 René Vilboux   Ancien boucher-traiteur
    1971 1989 Georges Cano PS Menuisier
    Conseiller général du canton de Rennes-Sud-Ouest (1985-1994)
    1989 2007 Daniel Delaveau PS Journaliste
    Conseiller général du canton de Rennes-Sud-Ouest (1994-2008)
    Maire de Rennes et président de Rennes Métropole (2008-2014)
    2007 en cours Emmanuel Couet[9] PS Président de Rennes Métropole (depuis 2014)

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

    En 2017, la commune comptait 13 087 habitants[Note 2], en augmentation de 16,11 % par rapport à 2012 (Ille-et-Vilaine : +5,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    788533731788829714772796907
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9249019179309971 0371 1401 1701 125
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1011 0561 0821 2401 6411 8122 0802 2053 472
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    4 6376 5876 8816 3246 1897 5829 64210 71212 917
    2017 - - - - - - - -
    13 087--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Activités culturelles et sportives

    Sports

    L’association a été créée en 1971 par Flavio Ortis et Daniel Bouet. Les 40 ans ont été fêtés en 2011 avec la mise en place d’un tournoi familial mêlant toutes les catégories d'âge. L’association est adhérente à l’OJS (Office Jacquolandin des Sports), organisme qui permet aux associations de la commune d’avoir une aide sur des points professionnels (travail, juridique, comptabilité, etc.).

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Château du Haut-Bois.

    Il n’y a aucun monument historique protégé à Saint-Jacques-de-la-Lande. On trouve cependant plusieurs édifices inventoriés ; la base Glad du service de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la région Bretagne renvoie 311 fiches en résultats.

    L’église paroissiale Notre-Dame construite par Jacques Mellet au milieu du XIXe siècle[13],[14].

    Le château du Haut-Bois du XVIIIe siècle[15].

    Au lieu-dit la Maltière, s’élève une butte qui a été le lieu de 79 exécutions de résistants par l’occupant allemand entre 1940 et 1944. Tous les 30 décembre sont commémorés les 25 résistants communistes fusillés en 1942[16].

    En 2007, un centre de rétention administrative a été ouvert sur la commune[17],[18] à proximité de l’aéroport.

    L'église Anastasis (église de la Résurrection) est située dans le quartier de la Morinais. La première pierre a été posée en novembre 2015 et son ouverture est prévue pour 2017[19]. Elle est l’oeuvre de l’architecte portugais Alvaro Siza. Elle a été consacrée le 11 février 2018[20]. Elle abrite une statue de Vierge à l’Enfant, œuvre du sculpteur Georges Serraz (1883-1964)

    Patrimoine naturel

    Le parc de la Morinais suit la vallée du Blosne. Conçu par l’atelier Bruel-Delmar, il a reçu le grand prix national des zones humides en 2012.

    Les « gravières du sud de Rennes » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de 845 hectares situé le long de la Vilaine. C’est une zone humide composée d’eaux douces stagnantes, de prairies humides et de mégaphorbiaies. Elle s’étend également sur les communes voisines[21].

    Dans le cadre du schéma de cohérence territoriale (SCOT), plusieurs zones ont été identifiées comme « milieux naturels d’intérêt écologique » (MNIE) par le Pays de Rennes[22].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. https://www.20minutes.fr/rennes/1510983-20150106-ille-vilaine-top-10-communes-plus-peuplees
    2. Vivre à Saint-Jacques (Mensuel municipal) (photogr. J. Casanel), Saint-Jacques-de-la-Lande, Ville de Saint-Jacques-de-la-Lande (no 47), , 15 p. (lire en ligne), St-Jacques et ses mairies... 75 ans pour trouver sa place ! (page 9)
    3. « Résultats concernant « Saint-Jacques-de-la-Lande » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 6 juin 2012)
    4. Noms de lieudits et de personnes à Rennes (35), Bèrtran Ôbrée et Mathieu Guitton, Chubri, p. 17.
    5. « Fiche descriptive de la ville de Bruz », sur Geobreizh (consulté le 6 juin 2012).
    6. Notice no IM35019568, sur Gertrude, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
    7. "Journal officiel de la République française, n° du 11 mars 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64666905/f20.image.r=ch%C3%A2teaubourg?rk=85837;2
    8. Les élections des maires : arrondissement de Rennes, L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269 (lire en ligne).
    9. « Elections Municipales 2014 - Saint-Jacques-de-la-Lande », sur Elections Ouest-France, Ouest-France.
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    13. Notice no IA00130852, base Mérimée, ministère français de la Culture
    14. Notice no IA00130852, sur Gertrude, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
    15. Notice no IA35040733, sur Gertrude, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
    16. Les Anciens Combattants d’Ille-et-Vilaine - Mémoire de guerre
    17. 19/20 France 3 Bretagne du 8 avril 2009.
    18. « Saint-Jacques. La première pierre de l'église de la Morinais posée », sur Ouest-France.fr (consulté le 17 décembre 2015)
    19. Véronique Orain, « L’Anastasis à Saint-Jacques-de-la-Lande, église de la Résurrection. », Le Monde de la Bible, no 228, mars/avril/mai 2019, p. 86-90
    20. ZNIEFF 530009899 - gravières du sud de Rennes sur le site de l’INPN.
    21. L’Atlas des Milieux naturels d’intérêt écologique (MNIE) sur le site du Pays de Rennes

    Voir aussi

    Articles connexes

    Bibliographie

    Liens externes


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