Samuel Hoare

Samuel John Gurney Hoare, né le et mort le , 1er vicomte Templewood, aussi connu en tant que Sir Samuel Hoare, est un homme politique britannique, membre éminent du parti conservateur.

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Samuel Hoare
Fonctions
Ambassadeur du Royaume-Uni en Espagne (d)
-
Secrétaire d'État à l'Intérieur
-
Membre du 37e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
-
Membre du 36e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Secrétaire d'État à l'Inde
-
William Peel (en)
Lawrence John Lumley Dundas Zetland (en)
Membre du 35e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 34e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 33e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 32e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 31e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 30e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du 29e Parlement du Royaume-Uni (d)
Chelsea (en)
-
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Titre de noblesse
Vicomte
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Londres
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Katharine Louisa Hart Davis (d)
Conjointe
Lady Maud Hoare (en)
Autres informations
A travaillé pour
Foreign Office (d)
Religion
Parti politique
Grade militaire
Distinctions
Titre honorifique
Le très honorable

Biographie

Un pur produit de l'Establishment

Fils de Samuel Hoare (1er baronnet) il est élevé à Harrow puis au New College de l'Université d'Oxford où il obtient un First Class BA en 1903 et un MA en 1910, et y étudie les classiques (latin et grec) puis l'Histoire Moderne, avant d'être coopté comme Honorary Fellow. Sa famille et lui-même, sont de tradition anglo-catholique.

Membre de plusieurs cabinets ministériels dans les années 1920 et 1930, il a été notamment Lord privy seal, ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur, fonctions dans lesquelles il a conduit une réforme profonde du système pénitentiaire britannique, abolissant notamment les châtiments corporels et tentant de mettre fin à la peine de mort, mais cette réforme fut ajournée en raison du début de la seconde Guerre mondiale.

Tenté par le pacifisme

Il a également été un membre actif du Cliveden Set, groupe informel qui, sous la direction de Lady Astor, militait pour une politique d'apaisement à l'égard d'Hitler dans les années 30. Cet engagement politique fit que le Parti Travailliste, en mai 1940, exigea son départ du gouvernement, avant de constituer le Cabinet de coalition avec le Parti Libéral sous la direction de Winston Churchill.

Un diplomate en mission spéciale

Proche de l'Eglise Catholique, il est alors nommé ambassadeur en Espagne pendant la guerre et a contribué au maintien de la neutralité espagnole, malgré des relations parfois houleuses avec le gouvernement du général Franco.

Ainsi, dès son arrivée à Madrid, il demande une audience au Ministre des Affaires Etrangères, Beigbeder, pour lui demander si l'Espagne va accorder des bases navales en Méditerranée à Hitler et se voit immédiatement rassuré sur ce plan[1]. Plus tard, son ambassade affrontera des militants de la Phalange, envoyés par Ramón Serrano Súñer , manifester bruyamment sous ses fenêtres. A partir des années 1942/43, il juge les déclarations publiques contradictoires du Caudillo, en fonction de l'évolution de la guerre, comme la preuve de "la tortueuse intelligence de Franco"[2] Au cours de l'été 42, il parcourt l'Espagne, prend contact avec les milieux d'affaires, tous anglophiles et le Primat d'Espagne, anti-nazi, comme lui. En septembre 1942, il considère comme un grand succès le départ de Súñer du ministère des Affaires Etrangères et son remplacement par Jordana, ouvertement pro-Alliés. Le 20 août 1943, Hoare rencontre Franco dans sa résidence d'été de Corogne et est irrité par le maintien d'une propagande ouvertement pro-allemande et écrit que le Caudillo "s'abrite derrière les nuées opaques de sa béate suffisance"[3] .

Sa mission délicate consistant à éloigner au maximum l'Espagne du Reich se termina en 1944, après le débarquement en Normandie, est considérée comme un succès.

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

  1. Maurice Schumann, Un Certain 18 Juin, Paris, Plon, , 307 p., P.213/214
  2. Max Gallo, Histoire de l'Espagne Franquiste, Paris, Marabout Université, , 490 p., P.134
  3. Max Gallo, Histoire de l'Espagne Franquiste, Paris, Marabout Université, , 490 p., P.151
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