Sarrance

Sarrance est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Sarrance

Sarrance se détachant sur la vallée d'Aspe.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64506
Démographie
Gentilé Sarrançais
Population
municipale
165 hab. (2017 )
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 08″ nord, 0° 36′ 03″ ouest
Altitude Min. 314 m
Max. 1 869 m
Superficie 46,8 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Sarrance
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Sarrance
Géolocalisation sur la carte : France
Sarrance
Géolocalisation sur la carte : France
Sarrance

    Le gentilé est Sarrançais.

    Mairie - école.
    Clocher de l'église Notre-Dame.
    La Vierge de Sarrance.
    Le cloître de l'église.
    Sarrance, vue générale.
    Lavoir.

    Géographie

    La commune fait partie de la vallée d'Aspe.

    Hydrographie

    La commune est traversée par le gave d'Aspe et ses affluents :

    • le ruisseau l'Aulouret ;
    • le ruisseau l'Aygue Bère et ses affluents :
      • le ruisseau de Coucourou et son affluent :
        • le ruisseau de la Coume,
      • le ruisseau de la Lie,
      • l'arrèc de la Méninère,
      • le ruisseau de Saillen ;
    • le ruisseau de Bosdapous ;
    • le ruisseau d'Espalungue ;
    • l'arrèc de Coueyla ;
    • le ruisseau le Gassat ;
    • le ruisseau d'Isson ;
    • l'arrèc de la Poursiouque.

    La commune est également arrosée par un affluent du gave de Lourdios (affluent du gave d'Aspe) :

    • le ruisseau Arric.

    Lieux-dits et hameaux

    • le bois d'Aran ;
    • Araut ;
    • le Bourg ;
    • Gey ;
    • Ichère ;
    • Sayquet.

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le toponyme Sarrance apparaît sous les formes Sarrancia (Oratorium Beatæ de Sarrancia, 1345[2], titres de Béarn[3]), Sarransce et Nostre-Done de Sarranse (respectivement 1396[2] et 1450[2], notaires de Lucq-de-Béarn[4]).

    Il vient du latin médiéval serrare (fermer), suivi du suffixe -antia et signifie fermeture, rétrécissement, défilé[5].

    Son nom béarnais est Sarrança[6] ou Sarrance[7].

    Le bois d'Aran et Araut sont mentionnés en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2].

    Histoire

    Lieu de pèlerinage depuis qu'un pâtre du Moyen Âge a trouvé, dans la vallée d'Aspe, une statue de la Vierge. La commune de Sarrance est devenue indépendante de celle de Bedous le 22 mai 1778[2]. Paul Raymond[2] note l'existence d'une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. Marguerite de Navarre (1492-1549) écrivit son Heptaméron (recueil inachevé de contes] à Sarrance.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1995 2008 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    
    2008 2014 Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet    

    Intercommunalité

    La commune fait partie de cinq structures intercommunales[8] :

    • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
    • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
    • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
    • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
    • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

    En 2017, la commune comptait 165 habitants[Note 1], en diminution de 12,7 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1089151 0791 1301 2261 2121 2711 2301 206
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1711 1401 008953910868785777753
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    722765815569585602495452342
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    429214224229228233218196170
    2017 - - - - - - - -
    165--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage (bovins et ovins). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
    La pureté des gaves permit le développement de la pisciculture.

    Culture et patrimoine

    Patrimoine civil

    • Maisons des XVIIe et XVIIIe siècles (étable, four à pain).
    • Maison de maître du XVIIIe siècle.
    • Fontaine et lavoir du XIXe siècle.
    • Gare sur la ligne Pau-Canfranc, dont le tronçon Oloron-Bedous a été rouvert à la circulation des trains en 2016.

    Patrimoine religieux

    • Prieuré de chanoines Prémontrés (possession des chanoines de Saint-Jean de La Castelle au moyen-âge[13]), XIe et XIIe siècles, rénové aux XVIIe et XIXe siècles.
    • Cloître à étage du couvent des Prémontrés, contigu à l'église, XVIIe siècle.
    • Chapelle Notre-Dame-de-la-Pierre, fin XVIIIe siècle.
    • Étape de la via Tolosana, nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
    3. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    4. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    5. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 46.
    6. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    7. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
    9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    13. Stéphane Abadie, La circulation des chanoines prémontrés à travers les Pyrénées (xiie-xve siècle) In : Monastères et couvents de montagne : circulation, réseaux, influences au Moyen Âge, Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, (ISBN 9782735508907, DOI 10.4000/books.cths.4887, lire en ligne)
    14. Le livre récemment sorti de Gérard Caubet Pays pyrénéens de cols en vallées (p. 58, Rando Éditions, avril 2018) présente le 10 mai 1483 (sic, année du trépas de ce roi, donc 10 mai 1463) sans noter sa source. Le 15 mai 1463 reste plus probable : L. Debaix Louis XI à Sarrancele 15 mai 1463 dans le Bulletin de l'Association des amis de Caubin, n° 28, 1er trimestre, p. 4 et n° 29, 2e, p. 14, puis date citée dans plusieurs revues.
    15. L'année de visitée varie entre 1461 et 1465 selon les documents. Cependant, les parcours de ce roi étaient bien établis avec un grand nombre de lettres expédiées. Si l'on ne peut pas exclure l'année 1462 (le 3 mai à Sauveterre de Béarn), il est plus vraisemblable que le roi visita Sarrance entre les 12 et 22 mai 1463. D'abord, en raison d'un immense incendie à Toulouse, Louis XI traversa exactement cette région. Ensuite, son existence à Sorde-l'Abbaye, à Lescar, à Pau, à Morlaàs et à Tarbes furent bien documentée. Enfin, comme celui-ci n'hésitait pas à effectuer ses déviations en faveur des établissements religieux dédiés à Notre Dame et à Saint Martin, sa visité à Sarrance n'est pas inhabituel. D'ailleurs, l'année 1461 (jusqu'à Pâques 1462 (18 avril) selon le calendrier à l'époque) n'est pas possible, si plusieurs documents mentionnaient cette date. Voir l'article Voyages de Louis XI.
    16. Gustave Bascle de Lagrèze et Ligaran,, Les Pèlerinages des Pyrénées, , 298 p. (ISBN 978-2-335-16856-3, lire en ligne), p. 18.

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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