Sombat Metanee

Sombat Metanee (สมบัติ เมทะนี) (Sombati Medhanee), né le 26 janvier 1937, est un célèbre chanteur (il a interprété près de 200 chansons) et célèbre[1] acteur thaïlandais[2] (il a tourné dans plusieurs centaines de films). Sombat Metanee[3] est avec Sorapong Chatree (สรพงษ์ ชาตรี), Tony Jaa (Panom Yeerum (thaï : พนม ยีรัมย์, khmer : Cha Phnom Yiram ចាភ្ំ យីរុាំ)) et Mitr Chaibancha ((มิตร ชัยบัญชา) l'un des plus populaires acteurs du cinéma en Thaïlande.

Sombat Metanee
Sombat Metanee au World Film Festival of Bangkok en 2004
Biographie
Naissance
Période d'activité
À partir de
Nationalité
Activités

Au duo acteur / actrice vedette Mitr Chaibancha et Petchara Chaowarat des années 1960 succède dans les années 1970 le duo Sombat Metanee et Aranya Namwong [4](ils jouent ensemble dans près de 200 films).

En 2006, Sombat Metanee a été élu sénateur à Bangkok pour le parti Thai rak Thai ( ไทยรักไทย) de Thaksin Shinawatra avant le coup d'état des militaires.

Biographie

Introduction

Sombat Metanee a été considéré comme l'acteur le plus prolifique du monde par le Livre Guinness des records (apparition de l'acteur dans plus de 600 films différents : 617 films ![5] ) avant d'être "détrôné" par l'acteur indien Brahmanandam de 1987 à 2010 (avec 857 films ![6]).

Enfance et adolescence

En 1937, très peu de temps après la naissance de Sombat Metanee, sa famille déménage à Bangkok dans le quartier de Pathum Wan (Quartier où se trouve l'Université Chulalongkorn et le parc Lumphini), à côté de la principale gare de la capitale, la gare Hua Lamphong car son père travaille pour le Railway Departement (la "SNCF" thaïlandaise).


Année 1960 : début de sa carrière d'acteur

En 1960, il commence sa carrière d'acteur dans la série TV HuaJai Pratana (Heart's Desires).

Très vite sa jeunesse, son physique musclé et sportif, ses cheveux gominés en arrière et sa beauté attirent l'attention des réalisateurs de films.

Dès 1961, il joue dans son premier film รุ้งเพชร (Roong Petch / Diamond Rainbow), un film en 16 mm sans bande son comme la quasi-totalité des films de cette époque : un ou des doubleurs professionnels font alors les voix en direct lors des projections (Note : ce film est actuellement partiellement perdu, il n'en reste que 48 minutes). Il obtient immédiatement un grand succès et reçoit de très nombreuses lettres de ses admiratrices et admirateurs.

Dans une interview de Lim Li Min publié dans le Thai Day le 30 novembre 2006, il déclare : "Je n'ai jamais pensé faire l'acteur, mais j'étais beau, futé ; j'avais du sex appeal".

Il poursuit immédiatement avec des films d'action : par exemple dans สิงห์ล่าสิงห์ (Singh vs Singh / The Lion vs The Lion / Lion contre Lion) (1964), un des quatre films où il joue avec Mitr Chaibancha...

En 1965, il joue dans Suger is Not Sweet (น้ำตาลไม่หวาน), un des tous premier film en 35 mm couleur avec bande-son de Thaïlande, le dernier film réalisé par Rattana Pestonji.

En 1966, il est l'acteur principal du film The Battle of Bang Rajan (ศึกบางระจัน) : il reçoit des mains même du Sa Majesté le Roi une statuette doré dont il est très fier pour son travail dans ce film (il dit 40 ans après dans son entretien avec Lim Li Min : "C'était le jour le plus important de ma vie");

Pour être à l'aise dans ses rôles au cinéma, il apprend la muay-thaï, le combat à l'épée et le tir.

Année 1970 à nos jours : une très longue carrière d'acteur

Au cours des années 1970 et surtout 1980, le cinéma 16 mm sans bande son disparaît et est remplacé par le cinéma 35 mm en couleur avec bande son.

Avant et après la mort de Mitr Chaibancha, Sombat Metanee joue souvent avec la grande vedette Petchara Chaowarat (ils jouent ensemble dans plus de 40 films). Très vite, Sombat succède à Mitr dans le cœur des gens.

Sombat Metanee continue de tourner films sur films, jouant des westerns, de films historiques, des comédies, des films d'actions etc.

En 1973, à 36 ans, "trouvant que plus personne ne l'engage", il crée avec sa femme Karn sa propre société de production Metanee Fim Compagny qui produit six films avec Sombat à la fois réalisateur et acteur.

Son premier film auto-produit ไม่มีคำตอบจากสวรรค์ (Maimee Kamtop Jak Sawan / No Answer from Heaven) est un fiasco ; il auto-produit donc ensuite quatre films d'action, quatre grands succès, où il joue un rôle plus James Bond que James Dean avec l'actrice Aranya Namwong (Arunya Namwongs) : นักเลงเทวดา (Nuk Leng Tewada / The Holy Hoodlum) (1975) avec sa surprenante mobylette sans chauffeur (elle est télécommandée) ; ท้ามฤตยู (Ta Marutayu) (1976) avec des plans pris d'un ballon ; Operation Black Panther (แหย่หนวดเสือ) (1977) avec, se rappelle Prachya Pinkaew, une Austin à deux volants qui peut conduire dans les deux sens ; et มหาภัยพันหน้า (Mahapai Punna / Mahapai Panna) (1978) avec sa mobylette qui peut rouler sous l'eau[7].

Il tourne aussi des films dont le scénario vient de contes thaïlandais : par exemple Ghost of Guts Eater, Kraithong et Khun Chang Khun Paen : Prab Jorrakay Thaen Kward dont le histoire vient de la première grande œuvre littéraire thaïlandaise[8], une très longue épopée en vers[9].

Bien que vieillissant, il continue le sport avec du basket, du rugby et du judo.

Il joue aussi dans une multitude de séries TV.

En 2006, dans l'interview de Lim Li Min, Sombat Metanee déclare qu'il n'a jamais entendu parler d'Apichatpong Weerasethakul et qu'il a beaucoup apprécié L'honneur du Dragon : "Tony Jaa ressemble à un Sombat jeune" ; et il précise :"Il n'aurait pas réussi à s'imposer de mon temps, car seul importait alors le physique."[10]

Vie privée

Il rencontre durant son enfance Karnjana qui devient une amie. Ils grandissent ensemble dans le même quartier et à l'âge adulte ils se marient.

Ils ont 5 enfants (âgés de 31 ans à 50 ans en 2020) : Sirakup, devenu pilote de course ; Aey, animateur de télévision et le plus jeune, DJ et chanteur...

Sombat Metanee a une licence d'art et un Master de l'administration publique de l'Université de Rajabhat Walailongkorn et en 2006, à l'âge de 69 ans, il continue d'étudier et prépare une thèse.

Filmographie

  • 1961 : รุ้งเพชร (Roong Petch / Diamond Rainbow)
  • 1963 : งามงอน
  • 1963 : สิงห์สั่งป่า
  • 1964 : ดวงตาสวรรค์
  • 1964 : Lion contre lion (สิงห์ล่าสิงห์)
  • 1965 : Suger is Not Sweet [11](น้ำตาลไม่หวาน)[12]
  • 1966 : The Battle of Bang Rajan (ศึกบางระจัน)[13]
  • 1967 : Top Secret (คนเหนือคน)
  • 1969 : Paradise Island (เกาะสวาทหาดสวรรค์)[14]
  • 1973 : Ghost of Guts Eater (กระสือสาว / Krasue Sao) [15]
  • 1976 : The Hell of Tarutao (นรกตะรูเตา / Narok Tarutao)
  • 1976 : The Great Outlaw (ใครใหญ่ใครอยู่)
  • 1976 : Fours Devils (เสือ 4 แคว)
  • 1976 : Killer Elephants (ไผ่กำเพลิง)
  • 1976 : The War Lord (ขุนศึก)
  • 1976 : The Spell (มนต์เรียกผัว)
  • 1977 : The Hunter (ล่า)
  • 1977 : Operation Black Panther (แหย่หนวดเสือ)
  • 1978 : Maha Hin (มหาหิน)
  • 1979 : Illegal Miner (พะเนียงแตก)
  • 1980 : Thunder Kid (เจ้าพายุ)
  • 1980 : Kraithong (ไกรทอง)
  • 1982 : Khun Chang Khun Paen : Prab Jorrakay Thaen Kward (ขุนช้างขุนแผน ตอนปราบจรเข้เถรขวาด)
  • 1985 : Kraithong 2 (ไกรทอง 2)
  • 2000 : Les larmes du Tigre Noir[16],[17]
  • 2001 : La légende de Suriyothai
  • 2004 : Siamese Outlaws
  • 2004 : Bangkok Loco
  • 2005 : Chok-Dee
  • 2016 : Luk Thung Signature

Notes et références

  1. « SORTIE – Madame Tussauds et ses poupées de cire ouvre à Bangkok », sur lepetitjournal.com (consulté le 29 mai 2019)
  2. (fr + en) Collectif, Thai Cinema / Le cinéma thaïlandais, Asianexpo Edition, , 255 p. (ISBN 978-2-9528018-0-5), Portrait de Sombat Metanee (par Lim Li Min du Journal Thai Day) pages 35 à 41
  3. Jean-Loup Passek, Dictionnaire du cinéma, Larousse, , 850 p. (ISBN 2-03-512317-8), Thaïlande page 749
  4. (en) Philip Jablon, « Keeping the alive story », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  5. (en) « Asean@50 : 50 amazings things about Asean that you probably did not know », sur nationthailand.com, The Nation (Thailand),
  6. (en) « Most screen credits for a living actor », sur guinnessworldrecords.com (consulté le 1er janvier 2019)
  7. (fr + en) Bastian Meiresonne (sous la direction de), Thai Cinema / Le cinéma thaïlandais, Asiexpo Edition, , 256 p. (ISBN 978-2-9528018-0-5), Panorama du cinéma d'action thaï par Alongkorn Klysrikhew (Pulp Magazine n°25 - 07/2005) pages 60-78
  8. Madame J. Kasem SIBUNRUANG (traduit par), "Khun Chang Khun Phèn"; LA FEMME, LE HEROS ET LE VILAIN ; Poème populaire thaï, Presse Universitaire de France, , 162 p.
  9. (fr + th) Collectif, Florilège de la littérature thaïlandaise, Duang Kamol (Editions), , 470 p. (ISBN 974-2104-328), p. Chapitre 4 KHUN CHANG KHUN PHEN pages 165-218
  10. (fr + en) Bastian Meiresonne (sous la direction de), Thai cinema / Le cinéma thaïlandais, Asiexpo Edition, , 256 p. (ISBN 978-2-9528018-0-5), Portrait de Sombat Metanee (par Lim Li Min du journal ThaiDay) pages 35 à 41
  11. (en) Kong Rithdee, « Remembering cinema's comic heritage », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  12. (en) « Sugar is Not Sweet », sur biff.kr, Festival international du film de Busan,
  13. (en) « A cultural crossroads », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  14. (en) Apipar Norapoompirat, « Hip in Hawaiian », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  15. (en) « Fierce and pitiful », sur bangkokpost.com, Bangkok Post,
  16. « Sombat Metanee dans le casting de Les larmes du Tigre Noir », sur telerama.fr, Télérama
  17. (en) « Gun-Slinging Cowboys in Colorful Thailand », sur nytimes.com, The New-York Times,

Liens externes


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