Strongylocentrotus intermedius

Description

C'est un oursin régulier de forme globulaire et de couleur variable (rosâtre, blanchâtre, verdâtre, violacé, parfois chamarré), avec des sections radiaires (ambulacres et interambulacres) marquées par des couleurs plus foncées. Sa coquille (« test ») est légèrement aplatie dorsalement. Ses piquants (« radioles ») sont courts et fins.

Répartition et habitat

Il se rencontre sur les côtes rocheuses ou sableuses du Pacifique nord-est, du Japon aux États-Unis et au Canada, et jusqu'en Atlantique nord sub-arctique (Maine, Finlande), sur des substrats rocheux ou sableux, dans une large gamme de profondeurs[1].

Écologie et comportement

Cet oursin est un brouteur herbivore, qui se nourrit d'algues et de plantes aquatiques, avec une préférence pour le kelp. Il ne dédaigne cependant pas d'autres opportunités alimentaires : charognes, animaux sessiles, spongiaires... Ils broutent la nourriture située en dessous d'eux au moyen de leur appareil masticateur très puissant, appelé « lanterne d'Aristote ».

Cet oursin est comestible, et consommé au Japon sous le nom de Ezo Bafun-uni[1]. Il est également consommé et exploité commercialement en Chine[2].

Taxinomie

La taxinomie des Strongylocentrotidae n'est pas encore très bien établie. Des études génétiques récentes suggèrent que les espèces Allocentrotus fragilis, Hemicentrotus pulcherrimus, Strongylocentrotus intermedius, Strongylocentrotus purpuratus, Strongylocentrotus pallidus et Strongylocentrotus droebachiensis feraient toutes partie d'un même clade monophylétique, redistribuant ainsi les cartes de ces espèces dans de nouveaux genres[3].

Références taxinomiques

Liens externes

Notes et références

  1. (en) « Photographies de Strongylocentrotus intermedius », sur MarineLifePhotography.com.
  2. (en) Jun Ding, Yaqing Chang, Ch Wang et Xuebin Cao, « Evaluation of the growth and heterosis of hybrids among three commercially important sea urchins in China: Strongylocentrotus nudus, S. intermedius and Anthocidaris crassispina », Aquaculture, vol. 274, nos 1-4, , p. 273-280 (DOI 10.1016/j.aquaculture.2007.07.231).
  3. (en) Christiane H. Biermann, Bailey D. Kessing et Stephen R. Palumbi, « Phylogeny and development of marine model species: strongylocentrotid sea urchins », Evolution & Development, vol. 5, no 4, , p. 360–371 (lire en ligne).
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