Sword Beach

Sword Beach est le nom donné à l'une des cinq plages du débarquement allié en Normandie le lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette plage est attribuée à la Seconde armée britannique. C'est la seule des cinq plages du débarquement où débarquent des commandos français.

Sword Beach
Informations générales
Date
Lieu Ouistreham, Colleville-Montgomery, Hermanville-sur-Mer, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer en France
Issue Victoire des Alliés
Belligérants
Royaume-Uni
 France libre, Armée polonaise de l'Ouest, Forces belges libres, mais aussi quelques Norvégiens, Néo-Zélandais, Australiens, et d'autres alliés venant d'autres États
 Reich allemand
Commandants
Miles Dempsey
Philippe Kieffer
Friedrich-Wilhelm Richter
Hans von Luck
Forces en présence
3e division d'infanterie
28 845 hommes
716e division d'infanterie
21e Panzerdivision
Pertes
630 tués ou blessésinconnues

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Bataille de Normandie

Opérations de débarquement (Neptune)

Secteur anglo-canadien

Secteur américain

Fin de la bataille de Normandie et libération de l'Ouest

Mémoire et commémorations

Coordonnées 49° 18′ 23″ nord, 0° 19′ 16″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Calvados
Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie

Objectifs de l'opération

Erwin Rommel inspectant des éléments de la 21e Panzer Division, mai 1944

Cette plage s'étend sur km de Ouistreham à Saint-Aubin-sur-Mer. C'est le point de débarquement le plus à l'est et situé à environ 15 km de Caen.

Cette plage, à l'instar des quatre autres, est divisée en secteurs. D'ouest en est : Oboe, Peter, Queen et Roger.

En raison des bancs de sable et des récifs côtiers, devant Lion et Luc-sur-Mer, ainsi que l'importance des défenses allemandes à Riva-Bella, l'attaque a finalement lieu sur un front assez étroit devant Hermanville au lieu-dit la « Brèche » dans le secteur Queen. Les parachutistes britanniques de la 6e aéroportée ont préalablement détruit les batteries de Merville et tiennent déjà les ponts sur l’Orne.

Les troupes allemandes, de mauvaise qualité combative[réf. souhaitée], défendant la plage font partie de la 716e division mais en deuxième ligne se trouve la 21e Panzerdivision composée de vétérans de la campagne d'Afrique du nord et de recrues moins expérimentées. La centaine de chars équipant cette division sont majoritairement des chars capturés aux Français et aux Soviétiques en 1940-1941 (transformés par le Baukommando Becker), avec l'appui de quelques Panzer IV. Ces chars éprouveront quelques difficultés face aux Sherman.

Déroulement

Troupes britanniques débarquant, on aperçoit à droite le piper Bill Millin

À km du rivage, les chars amphibies Sherman DD (Duplex Drive) sont mis à l'eau dans une mer agitée, mais 34 sur 40 pourront atteindre le rivage et assurer une protection à l'infanterie qui commence à débarquer.

Des régiments anglais engagés dans la bataille, c'est le 1er bataillon du South Lancashire Regiment, premier à débarquer dans la zone Queen White7 h 25), qui va subir les plus lourdes pertes. Le 2 ème bataillon du East Yorkshire Regiment débarqué en même temps dans la zone Queen Red sera plus chanceux et subira moins de pertes.

La 1re brigade spéciale de Lord Lovat (comptant dans ses rangs le Commando no 4 dont les 177 fusiliers-marins français du commandant Philippe Kieffer), après avoir pris Ouistreham à l’issue de combats de rues meurtriers, a atteint les ponts de Bénouville (code Euston 1) et Ranville (code Euston 2) et opéré ainsi la jonction avec les parachutistes. Moins heureux, le 41e commando de Royal Marines butte encore sur les solides retranchements allemands dans Lion-sur-Mer.

Plus de la moitié de la centaine de chars d’assaut de la contre-attaque de la 21e division de Panzer en fin d’après-midi furent détruits ou neutralisés. La journée finit pour les Britanniques avec 30 000 hommes débarqués et 700 victimes. Au début du jour suivant ils font leur jonction avec les forces canadiennes débarquées à Juno Beach.

Couverture navale

Unités débarquées le 6 juin

Notes et références

    Voir aussi

    bibliographie

    Sword, de Pegasus Bridge à Caen, de Yann Magdelaine (paru en avril 2012)

    Articles connexes


    Liens externes

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