Tardets-Sorholus

Tardets-Sorholus est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Pour les articles homonymes, voir Sorholus et Tardets.

Tardets-Sorholus

La place centrale du village.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Arnaud Villeneuve
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64533
Démographie
Gentilé Atharraztar
Population
municipale
541 hab. (2017 )
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 03″ nord, 0° 51′ 41″ ouest
Altitude Min. 209 m
Max. 793 m
Superficie 14,99 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Tardets-Sorholus
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Tardets-Sorholus
Géolocalisation sur la carte : France
Tardets-Sorholus
Géolocalisation sur la carte : France
Tardets-Sorholus

    Le gentilé est Atharraztar[1].

    Géographie

    Localisation

    Tardets-Sorholus fait partie de la Soule.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Tardets-Sorholus[2]
    Trois-Villes Barcus
    Alos-Sibas-Abense Laguinge-Restoue Montory

    Hydrographie

    Vallée de Tardets en 1843 par Eugène de Malbos.

    Les terres de la commune sont traversées[3] par les affluents du gave d'Oloron suivants :

    • le ruisseau le Joos et ses tributaires :
      • le ruisseau Ibarra,
      • l'erreka Sustaris ;
    • le Saison et ses tributaires :
      • le ruisseau la Batasse (10,1 km),
      • le ruisseau d'Etcheberry et ses affluents :
        • le ruisseau d'Adacassé,
        • le ruisseau d'Erretzu,
        • le ruisseau de Goyhenlepoue,
      • le ruisseau Jaga,
      • le ruisseau de Laritolle et son affluent :
        • le ruisseau de Lauzibar.

    Lieux-dits et hameaux

    Huit quartiers composent la commune de Tardets-Sorholus[4] :

    • Arrañe ;
    • Bukaua (Boucau sur les cartes IGN) ;
    • Erretzü ;
    • Kharrikartea (Carricart sur les cartes IGN) ;
    • Maidalenazerra ;
    • Sorholüze ;
    • Begiüthürri ;
    • Atharratze.

    Toponymie

    La mairie actuelle.
    L'ancienne mairie.
    Monument aux morts en forme de stèle discoïdale.
    L'église Saint-Pierre.
    Chœur avec retable.
    Le ruisseau de Laritolle.

    Attestations anciennes

    Le toponyme Tardets apparaît sous les formes Tardedz (1249[5], notaires d'Oloron[6]), Tardetz (XIIIe siècle[5], collection Duchesne volume CXIV[7]), Tarzedz (1310[5], cartulaire de Bayonne[8]), Tardix (1692[5], règlement de la cour de Licharre).

    Le toponyme Sorholus est mentionné en 1520[5] (coutume de Soule[9]).

    Graphie basque

    Son nom basque actuel est Atharratze-Sorholüze[1].

    Histoire

    En 1790, le canton de Tardets ne comprenait que 10 communes, à savoir Haux, Laguinge-Restoue, Larrau, Licq-Athérey, Montory, Sainte-Engrâce, Sauguis, Sorholus, Tardets et Trois-Villes[5].

    Le [10], la commune de Tardets-Sorholus est formée par réunion des communes de Tardets et de Sorholus ainsi que d'une partie de la commune d'Abense-de-Haut (l'autre partie étant intégrée dans la commune d'Alos-Sibas-Abense).

    À la suite de la réunion des deux communes de Tardets et de Sorholus, la décision de construire une nouvelle église est prise. L'église sera ouverte au culte en 1866. L'ancienne église de Tardets sera démolie en 1883.

    Le eut lieu l'ouverture de la section Lanne-en-Barétous-Tardets de la ligne Oloron-Mauléon (compagnie du chemin de fer Pau-Oloron-Mauléon et du tramway de Bayonne à Biarritz).

    Héraldique

    Blasonnement :
    Losangé d'or et de gueules.
    Commentaires : Ces armoiries sont celles des vicomtes de Marsan dont la dynastie noble de Tardets est issue[11].[réf. nécessaire]

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1995 2001 Pierre Erbin PS  
    2001 2008 Pierre Erbin PS  
    2008 En cours Arnaud Villeneuve DVG Conseiller Général (2011-2015)

    Intercommunalité

    La commune fait partie de huit structures intercommunales[12] :

    • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
    • le SIGOM ;
    • le SIVOM du canton de Tardets ;
    • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
    • le syndicat AEP du pays de Soule ;
    • le syndicat d'assainissement du pays de Soule ;
    • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
    • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

    Tardets-Sorholus accueille le siège du SIVOM du canton de Tardets ainsi que celui du SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous.

    Population et société

    Démographie

    Le Journal[13] de Pierre Casalivetery, notaire à Mauléon, dénombre pour les années 1460-1481 7,5 feux à Tardets, et 47 pour les années 1540-1548, signe d'une démographie en forte croissance.

    Avant 1859
    179318001806182118311836184118461851
    Tardets413329451491505526503592506
    Sorholus473484452399627616638659614

    Voir aussi : Abense-de-Haut

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

    En 2017, la commune comptait 541 habitants[Note 1], en diminution de 10,73 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    413329451491505526503592506
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0021 0501 0891 0041 0361 0499891 0241 102
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 0801 1021 1911 1861 0461 0471 0471 0751 087
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    1 107915818787704656628603557
    2017 - - - - - - - -
    541--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune dispose d'une école élémentaire publique[18]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[19].

    Économie

    L'activité est tournée essentiellement vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Culture et patrimoine

    Patrimoine civil

    La commune a érigé en 2006 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

    Patrimoine religieux

    • L'église de Tardets (église Sainte-Lucie) date[20] de la fin du XIXe siècle.
    • Chapelle de la Madeleine sur le mont homonyme, point culminant du village (793 m) frontalier de Barcus. La chapelle de la Madeleine est le but d'un pèlerinage local fréquenté (dimanche de la Passion et ).

    Patrimoine environnemental

    Association Prefosta

    L'Association Prefosta - Prefosta Elkartea est un groupe d'habitants souhaitant redonner vie à la maison natale d'Agosti Xaho.

    Événements sportifs

    La commune se situe sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 25 juillet. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - col d'Aubisque.

    Manifestations

    • Tardets-Sorholus est un grand centre folklorique du pays de la Soule. Les manifestations les plus intéressantes ont lieu ordinairement les deux derniers dimanches d'août : tournoi de pelote, chants basques, bandas dans les rues sans oublier "le taureau de feu ", et les traditionnelles danses souletines. Et il y a aussi le carnaval, en février. Depuis les années 1990, l'évènement a pris une tournure spectaculaire. Des figures de la mythologie basque, hautes de trois mètres, sont hissées sur des roulettes avant de rejoindre les pavés des étroites ruelles. Au rythme des trompettes et des clarinettes des petits orchestres locaux, plus de 1 000 personnes costumées sillonnent la localité une journée durant. Point d'orgue de cette procession bruyante : le jugement de Zanpantzar, à la nuit tombée. Ce vil personnage tout de noir vêtu est accusé de tous les malheurs de l'année. Il sera jeté au feu sous les clameurs.
    • La commune est sous la protection de sainte Madeleine. Il se murmure même que la bienheureuse aurait trouvé refuge ici au XIVe siècle. En haut de la colline éponyme, une chapelle lui a été dédiée. Elle offre le meilleur panorama sur la Soule et le pic d'anie. La chapelle de la Madeleine est le but d'un pèlerinage local fréquenté (dimanche de la Passion et 22 juillet).

    Équipements

    La commune dispose d'une école primaire et d'un collège[21]

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
    2. Carte IGN sous Géoportail
    3. Fiche du Sandre sur Tardets-Sorholus
    4. « http://www.soule-xiberoa.fr/fileadmin/Bibliodocs/Education_Jeunesse/Langue_basque/kartielen_izenak.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?)
    5. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
    6. Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    7. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
    8. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    9. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
    10. Loi du 16 avril 1859 (Bulletin des lois de la République française).
    11. Jacques de Cauna, Cadets de Gascogne. La Maison de Marsan de Cauna, Monein, Princi Negue Editour, 2004, tome II, p. 17 sq et tome I, p. 60-61. référence, citation ou lien
    12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
    13. Journal de Pierris Casalivetery, transcrit et publié par Jean de Jaurgain dans les Archives historiques de la Gascogne, 1909, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 24. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
    14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    18. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Tardets-Sorholus%20%2864%29}}
    19. {{http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=120&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0}}
    20. Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur l'église Saint-Pierre
    21. (collège Jaureguy)

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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