Targassonne

Targassonne ( en catalan Targasona ) (nommée également Targasonne de façon non officielle) est une commune française située en Cerdagne, dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie[1].

Ne doit pas être confondu avec Carcassonne ou Tarascone.

Targassonne

La mairie.
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne
Maire
Mandat
Maurice de Gerona
2014-2020
Code postal 66120
Code commune 66202
Démographie
Gentilé Targasonnais
Population
municipale
184 hab. (2017 )
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 01″ nord, 1° 59′ 52″ est
Altitude Min. 1 383 m
Max. 2 123 m
Superficie 7,80 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Targassonne
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Targassonne
Géolocalisation sur la carte : France
Targassonne
Géolocalisation sur la carte : France
Targassonne

    Géographie

    Localisation

    Targassonne est une commune située en Cerdagne dans l'arrondissement de Prades entre Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes et Font-Romeu-Odeillo-Via.

    Situation de la commune.

    Communes limitrophes

    Pourcentage du territoire dans le département des Pyrénées-Orientales[1]
    commune surface % du Dép Code INSEE
    Targassonne 211Ha 4 % 66202

    Géologie et relief

    • les granites dans le département :
    • Présent dans les hauts massifs du Madres et du Puig Pedros, en Cerdagne, dans le Canigou et les Albères, mais aussi dans le Fenouillèdes.
    • Formations d'un paysage reconnaissable, avec l'érosion de roche sous la forme de chaos (rochers arrondis), dont le chaos de Targassonne fait partie[2]

    La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[3].

    Hydrographie

    Les ruisseaux du Rec d'Egat et du Rec de Ribals traversent Targassonne du nord-est vers le sud-ouest [4]

    Toponymie

    En catalan, le nom de la commune est Targasona[5]. Le nom officiel français Targassonne[6] est considéré comme erroné par les toponymistes de l’Institut d’Estudis Catalans de l'université de Perpignan, qui lui préfèrent Targasonne[5]. On trouve aussi un décret de 2004 utilisant la graphie Targasonne[7].

    La mairie de la commune utilise cette dernière forme, dont la prononciation ([targazɔn̩]) est plus proche de la forme catalane originelle ([təɾɣə'zonə][5]). En 2012, les panneaux routiers n'indiquent que cette dernière orthographe.

    La paroisse de Saint-Saturnin de Targasona est citée pour la première fois en 839[8].

    Histoire

    C'est au Ve siècle avant JC que les premiers habitants du village arrivent, du nom des Kéretanis, ils occupent la Cerdagne. Ils disparaissent et laissent leurs places aux Romains en -128, à la chute de l'Empire romain. Ce n'est qu'au temps des Carolingiens en 811 que le village crée son histoire[réf. nécessaire].

    Régie par le système féodal de Charlemagne, la Cerdagne devient un comté, comme son voisin le Roussillon.

    Deux chapelles dédiées à saint Vincent peuvent être observées[9].

    Chaos de Targassonne

    Le chaos de Targassonne est un héritage glaciaire et périglaciaire de l’Holocène. Il comprend d'énormes blocs granitiques (le granite est composé de feldspath, mica noir et quartz[10]). Le Chaos est un site connu en France pour sa pratique de l’escalade de bloc en montagne. Il se trouve entre Puigcerdà et Font-Romeu à 1 500 m d’altitude.

    Politique et administration

    À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

    Administration municipale

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001[11] 2014 Jean-Pierre Will    
    2014[12] En cours
    (au 30 avril 2014)
    Maurice de Gerona    

    Population et société

    Démographie

    Ses habitants sont appelés les Targasonnais[13].

    Démographie ancienne

    La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

    Évolution de la population
    1358 1365 1378 1515 1553 1709 1720 1767 1774
    46 f16 f19 f9 f9 f24 f20 f93 H17 f
    1788 1789 - - - - - - -
    120 H18 f-------
    (Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

    Notes :

    • 1358 et 1365 : pour Targassonne et Villate ;
    • 1378 : dont 4 f pour Villate ;
    • 1553 : pour Targassonne et Palmanill ;
    • 1720 : pour Targassonne et Palmanill.

    Démographie contemporaine

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

    En 2017, la commune comptait 184 habitants[Note 1], en diminution de 4,66 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Orientales : +3,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1178297161117141135120160
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    146152158130137115121110132
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    132154136989499968789
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    83716593133203194201179
    2017 - - - - - - - -
    184--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
    Rang de la commune dans le département 179 187 150 152 148 146 146 148
    Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

    Enseignement

    L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Égat et Targassonne. Égat accueille l'école primaire de la maternelle au CE1, et Targassonne l'école élémentaire du CE2 au CM2[22]. L'école est située au bourg, en face de la mairie.

    Le secteur du collège est Font-Romeu[23].

    Manifestations culturelles et festivités

    • Fête patronale : 29 novembre[24].

    Santé

    Sports

    • Parapente au pic des Mouroux
    • Le site d'escalade de Targassonne est le deuxième site de bloc de France après celui de Fontainebleau[25].
    • Piscine couverte près de la mairie


    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 991 [26].

    Emploi

    Entreprises et commerces

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La centrale solaire Thémis, centre de recherche et développement ainsi que centrale solaire productrice d'électricité pour le réseau d'électricité de France, (EDF) en Cerdagne.

    La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées catalanes[7].

    La commune abrite deux églises romanes : l'église paroissiale Saint-Saturnin, et l'ancienne église Saint-Vincent de Vilalta, aujourd'hui désaffectée (Vilalta est un ancien village)[27].

    Personnalités liées à la commune

    Patrick Berhault, célèbre grimpeur ouvrira des blocs dans le chaos, encore aujourd'hui reconnaissable[28].

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7)

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Modernisation de l'inventaire ZNIEFF : Région Languedoc-Roussillon ; Département(s) : Pyrénées-Orientales » [PDF], sur Les services de l'État dans les Pyrénées-Orientales, 2008-2010
    2. « Les paysages et la géologie », sur l'atlas des paysages, (consulté le 1er décembre 2018)
    3. « Plan séisme » (consulté le 10 mai 2017)
    4. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 2 décembre 2018)
    5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
    6. Fiche de la commune de Targassonne sur le site du Code officiel géographique de France.
    7. Décret du 5 mars 2004 portant classement du parc naturel régional des Pyrénées catalanes (région Languedoc-Roussillon).
    8. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
    9. « Targasonne », sur www.les-pyrenees-orientales.com (consulté le 2 décembre 2018)
    10. Michel Jaffrezo, Pyrénées Orientales, Corbières, Masson, (ISBN 2225472904 et 9782225472909, OCLC 417264396, présentation en ligne)
    11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
    12. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
    13. Gentilité sur habitants.fr
    14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    18. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    22. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 », (consulté le 26 juillet 2013)
    23. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 26 juillet 2013)
    24. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
    25. Communauté de communes Pyrénées-Cerdagne, « Chaos de Targassonne », sur Pyrénées-Cerdagne (consulté le 26 décembre 2012)
    26. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
    27. Mallet 2003, p. 251
    28. « Patrick Berhault : performances, photos, vidéos, informations », sur climbingaway.fr (consulté le 2 décembre 2018)


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