Territoire indien

Le Territoire indien, ou les Territoires indiens (en anglais: Indian Territory ou Indian Territories), également connu sous l'appellation de Pays indien, est un ensemble de terres octroyées aux Amérindiens par le gouvernement des États-Unis au XIXe siècle. Ses limites sont définies par l'Indian Intercourse Act (en) de 1834.

Le Territoire indien et le Territoire de l'Oklahoma vers 1890.

Historique

Il trouve ses origines dans la Proclamation royale de 1763 qui confine les colonies britanniques d'Amérique du Nord à l'est des Appalaches. Ce territoire fut sans cesse rogné par la colonisation blanche. À la suite du traité de Greenville, les États-Unis s'agrandissent sur les états actuels de l'Indiana, de l'Illinois et du Michigan. Le Territoire indien sert la politique de déportation des indigènes, notamment après l'adoption de l'Indian Removal Act en 1830. Les cinq tribus civilisées sont ainsi reléguées de force en Oklahoma et beaucoup meurent sur la piste des Larmes. Avec le temps, le Territoire indien se réduit au seul état actuel de l'Oklahoma ; puis, l'organisation du Territoire de l'Oklahoma le , les cantonnent à la moitié est de ce territoire. Les habitants tentent d'y fonder l'État de Sequoyah en 1905, mais se heurtent au refus du Congrès. Le Territoire indien disparaît avec la fondation de l'État de l'Oklahoma le .

La vie dans le Territoire indien

Drapeau de l'Oklahoma

Les Amérindiens s'établissent dans des villes telles que Tulsa, Ardmore, Tahlequah, Muskogee et apportent avec eux leurs esclaves noirs[1].

Le territoire indien est surveillé et encadré par une série de forts construits par le gouvernement fédéral. Les terres sont attribuées aux tribus qui les gèrent librement. Les Cherokees relancent leur journal, alors que les Creeks rédigent une constitution originale. Tous fondent des écoles de village et développent l'enseignement secondaire. Ils réorganisent leurs églises dans lesquels les pasteurs prêchent en langue indigène[2]. Certains Indiens réussissent à entreprendre des études dans les universités américaines[3].

Notes et références

  1. (en) Tony Seybert, « Slavery and Native Americans in British North America and the United States: 1600 to 1865 » [archive du ], Slavery in America,
  2. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, page 159
  3. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, page 163

Voir aussi

Bibliographie

  • Angie Debo (trad. Alain Deschamps), Histoire des Indiens des États-Unis [« A history of the Indians of the United States »], Paris, Albin Michel, coll. « Terre indienne », , 536 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-226-06903-0, OCLC 30845062)
  • Roxanne Dunbar-Ortiz, Contre-histoire des Etats-Unis, Wildproject, coll. « Le Monde Qui Vient », (ISBN 2918490687)

Articles connexes

Lien externe

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