Toccata

La toccata (de l'italien toccare « toucher » ; pl. toccate ; en espagnol tocar) est, dans la musique baroque, une composition de forme libre pour les instruments à clavier  orgue, clavecin ou piano. Elle est caractérisée par ses figures brillantes, sa virtuosité et son énergie rythmique, avec des sections imitatives ou plus lentes. À l'origine, il s'agit d'une courte improvisation, ou d'un prélude impromptu, destinée à prendre contact avec un instrument. Elle est jouée isolément, soit dans un contexte religieux (au début d'un office), soit dans un contexte profane, lors d'un concert. Si la cantate (de l'italien cantare) est une pièce à chanter, la sonate (de l'italien sonare) une pièce à « sonner », la toccata est une pièce à « toucher », devenue progressivement une démonstration de la dextérité de l'interprète, à même de faire apprécier les qualités de l'instrument.

Dinu Lipatti à l'œuvre sur un piano Bechstein.

Avec le prélude, le ricercare, la fantaisie, le capriccio (ou l'intonazzione) et la variation, la toccata participe à l'émergence du répertoire instrumental dès le XVIe siècle. De grands compositeurs s'illustrent ainsi, dont Frescobaldi en Italie, Pachelbel et Buxtehude en Allemagne. Parmi les œuvres les plus célèbres figure la Toccata en mineur de Jean-Sébastien Bach, œuvre pour orgue, couplée avec sa fugue.

Les toccatas modernes  parfois destinées à d'autres instruments, voire à l'orchestre  sont plus riches en harmonies et en sonorités. Elles sont alertes, vives, et conservent le même caractère d'énergie rythmique, se rapprochant d'un mouvement perpétuel. C'est le cas pour un nombre important d'œuvres du début du XXe siècle, dont celles de Debussy, Ravel, Prokofiev et Khatchatourian, toutes composées pour le piano.

Une toccata très courte est parfois nommée une toccatina ou un toccatino.

Présentation

Le terme « toccata » de l'italien toccare (« toucher »), est l'un des premiers utilisés pour désigner la musique pour clavier. Il est lié à l'idée d'improvisation qui permet, comme son étymologie le suggère, de prendre contact avec l'instrument  comme « une mise en doigt »[1].

Du point de vue de sa structure, la toccata est peut-être la plus libre des formes instrumentales et l'une des moins construites[2], ce qui permet au musicien la recherche d'une expression personnelle. Selon Willi Apel (1972), elle est « la seconde plus importante du genre libre pour la musique d'orgue du XVIe siècle », la première étant le prélude[3]. La toccata se laisse donc mal enfermer dans une définition claire[4], d'autant que chaque pays suit sa propre évolution, surtout en Italie, dans les pays germaniques et en Espagne (par le tiento, ou tento au Portugal, du verbe tentar « tâter », qui est une sorte de synthèse de la toccata, de la canzone et du ricercare italien[5]). C'est seulement au XVIIe siècle que se fixent le genre et les formes associées[6].

Période de la Renaissance

La toccata est apparue dans la musique instrumentale au XVe siècle. Le terme est attesté dès 1494 dans une chronique à propos du couronnement d'Alphonse II à Naples : « toccata de trombette », ou « toccato de trombe », où le mot désigne une fanfare de cuivres destinée à accueillir le monarque[7] ; pièces jouées également en Espagne lors des fêtes[8]. Subdivisée dans deux natures, soit cérémonielle, soit militaire  ce que décrit Cesare Bendinelli  la toccata pour cuivres est à l'origine accompagnée par des timbales. C'est le cas du tucket du XVIe au XVIIIe siècle, qui comprend des sonneries de trompettes accompagnées de tambours[9]. Des variantes existent en vieux français : touquet (de touchet). Mais les rapports de cette toccato avec la toccata pour clavier sont obscurs[10]. Elle est connue sous les noms de Toccete en Allemagne, tocceda au Danemark, toccata/toccada ou tochate en Italie.

La toccata, à l'origine, se distingue également mal des genres apparentés de forme libre tels que le prélude, l'intrada, l'ancien ricercare, le falsobordoni et l'intonazione[11]  les Intonationi d’organo (1593) d'Andrea Gabrieli sont là pour confirmer la similitude[12],[alpha 1] et la confusion perdure jusqu'au milieu du XVIIIe siècle dans les traités de Mattheson sur les organistes (1719) et de Marpurg (1754–1778)[7], ainsi que dans la sonate de suonare (« sonner »)  par exemple les Sonata imperiale pour trompette de Girolamo Fantini qui sont des entradas.

Les premières sources musicales de ces compositions libres  indépendantes de la danse, du cantus firmus ou de tout modèle vocal[alpha 2]  peuvent se trouver dans les manuscrits pour orgue du XVe siècle[10] et pour luth au siècle suivant : prélude pour orgue d'Adam Ileborgh (Tablature d'Ileborgh, 1448), Conrad Paumann (1452), le Buxheimer Orgelbuch (1470)[13]. Ce style se poursuit avec Hans Kotter (1513) et les recueils d'orgue d'Attaingnant (1531). Au luth on peut classer également dans le genre les ricercari de Francesco Spinacino (1507), Franciscus Bossinensis (1511) ; chez Dalza (Intabolatura de lauto libro quarto, 1508), il s'agit d'une pièce appelée tastar de corde, assez courte, avec de seize à une quarantaine de mesures, proche de la structure du tiento pour orgue espagnol. L'équivalent espagnol, le tañer, présent chez Tomás de Santa María (Libro llamado Arte de tañer fantasia, 1565) est utilisé plus généralement, proche de la fantaisie[10], comme l'indique son titre L'art de jouer la fantaisie[14].

La première édition usant du terme toccata se trouve en 1536, dans Intabolatura de leuto de diversi autori chez l'imprimeur milanais Giovanni Antonio Castiglione. Mais le style toccata avec tous ses éléments de structure et d'articulation est déjà présent dans les ricercare pour luth de Capirola (dès 1517) ainsi que dans les deux destinés à l'orgue de Cavazzoni (1523)[15] ; de même que chez le luthiste Francesco da Milano (1536), où elle apparaît sous le terme de Tochate[11] (trois pièces).

La toccata est donc jouée d'abord par toutes sortes d'instruments, dans la mesure où le caractère est improvisé[11].


Incipit d'une « Intonatio » d'Andrea Gabrieli.

Baroque

Un clavecin vénitien de Giovanni Antonio Baffo (1579) du musée de la Musique, Paris.

Après le tournant du XVIIe siècle, le genre passe essentiellement dans la littérature du clavier  orgue et clavecin  servant de prélude[16], très mouvant dans sa construction et usant des virtuoses arpèges, traits, pédale, etc.

La toccata est en usage dans la musique baroque, en Italie, de Frescobaldi  le premier grand maître du genre[17]  Michelangelo Rossi, Bernardo Pasquini, Domenico Zipoli et jusqu'à Alessandro Scarlatti, qui laisse une quarantaine de toccatas écrites à la fin de sa vie et plutôt destinées au clavecin. Il s'agit d'une sorte de suite italienne, où se succèdent des mouvements (plutôt que des danses), ancêtre de la sonate classique[18].

Dans la péninsule Ibérique quelques compositeurs l'utilisent, tels António da Silva Leite pour la guitare, João de Sousa Carvalho et surtout Carlos de Seixas pour le clavecin[19].

On la trouve également plus au nord, chez Jan Pieterszoon Sweelinck, qui modèle ses toccatas sur celles de Giovanni Gabrieli[17]. En Allemagne du Nord, la toccata évolue selon deux types de constructions : soit elle s'articule (sur le modèle italien de Frescobaldi) en une ample composition où se succèdent plusieurs sections libres alternant avec des épisodes contrapuntiques ; soit elle sert de prélude à une fugue, évoluant jusqu'à Bach, avant d'être abandonnée par les classiques qui la considèrent démodée[20].

Pendant toute la période baroque, la toccata n'est utilisée ni par les compositeurs anglais, ni par les compositeurs français, qui cultivent plutôt le prélude non mesuré par exemple. Louis Couperin, qui en compose une douzaine, étant le premier à l'adopter au clavecin vers 1650, après les luthistes. Le lien avec la toccata peut se faire avec un titre du manuscrit Parville, où il est précisé, « à l'imitation de Mr. Froberger » (no 6), dont la structure est en droite ligne avec Frescobaldi : une partie fuguée encadrée de parties libres[21].

Toccatas pour d'autres instruments

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Toccata de L'Orfeo
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En Italie, au début du XVIIe siècle, Monteverdi intitule Toccata la brève fanfare qui ouvre son opéra L'Orfeo (1607). Elle est exécutée par des trompettes et des trombones accompagnés par l'orchestre, notée « con tutti li strumenti ». C'est un exemple rare de « toccata pour orchestre » dans la musique baroque, alors que pour les occasions solennelles la toccata pour clavier est transcrite pour un ensemble de cuivres, pratique en usage en Italie pendant une longue période[22]. Il s'agit non pas d'une ouverture, mais d'une sonnerie, un signal qui se trouve à côté de l'œuvre : c'est l'instant où le duc Vinzenzo Gonzaga entre dans la salle du spectacle, en ce . Les musiciens sont probablement non pas ceux de l'orchestre, mais les suonatori ordinaires du palais ducal, qui interviennent également au début d'un banquet ou d'un tournoi[23].

Le début de la toccata prima de Viviani, notée Affettuoso, est entrecoupée d'un passage fugué. Capricci armonici da chiesa e da camera (Venise, chez Gioseppe Sala 1678).

Dans la littérature du violon, la toccata reste attachée aux sonates. Chez Frescobadi lui-même se trouve une Toccata per spinetta et violino et chez Giovanni Battista Vitali une Toccata per violino solo, qui peut prendre sa place en guise de prélude à une sonate de même tonalité. Viviani, place deux toccatas dans ses Capricci armonici da chiesa e da camera, op. 4 également pour violon (Venise, Gioseppe Sala 1678)[24] et Veracini intitule toccata le mouvement initial des sonates de son op. 2 (1744)[22].

Le contemporain de Frescobaldi, le théorbiste Johannes Hieronymus Kapsberger dans son Libro primo (Venise, 1604) jusqu'à son Libro quarto d’intavolatura di chitarone paru à Rome en 1640, ouvre ses suites par une toccata. Le premier livre, paru onze ans avant celui de son illustre contemporain Frescobaldi, contient également une Toccata Arpeggiata, « peut-être la composition la plus intemporelle de Kapsperger ». Ses œuvres sont très théâtrales et harmoniquement peut-être encore plus extrêmes que celles du claveciniste[25].

Un autre napolitain d'adoption, Francesco Paolo Supriani laisse pour son instrument, le violoncelle, un recueil d'une douzaine de toccatas didactiques, écrites vers 1720[26].

Italie, XVIIe siècle

La première édition de toccata pour clavier est celle de Sperindio Bertoldo en 1591 et, plus significativement, du recueil de Girolamo Diruta, paru à Venise en 1593 et 1609, Il transilvano, Dialogo sopra il vero modo di sonar : organi & istromenti da penna[27],[28], qui contient treize toccatas : de Diruta lui-même (4 pièces), d'Andrea (2), et de Giovanni Gabrieli, Claudio Merulo, Luzzasco Luzzaschi, Antonio Romanini, Paolo Quagliati, Vincenzo Bellavere et Gioseffo Guami (une pièce chacun)[10].

La Toccata 7 de Claudio Merulo, extraite du premier livre (Rome 1598).

Le genre se développe en Italie, dans deux grands pôles musicaux : Venise et Naples. Avec les Vénitiens  notamment le plus ambitieux, Merulo (Toccate d’intavolatura d’organo deux volumes publiés en 1598 et 1604)  elle prend la forme d'une pièce composée de plusieurs sections (de trois à cinq) à l'écriture contrastée : passages de virtuosité, épisodes librement ornés et passages au caractère plus harmonique. Généralement articulée en trois parties, la pièce centrale est de nature contrapuntique : une fugue ; alors que les deux autres sont de forme libre[16], comme chez Andrea (Intonationi d'organo, Gardano 1593) et Giovanni Gabrieli (une douzaine de toccatas pour clavier), Annibale Padovano (Toccate et ricercari d'organo, 1604), Sperindio Bertoldo[11]. Giovanni Picchi a composé une célèbre toccata recueillie dans le Fitzwilliam Virginal Book, au tournant du XVIIe siècle.

Quant à l'école de clavier napolitaine, elle fait preuve d'encore plus de souplesse dans la succession des épisodes, brefs et capricieux, aux rythmes changeants (souvent pointés et irréguliers), aux chromatismes et aux harmonies audacieuses et dissonantes[11], visant à surprendre[22], avec une mosaïque de motifs où chacun d'eux est imité brièvement avant de passer au suivant. Jean de Macque, Antonio Valente, Ascanio Maione et Trabacci sont les noms principaux qui ont cultivé ce genre[11],[22].


Incipit d'une toccata extraite du second volume de Claudio Merulo (1604).

Fichiers audio
Girolamo Frescobaldi, Toccata 3
Bernardo Pasquini, Toccata con lo scherzo del cucco
Alessandro Scarlatti, Toccata 3
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Avec le Romain d'adoption Girolamo Frescobaldi, le grand maître du genre, commence une nouvelle ère pour la toccata, dès la parution de son premier livre en 1615, et qui se poursuit jusqu'à la fin du siècle en Italie[10]. Absorbant le caractère linéaire des Vénitiens et l'affeto napolitain, il donne des toccatas à la forme mouvante, comportant jusqu'à quinze épisodes, d'une grande expressivité, une rythmique plus complexe, « enrichi par d'audacieuses dissonances, les durezze »[29] (Toccata di durezze e ligature, no 8 du second livre), toujours conduites très librement, mais d'une unité intérieure admirable[11]. Le compositeur enchaîne librement des épisodes contrastés qui « vont de l'exubérance au contrepoint le plus strict »[30]. Dans le second livre de toccata (1627), Frescobadi sépare très clairement chaque section, allant parfois jusqu'à changer de mesure[11]. Il est le premier qui accroche la toccata au service liturgique : toccata « après l'épître », toccata « à jouer pendant l'élévation », toccata « après le Credo »[22]… pratique liée à l'introit de la messe, confirmée par nombre de sources de l'époque[10]. L'usage se trouve dans les Fiori musicali (1635) où, exceptionnellement, Frescobaldi introduit également un ricercare par une toccata : « Toccata aventi il recercar ». Chez lui, le côté virtuosité est laissé de côté pour une forme plus rigoureuse. On retrouve ce mélange des genres avec la 12e pièce du second livre, Ancidetemi pur d'après un madrigal Jacques Arcadelt, arrangée pour clavier sur le modèle de type toccata[10]. Un manuscrit italien (Chigi Q. IV.25) garde trace de l'association avec un autre genre, comme la toccata-canzone qui mêle épisodes instrumentaux improvisés et d'origine vocale[11].


Toccata nona (1637) de Girolamo Frescobaldi.

Après Frescobaldi, des tendances à la simplification du rythme et de l'harmonie sont observées chez Storace, Rossi et Bernardo Pasquini (35 toccatas), chaînons principaux du clavier italien entre Frescobaldi et Scarlatti fils. Pasquini laisse des œuvres intitulées toccata, tastata, sonata et un preludio[10]. La plus connue est la Toccata con lo scherzo del cucù. Parmi les élèves de Frescobaldi, il faut citer le violoniste et organiste Michelangelo Rossi qui compose vers 1630 dix toccatas et dix courantes[alpha 3], dont les sections sont assez développées, riches en passages de virtuosité, arpèges, passage en style vocal récitatif[11]… Son harmonie, notamment, est plus extravagante que celle de son maître[10].


Toccata settima de Michelangelo Rossi, vers 1630/1640.

On retrouve des morceaux de toccata de Michelangelo Rossi, en particulier les toccatas II et V de son recueil publié autour de 1630, dans certains préludes non mesurés de Louis Couperin[32].

Italie, XVIIIe siècle

L'index des sonates du volume I du manuscrit de Parme des œuvres de Scarlatti, intitule « tocata », les pièces du recueil (les sonates K. 148 à 176).

Au début du XVIIIe siècle en Italie, sous l'influence des héritiers de Frescobaldi  Pasquini et dans la continuité, Domenico Zipoli (Sonata d'intavolatura, Rome 1716, rééditée en 1722 sous le titre A third collection of Toccates, Vollentaries and Fugues…) , s'effectue dans la littérature une nette séparation entre la toccata requérant l'orgue et celle destinée au clavecin[11],[22], avec une préférence pour cette dernière[22].

Le terme fluctue et se dilue vers la pièce didactique, au caractère d'étude, comme chez les clavecinistes de l'école napolitaine, Durante, Leonardo Leo (13 toccatas, 1744  certaines publiées sous le titre de « sonates »), Paradisi, Della Ciaja (1717), Francesco Mancini (1716), Nicola Fago (un élève du napolitain Francesco Provenzale et d'Alessandro Scarlatti). Chez Domenico Scarlatti également, qui intitule certaines de ses sonates toccata[33] (par exemple la sonate K. 104 et la célébrissime K. 141) qui n'ont rien à voir avec le genre pratiqué un siècle et demi avant[22] ; cependant dans un des manuscrits de Coïmbra (Ms. 58) se trouve un agglomérat de pièces, allegro, fugue, gigue, menuet, qui évoque les œuvres de son père[33].

Le compositeur Domenico Alberti laisse six toccatas. Avec ces musiciens italiens, la toccata se fond dans la sonate baroque[22].


Incipit d'une toccata de Benedetto Marcello.

C'est avec Alessandro Scarlatti que la toccata prend un nouveau départ. Il laisse une quarantaine d'œuvres majoritairement en manuscrits et toutes destinées au clavecin. Elles peuvent comporter jusqu'à sept sections contrastées, incorporant fugue, récitatif et variations. La plus célèbre est extraite du Primo e secondo libro di toccate, édité en 1723. L'œuvre se termine par 29 variations sur la folia (29 Partite sopra l'aria della Folia)[34],[35]. Scarlatti influence le style de clavier de Haendel, alors qu'il ne compose pas de toccatas, exceptée la Toccata en sol mineur, HWV 586. Cette influence se retrouve également dans les œuvres de Bach, notamment la fantaisie chromatique et fugue et la découpe de la partita en mi mineur : introduction en forme de toccata – fugato – retour à la première section[10].


Allegro extrait d'une toccata de Nicola Fago (1677–1745), surnommé il Tarentino.

Au milieu des années 1920, Béla Bartók a arrangé un ensemble de toccatas pour le piano de Frescobaldi, Rossi (1re et 9e) et Della Ciaja[36],[37],[21].

Péninsule Ibérique

En Espagne, il faut citer Pedro Heredia († 1648), en lien avec Frescobaldi à Rome, Joan Cabanilles et plus tardivement, le virtuose José Elías († vers 1755) qui tous laissent des toccatas[38]. Vicente Rodríguez, publie un livre de toccatas : Libro de tocatas para címbalo (1744)[39].

Au Portugal, António da Silva Leite pour la guitare (Tocata Do Sr. Francisco Gerardo), João de Sousa Carvalho et Carlos de Seixas pratiquent le genre. Le dernier compose quelque 700 « Toccata » pour le clavecin (selon son contemporain Diogo Barbosa Machado) et plus rarement pour l'orgue, généralement suivies d'un menuet dans la même tonalité (pouvant se trouver variée), le tout étant appelé « sonate ». Macario Santiago Kastner, en 1965, a publié les 80 sonates retrouvées[40],[41].

extrait de la page de titre du Libro de tocatas para címbalo de Vicente Rodríguez (1744).
Incipit de la toccata prima de Carlos de Seixas.
Aujourd'hui, elle porte le titre de sonate en sol mineur K.50 (d'après le catalogue Kastner).

Le genre instrumental le plus proche de la toccata en Espagne et au Portugal, est le tiento (en portugais tento) qui est d'abord dédié à la vihuela (instrument à cordes pincées) et conçu dans l'esprit d'une étude, comme les premières toccatas italiennes. C'est une sorte de synthèse idéale entre la toccata, la canzone le ricercare qui voit son apogée jusqu'avec Manuel Rodrigues Coelho dans son recueil Flores de musica para o instrumento de tecla e harpa (1620).

Sa forme principale est à l'orgue. Il utilise alors des éléments issus du vieux ricercare italien, avec de bref éléments contrapuntiques en imitation, sur divers sujets. Mais il peut utiliser également des éléments de la canzone, du capriccio et de la toccata. Le tiento de falsa est un sous-genre « lent, expressif, orné, utilisant de nombreuses dissonances, des fausses relations et des progressions harmoniques inatendues », analogue à la toccata di durezze e ligature pratiquée en Italie. Le premier à l'illustrer est Sebastián Aguilera de Heredia et le plus célèbre Cabanilles, qui laisse « de remarquables tiento de falsa », parmi ses 200 tientos[42].

Pays germaniques

Alors que les premières sources allemandes semblent connaître des genres similaires à la toccata des Vénitiens, avec les préludes pour orgue d’Adam Ileborgh, Conrad Paumann, le Buxheimer Orgelbuch au XVe siècle et Hans Kotter (1513), le premier à emprunter le style italien est Hans Leo Hassler (16 toccatas), suivi de Sweelinck (14 toccatas)[21],[43],[10].

Hassler étudie avec Andrea Gabrieli à Venise en 1584 et 1585 et est considéré comme « le plus grand organiste allemand de son temps » (« Musicus inter Germano sua ætate summus »). Introduisant la musique italienne avec plus d'abstraction (sans Cantus firmus), il joue un rôle important sur les chemins vers Buxtehude et Bach[21].

Sweelinck a pour modèles les grands maîtres vénitiens, tels Willaert, Andrea et Giovanni Gabrieli. Chez lui la toccata épouse la structure vénitienne et n'a pas la liberté rythmique provenant de Merulo ; au contraire, une de ses caractéristiques est la régularité rythmique. Cependant, dans trois grandes pièces, il incorpore, à la manière plus moderne, des passages fugués[44],[10]. Dans son entourage proche, on trouve Peeter Cornet (toccata noni toni), Samuel Scheidt (cinq : dans Pars secunda tabulatuæ continens fugarum, psalmorum, cantionum et echus, tocatæ, variationes… de 1724 ; Toccata, In te Domine speravi et 3 toccatas SSWV 566 à 568), Heinrich Scheidemann (cinq également)[21]  mais les Allemands sont plus concernés par le choral et la fugue  Delphin Strungk qui écrit une toccata exploitant le contraste entre les deux manuels, développement poursuivi dans les toccatas de Weckmann, Reincken et enfin Buxtehude. Les caractéristiques sont la distinction croissante entre l'orgue et le clavecin ainsi que l'utilisation de la fugue[10].


Les dernières mesures de la petite Toccata SwWV 284 de Jan Pieterszoon Sweelinck.

Allemagne du Sud

En Allemagne du Sud, le modèle laissé par Frescobaldi est repris par les organistes, notamment un de ses élèves, Johann Jakob Froberger (24 toccatas, dont vingt publiées et le genre le plus pratiqué avec la suite et le capriccio), mais aussi destinées au clavecin. Plus que son maître, la découpe en sections de ses toccatas est d'une grande continuité. Il réutilise le principe de la canzone-variations ou capriccio de l'italien, et intègre des fugatos. Typiquement, sa construction consiste en une introduction rhapsodique assez longue, puis en second, une fugue basée sur une transformation rythmique du matériau de la première section et d'une section libre pour finir, plus ramassée ; mais le schéma n'est pas figé et la variété est considérable[10]. L'élément rhapsodique de certaines toccatas est transmis dans le prélude non mesuré, typique des suites françaises, sans que les musiciens français n'adoptent le genre toccata lui-même à cette époque[10]. Mais cette influence est plus ancienne : dans certains préludes non mesurés de Louis Couperin, on retrouve des morceaux de toccata de Michelangelo Rossi, en particulier les toccatas II et V de son recueil publié autour de 1630[32].

La tradition se poursuit avec Johann Kaspar Kerll et Sebastian Anton Scherer, pour culminer avec l’Apparatus musico-organisticus de Georg Muffat, jalon important dans l'histoire de la musique d'orgue, édité en 1690, mais composé dans la décennie précédente. Les douze toccatas du recueil sont extravagantes, divisées en plusieurs sections contrastées, mais parfaitement unifiées. La pédale est obligée, mais la partie est simple, constituée de petites notes qui de temps en temps, doivent doubler ou remplir la ligne de basse exécutée par la main gauche[10]. On retrouve l'esprit de grandeur de Muffat dans les toccatas plus courtes, de l’Ars magna consoni et dissoni (1693) de Johann Speth[10],[45].


Page de titre de l'édition originale du livre de Johann Speth Ars Magna Consoni et Dissoni.
Incipit de la « Toccata tertia » de Georg Muffat, extraite de l’Apparatus musico-organisticus (1690).

Parmi les maîtres de l'Allemagne du Sud, Johann Pachelbel a le plus contribué à réaliser la synthèse des genres qu'opère Bach. Il est l'auteur d'une quinzaine de toccatas[46], « où se trouve sans doute le meilleur de sa production » et se montre « particulièrement proche de Bach »[47]. Le plus souvent présentées seules, sans intermèdes fugués et exceptionnellement prélude à une fugue (Toccata et fugue en si bémol majeur), le titre est interchangeable avec prélude[48]. Il est sensible à la forme et apporte perfection et équilibre formel. Dans ces œuvres, Pachelbel aime les traits de virtuosité expressifs sur de longues pédales (Toccatas en ut et fa, Prélude en mineur) et l'improvisation (Toccata en mi mineur)[49],[47]. C'est avec Georg Muffat et Pachelbel que la toccata atteint son apogée en Autriche[17].


Premières mesures de la toccata en fa majeur, P.464 de Johann Pachelbel.

Allemagne du Nord

Au Nord de l'Allemagne, la toccata prend des dimensions plus importantes et se subdivise en deux pratiques : d'abord une composition libre alternant les épisodes virtuoses et libres et les passages de style contrapuntique, comme chez Froberger (cf. le stylus phantasticus) ; et ensuite, une pièce libre placée avant une fugue, issue de la tradition du style organistique de Sweelinck[11], avant d'être transformée sous l'influence de Frescobaldi[10] et illustrée par Nicolaus Bruhns notamment, dans ses préludes en forme de toccata[50].

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Johann Pachelbel, Toccata mi mineur
Buxtehude, Toccata en fa majeur, BuxWV 161
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Les compositeurs de clavecin, tels que Fux et Fischer, incluent des mouvements de type toccata dans leurs œuvres, mais n’utilisent pas ce titre[10].

Avec Pachelbel, Dietrich Buxtehude se montre le maître incontesté de la grande forme de la toccata avant Bach. Ses longues toccatas et fugues alternent, dans des sortes de polyptyques musicaux grandioses qui multiplient les épisodes  jusqu'à treize dans la même pièce  mais sont impossibles à distinguer de ses préludes et fugues[17], à l'époque, « on rencontre indifféremment les deux vocables utilisés pour désigner la même œuvre »[51]. Dans le Prélude et fugue en la mineur, Buxtehude n'hésite pas à prendre quelque liberté dans la fugue  alors que la forme à son époque est déjà bien établie  en terminant le diptyque en forme de toccata[52].

Le théoricien Martin Heinrich Fuhrmann dans son Musikalischer-Trichter (1706), présente ainsi la toccata à l'aune de Buxtehude[53] :

« La Toccata (terme italien) est aussi un prélude au clavier, que l'organiste tire de sa tête avant de commencer une fugue et de la mener à bonne fin. L'Italien Frescobaldi a composé de difficiles et savantes toccatas pour le clavier, et notre Allemand Buxtehude en a fait aussi quelques unes ; mais à mon humble avis, il y a entre elles la différence d'une copie avec l'original, et si l'on frotte les compositions de l'Italien sur la pierre de touche de Buxtehude, on peut bien voir ce qui est l'or chimique et ce qui est de l'or de ducat. Ainsi, cet Allemand italianise ; en fait, il court des lieues en avant. »

Jean-Sébastien Bach : le début de la Toccata pour orgue, BWV 565, de la main de Johannes Ringk (manuscrit P 595, Berlin).

Suivant les circonstances et les pièces, Bach fusionne l'influence provenant d'Italie et celle de la tradition septentrionale. Les sept toccatas pour clavecin sont des pièces au caractère fantasque et à la structure très libre datant de ses années de jeunesse, de 1706 à 1712 environ. Seule la toccata BWV 916 se démarque dans sa forme, très proche d'un concerto instrumental à l'italienne[22].

Les quatre toccatas pour orgue sont suivies d'une fugue, jouant le même rôle que le prélude ou la fantaisie. C'est le cas de la fantaisie BWV 532 et du prélude en sol mineur BWV 542 respectivement, où l'on trouve  à l'instar de Buxtehude  les mêmes caractéristiques que dans les grandes toccatas[20]. La Fantaisie BWV 532 se trouve très proche de la toccata pour clavecin BWV 912. La Fantaisie chromatique (composée vers 1720 pour sa version d'origine et remaniée dix ans plus tard) se range également dans cette catégorie[20]. Dans la Partita en mi mineur pour clavecin, l'une des plus ample, Bach découpe trois sections sur le schéma de l'ouverture à la française : une longue toccata, entrecoupée d'une fugue centrale[54] que Glenn Gould qualifie d'« à la fois majestueuse et délicate »[55].

Johann Ludwig Krebs, son élève, cultive encore la toccata[11], mais le genre est démodé[20]. Après Bach, la toccata pour orgue connaît quasiment un siècle et demi de silence (jusqu'à Reger et Widor), le piano prenant le relais pendant le XIXe siècle[15].


Dernières mesures de la toccata en fa dièse mineur, BWV 910 de Jean-Sébastien Bach,
la plus populaire des toccatas de Bach à son époque : 23 manuscrits conservés[56].

XIXe siècle

Beethoven conçoit les finales de ses sonates no 12 op. 26 (1801) et no 22 op. 54 (1804) en déluge de notes d'accord brisées en doubles-croches qui évoquent directement la toccata[10], et parfois également qualifié d'étude[57] dans l'une de ses caractéristiques principales des derniers feux de la toccata italienne : une course rapide de notes égales qui prend la forme plus ou moins stable d'un perpetuum mobile ; comme le dit Guy Sacre à propos de l'op. 56, « l’Allegretto final est l'un des plus intelligents, des plus stimulants mouvements de Beethoven. Une toccata, un « exercice » scarlattien à deux voix, d'une efficacité étonnante […] »[58].


Au tournant du siècle, alors que la liberté rythmique et formelle du modèle de la toccata baroque s'est incarnée dans le capriccio et la rhapsodie[10], le style d'exercice et d'étude pour clavier réapparaît ponctuellement sous la forme de toccata chez Clementi (1784)  œuvre jouée lors du concours avec Mozart en 1781, Francesco Pollini (Trentadue esercizi in forma di toccata, 1820)[57]  Czerny, Cramer, George Onslow (op. 6, 1810)[59] et Robert Schumann[60], qui reprend, dans une forme sonate, plutôt l'esprit des finales de Beethoven que l'influence italienne[10]. La septième étude en ut majeur, de l'op. 10 de Frédéric Chopin est traditionnellement surnommée Toccata[61].


Incipit de la Toccata op. 7 de Robert Schumann (1830).

Fichiers audio
Augustin Barié, Toccata (1911)
Charles-Marie Widor, Toccata
extraite de la Symphonie pour orgue no 5
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En France, la toccata reste un morceau de bravoure, techniquement très exigeant, jusqu'au début du XXe siècle, avec par exemple celle de Jules Massenet (1892), courte (2 min) mais très virtuose, et la dernière des Études op. 111 de Camille Saint-Saëns (1899). Dans le cadre de la musique de chambre, c'est Charles-Valentin Alkan qui utilise le genre dans le dernier mouvement de son Grand Duo concertant, op. 21 pour violon et piano (1840)[62]. Point culminant de l'œuvre, la toccata est « d'une virtuosité diabolique marquée sadiquement « Aussi vite que possible », remarquable par ses déplacements très complexes d'accents rythmiques »[63].

À ces trois exceptions près, elle trouve chez quelques organistes français, à s'exprimer dans une pièce brillante en finale d'une œuvre[10], où la virtuosité démontrée aux manuels est soutenue par des thèmes qui se déploient largement à la pédale, composition faite pour exploiter au maximum les possibilités sonores des grands instruments de Cavaillé-Coll par exemple. Les compositeurs de l'école de Niedermeyer y voient un retour à la tradition du grand art de Bach et de ses prédécesseurs[20]. Widor (Symphonie pour orgue no 5, 1879), Gigout (1890), Boëllmann (Suite gothique, 1895) et Vierne (1926), emploient la toccata. Berlioz compose en 1845, pour l'orgue, une curieuse petite pièce du nom de Toccata H 99[10].


Quelques mesures de la Toccata, 6e des Études op. 111 (1899), de Camille Saint-Saëns.

Le pianiste et compositeur Leopold Godowsky, dédie à Moriz Rosenthal une Toccata, op. 13, sous-titrée « Moto perpetuo »[64] et publiée en 1899.

XXe siècle

Le compositeur Clarence Lucas écrivait au début du XXe siècle ce petit texte pour définir la toccata[65] :

« Un vieux nom peu utilisé aujourd'hui, mais signifiant le même genre de composition qu'il y a deux cents ans, c'est une composition conçue pour exprimer l'énergie rythmique, l'éclat technique et des effets brillants de l'interprète. Cela devrait sonner comme une improvisation ou un prélude impromptu. Une mélodie large et soutenue est déplacée dans une toccata. »

Portrait de Ferruccio Busoni et de son épouse (1908), par Paul Schad-Rossa.

Après le quasi silence du genre au XIXe siècle, « peut-être parce que la toccata implique une objectivité à l'opposé des principes musicaux romantiques » (André Lischke)[66], la situation change et, du début du XXe siècle jusqu'à nos jours, une foule de compositeurs utilise le style de la toccata, non seulement au clavier, mais à la guitare, la harpe, au violoncelle, dans des œuvres de musique de chambre, pour orchestre et pour percussions.

Début du siècle

Dès le début du XXe siècle, le piano se réapproprie le genre dans un contexte parodique, classicisant (une suite notamment), avec de nombreux exemples intéressants[10] : Reger, Busoni et Hindemith[20]. Busoni fait précéder la partition composée en 1920, d'une citation de Frescobaldi : « Non è senza difficoltà che si arriva al fine »[67], empruntée au titre de la neuvième toccata d’Il secondo libro de toccate, canzone… ; le musicien y juxtapose la musique de la « Ballade de l'usurier Lippold » extraite de son opéra Le Choix d’une fiancée, créé en 1912, à des éléments destinés au Doktor Faust qui devait rester inachevé[68].

Incipit de la Toccata de Ferruccio Busoni.
Georges Enesco, à tout juste vingt ans en 1901, compose une toccata, couronnée par le prix Pleyel.

Les plus remarquables exemples de toccata sont dus à Debussy et Ravel : Vladimir Jankélévitch compare « les deux toccatas, celle du Tombeau de Couperin qui tourne et travaille comme un moteur et martèle l'ivoire inexorablement, et celle de la suite Pour le piano, plus capricieuse, plus féminine, avec je ne sais quelles mourantes vibrations autour des notes »[69]. La caractéristique reste la rapidité de mouvement en perpetuum mobile[20], entre la toccata de Schumann et celles des organistes. L'année même de la parution de Pour le piano de Debussy, mais dans un caractère très différent, Georges Enesco compose la Toccata (7 septembre 1901) de sa future 2e Suite pour piano, op. 10, publiée en 1904, avec Sarabande, Pavane et Bourrée, pour un concours organisé par la revue Musica. L'œuvre reçoit également le prix Pleyel[70]. En 1907, Ernő Dohnányi compose une suite pour piano, intitulée Humoresque en forme de suite, op. 17 ; elle comprend cinq mouvements : marche ; toccata ; pavane avec variations ; pastorale ; introduction et fugue[71].

Prokofiev « affectionne particulièrement l'esprit de la toccata »[15]. Il laisse une célèbre Toccata (1912), mais son œuvre en contient de nombreuses : le très bref mouvement central du Cinquième concerto pour piano (1932), le final de la 7e sonate (1942) avec une rare mesure à
. Mais l'esprit de la toccata porte également les Études, op. 2 (1909) composées alors qu'il est encore étudiant au conservatoire de Saint-Pétersbourg, le Scherzo, op. 12, dernière des pièces de l'opus, composé entre 1906 et 1913[72], le Scherzo du second concerto pour piano (1913) au caractère sauvage (même si le terme ne figure pas sur la partition) et le ballet Le Pas d'acier (1926)[15],[73].

En France, Arthur Honegger écrit Toccata et Variations (1916) qui développe ses deux mouvements sur une douzaine de minutes. La toccata est dans une forme classique A–B–A et coda[74]. En 1929, Jacques Ibert rend hommage à un autre musicien en écrivant la petite Toccata sur le nom d'Albert Roussel (moins de 2 min). À la même époque, Francis Poulenc conclut son recueil intitulé Trois pièces (1929), par une toccata, vive, pétillante et virtuose, restée dans les mémoires en raison de l'interprétation de Vladimir Horowitz[75], qui la grave pour la première fois en 1932 et qu'il joue parfois en récitals, notamment à Carnegie Hall en 1966, après une absence de plus de dix ans de la scène. Composée la même année que les Trois pièces, Poulenc ouvre son ballet Aubade (1929) par une brève toccata, confiée essentiellement au piano, après un appel des cuivres et du hautbois[76].


Maurice Ravel, Le Tombeau de Couperin, suite pour piano (Toccata, mesures 95 et suivantes).

Ernst Křenek compose une Toccata et Chaconne, op. 13 (1922), une vaste pièce construite de plus de 800 mesures, sous-titrée du nom d'un choral parfaitement fictif « Ja ich glaub' an Jesum Christum, Gottes eingebornen Sohn' », inventé par son ami pianiste Eduard Erdmann, à qui l'œuvre est dédiée. Le langage est fortement inspiré d'Hindemith[77].

Paul Ben-Haim au piano.

Francesco Ticciati écrit une Toccata en 1926, enregistrée notamment par Carlo Zecchi en 1937. Boris Blacher, pour sa part en écrit deux : Zwei Toccaten en 1931. Ces « premières compositions pour piano seul à recevoir les honneurs de la publication [évoluent] dans des tempi animés et ont pour seul élément moteur (à l'exception de quelques mesures dans la Toccata no 1) des croches qui se suivent sans interruption comme dans un perpetuum mobile sans tonalité bien précise »[78]. Commande de Paul Wittgenstein à Franz Schmidt, la Toccata en mineur pour piano (main gauche) est écrite en 1938. Jean Absil conclut par trois fois des œuvres pour piano par une toccata : sa Sonatine no 1 op. 27 (1937), ses Cinq Bagatelles op. 61 et sa Grande suite op. 62 (1944), tous mouvements marqués vivo ou vif. Dans la Grande suite, pièce de haute virtuosité, les changements de mesure sont incessants[79]. Paul Ben-Haim glisse une toccata parmi ses Cinq pièces pour piano, op. 34 (1943)  dont Moshe Zorman (père du violoniste Itamar Zorman) a réalisé un arrangement pour violon et orchestre[80].

Néo-classiques

Dans le courant moderne néo-classique, Stravinsky insère dans la suite de Pulcinella (1920) une courte toccata dont le thème est introduit à la trompette, et essentiellement destinée aux instruments à vent. Le thème provient de l'« Air » de la première suite pour clavecin en mi majeur du Milanais Carlo Monza, extrait des Pièces modernes pour le clavecin[81]. Plus important, il fait de son premier mouvement du concerto pour violon en (1931) une large toccata.


Igor Stravinsky : thème de la toccata de la suite de Pulcinella.

Avec orchestre

Les trois principales toccatas avec orchestre sont celle de Joseph Jongen, qui termine sa Symphonie Concertante pour orgue et orchestre, op. 81 (1926) par une grandiose toccata notée Moto perpetuo et conviant tout l'orchestre, celle d'Alfredo Casella (Introduzione, aria e toccata, op. 55, 1933), et celle de Bohuslav Martinů qui écrit pour Paul Sacher et son orchestre de chambre de Bâle Toccata e Due Canzoni, H.311 pour orchestre de chambre (1946), avec un piano fortement mis en avant. Il est également l'auteur d'une Fantaisie et toccata H.281 (1940) pour piano. Cette œuvre est une ample composition à l'« écriture vigoureuse », dont la toccata (7 h 40), s'intitulait à l'origine Rondo. C'est sa pièce pour piano la plus importante à l'époque[82]. Composée à Aix-en-Provence, juste avant son départ pour les États-Unis, elle est dédiée à son ami Rudolf Firkušný[83].

Heitor Villa-Lobos en 1936. Il reprend le style de toccata dans trois de ses œuvres des années 1930 et 1940, les Bachianas brasileiras nos 2, 3 et 8.

Heitor Villa-Lobos utilise le genre dans trois Bachianas brasileiras : la no 2, pour orchestre de chambre, datée de 1930, dans le quatrième et dernier mouvement, sous-titré Le tortillard de pays, met en scène un train dans une musique descriptive, de son départ avec le grincement des engrenages, jusqu'à son arrivée avec frein et ralentissement orchestré. Dans les Bachianas brasileiras no 3 (1938) pour orchestre et piano, le musicien met en scène un pivert, figuré par le xylophone et repris par le soliste, dont la partie est notée Ben ritmato (meccanicamente). Dans les Bachianas brasileiras no 8 (1944) pour orchestre, elle est sous-titrée Catira Batida, une vieille danse (catira ou cateretê) du Sud du Brésil[84].

Le Mexicain Silvestre Revueltas écrit une Toccata (sin fuga) (« Toccata (sans fugue) ») pour violon et orchestre de chambre, en 1933. C'est une œuvre courte, (4 min.) puissante et compacte dans laquelle l'influence d'Igor Stravinsky est ressentie à plusieurs moments de la partition. Elle oppose les bois aux cuivres et où se mêle un violon solo. Il y a deux sections galopantes en doubles croches, ponctuées de coups de timbale (Con brio et Tempo I subito), séparées par une rêveuse et plaintive section centrale (Meno mosso), chambriste[85]. La pièce s'achève sur un coup de timbale péremptoire.

Dans le domaine du concerto, Ottorino Respighi compose une toccata pour piano et orchestre (1928)[16]. Le finale du Concerto pour piano (1931) de Reynaldo Hahn est noté Rêverie, Toccata et Finale. Le premier mouvement du Concerto pour piano (1933) de Ralph Vaughan Williams, révisé ultérieurement pour deux pianos, est une toccata[10]. Plus tardif, le finale de la Symphonie no 8 (1956) du compositeur britannique est titré Toccata colle campanelle [« avec cloches »] : très coloré, il fait appel à tout l'orchestre et aux percussions, à « tous les instruments percussifs capables de notes définies », y ajoutant même des gongs accordés après avoir assisté à une représentation de Turandot de Puccini[86]. Il faut encore citer la Toccata Marziale for Military Band (1924) écrite à l'occasion d'une exposition coloniale. Le Concerto pour piano (1938, révisé en 1945) de Benjamin Britten fait son premier mouvement en forme de toccata, « débordant d’une exubérance et d’un allant irrésistibles »[87]. Dans une autre œuvre concertante, Diversion, op. 21 pour piano (main gauche) et orchestre, Britten enchaîne deux toccatas parmi les onze variations, une dévolue au piano, très courte et l’autre avec une introduction de l'orchestre et un solo au piano. Commencée en 1928, alors destinée à un mouvement de concerto pour piano et orchestre, puis révisée en 1947 à la demande du pianiste et chef d’orchestre John Russell, la Grand Fantasia de Gerald Finzi se voit augmentée d'une toccata en 1953 et devient Grande Fantaisie et Toccata, op. 38. La pièce mêle les deux conceptions dans une toccata « enjouée, syncopée et aimable »[88] : baroque, où il est question de mettre en valeur le toucher de l'interprète, et plus moderne, en tant que genre de mouvement perpétuel. Le final du concerto pour piano pour la main gauche (1963) de Dieter Nowka est une toccata. Jean Françaix pour sa part enchaîne deux mouvements de toccatas dans son Concerto pour clavecin et ensemble instrumental (1959) qui comprend cinq mouvements. Arthur Benjamin conçoit le finale de son Concerto pour alto (1943) en une toccata précipitée.

William Walton compose en 1922–1923 une Toccata en la mineur pour violon et piano[89], alors que sa célèbre Partita pour orchestre (1957), dédiée à George Szell et l'Orchestre de Cleveland, s'ouvre par une toccata, très motorique, aux éblouissants tuttis, notée brioso[90],[91]. Le Romeo and Juliet (1925) de Constant Lambert, uniquement constitué d'une suite de danses baroques (Gavotte, Siciliana, Musette...), cache dans le second tableau une toccata, pour évoquer le duel entre Roméo et Tibert. Alors que le ballet était intitulé à l'origine Adam and Eve, c'est Diaghilev qui le renomme et le donne à Monaco avec ses Ballets russes[92]. L'Américain William Schuman conçoit sa Troisième symphonie (1941) en deux sections écartant la forme sonate, chacune composée de diptyques, avec : I. Passacaille et Fugue ; II. Choral et Toccata, volontairement emprunté à des formes antérieures au classicisme viennois. La toccata est une pièce virtuose, commençant par un motif rythmique de la caisse claire repris par la clarinette basse pour son thème clownesque. La première partie est canonique, puis une transition conduit à une nouvelle cadence. Le thème de la toccata s'expose au point culminant du final, avec une grande quantité d'énergie par l'ensemble de l'orchestre[93],[94].

Musique de chambre

Pour sa Toccata (1935), Conlon Nancarrow ajoute un violon à son instrument préféré, le piano mécanique.

Le second mouvement du Trio avec piano op. 24 (1945) de Mieczysław Weinberg, battu à
, est noté Toccata et développe une grande énergie rythmique : Weinberg confine d’abord le piano en
et les cordes en
avant de mélanger les métriques, générant une pulsation asymétrique et violente[95]. Grażyna Bacewicz écrit sa Partita pour violon et piano en 1955 (et en donne une version pour orchestre la même année). La toccata qui occupe le second mouvement est marquée Vivace. Elle est très représentative du langage de la compositrice et, avec une coloration humoristique, est une démonstration de virtuosité[96].

En 1935, Conlon Nancarrow compose une Toccata for violin and Player Piano (piano mécanique), œuvre révisée en 1980, souvent jouée en concert avec un piano enregistré et le violoniste sur scène. La pièce, d'une extrême virtuosité, « à l'esthétique iconoclaste des ultramodernistes », s'ouvre par un canon de notes répétées rapidement par le piano mécanique, suivi par le violon qui reprend le matériau. La seconde partie inverse les rôles : le canon, dans sa récapitulation, reprend avec le soliste en premier (mesure 72)[97].

Piano

Sorabji laisse plusieurs toccatas : en 1920, il compose une toccata, seconde pièce des Deux pièces de piano[m 1] ; les Toccatas nos 1, 2, 3 et 4 (la troisième, composée en 1955, longtemps considérée comme perdue, a été retrouvée : dix mouvements et 91 pages de partition[98]). La première (1928) comprend successivement cinq mouvements : I. Preludio-corale – II. Passacaglia — III. Cadenza-figurale — IV. Fuga – V. Coda-stretta ; la seconde (1934) est la dernière œuvre interprétée en public par le compositeur[99] ; la quatrième date de 1938 ; enfin, dans la neuvième partie de son Opus clavicembalisticum (1930), notée Interludiam alterum, Sorabji revient à une vive toccata introductive. La partition indique Rapido e uguale sempre sanza ritardare né affrettare et est rattachée à un Adagio suivi d'une passacaille[100]. En 1929, il ajoute à ses opus une Toccatinetta supra C.G.F, publiée en 1992[101] et enregistrée ensuite par Donna Amato pour Altarus Records[102]. Le sous-titre précise : si costituisse da uno preludietto-quindì una piccola passacaglia maliziosa e, una fughetta (« constituée d'un prélude, d'une petite passacaille espiègle et une fughetta »).

Pantcho Vladiguerov dans les années 1930 ou au début des années 1940.

Tout juste installé à Paris, le compositeur Arthur Lourié écrit une Toccata pour piano (1924)[103]. En 1930, le compositeur hongrois László Lajtha conclut ses Six pièces, op. 14, par une vaste toccata virtuose (plus de 4 min). Techniquement, avec le Scherzo qui occupe la quatrième place, les deux mouvements font des allusions à Scarlatti et aux clavecinistes français[104]. En 1931, le compositeur tchèque Alois Hába écrit une Toccata sous-titrée Quasi una Fantasia, op. 38, vaste pièce de près de 9 min. Bien qu'Hába ne soit pas un grand pianiste, « cette composition est pianistique à la perfection »[105]. Son confrère Jiří Bárta, pianiste, donne Preludium et Toccata en 1966.

En 1944, Dmitri Kabalevski compose ses Variations faciles, op. 40, destinées aux jeunes pianistes. La première série en mineur est sous-titrée Toccata et la seconde est en la mineur. Les variations sont réduites à huit petites mesures sur un thème de gamme descendante[106]. Également porté par l'art de la variation[107], le compositeur bulgare Pantcho Vladiguerov, dans le cycle intitulé Épisodes, op. 36 (1941), glisse une longue toccata (no 6, Allegro Vivace) qui en constitue le finale[108] ; en 1970, il a orchestré la pièce, accompagnée du mouvement précédent Improvisation (Lento) en introduction, et l'a enregistrée peu après avec l’orchestre de la radio et télévision bulgare[109].

Arno Babadjanian, compose pour le piano une vive toccata ainsi qu'une rageuse et dissonante toccatina, au sein d'œuvres en plusieurs mouvements.

Aram Khatchatourian écrit une Toccata pour piano (1932), l'une des pièces les plus populaires du musicien arménien, brillante, intense, aux effets d'ostinato et heurts rythmiques[110]. Un autre Arménien, Arno Babadjanian, dans une œuvre de jeunesse, sa Sonate polyphonique (1942–1947), inverse l'ordre baroque en plaçant, après un prélude, la fugue et seulement la toccata battue à
. Dans une œuvre plus récente, Six portraits (1965), Babadjanian insère une vive et rageuse toccatina qui évoque quelque chose de l'écriture pour piano de Prokofiev, de Bartók et du jazz[111]. Une cellule rythmique passe de main en main, puis est élargie en avec dissonance de septième majeure martelée sforzando à la main gauche, pendant que la main droite fait pleuvoir des arpèges. L'énergie accumulée semble s'être épuisée dans une gamme descendante répétée jusqu'au pianissimo, mais la cellule rythmique d'origine revient dans une brève récapitulation tout aussi rageuse. Dmitri Chostakovitch fait du 21e prélude, en si  majeur, de ses Vingt-quatre préludes et fugues, op. 87 (1950), une toccatina[112].

Le compositeur brésilien Camargo Guarnieri intitule toccata une de ses pièces pour piano (1935) toute en doubles notes à la main droite, et son compatriote Radamés Gnattali fait de même avec deux pièces pour la guitare ayant pour titre Toccata em ritmo de samba (1950 et 1981), ainsi qu'avec une autre pour piano intitulée simplement toccata (1944), et où l'usage de la polytonalité ostinato évoque Bartók[113]. Cláudio Santoro laisse une Toccata pour piano très percussive (1955)[114].

Le compositeur américain Robert Moffat Palmer écrit une « courte » (2 min) Toccata Ostinato (1944)[115], commandée par William Kapell à qui l'œuvre est dédiée. Le pianiste en laisse un enregistrement en public[116]. En 1968, il compose cette fois pour ensemble à vents (et percussion), une Choric Song and Toccata de 13 h[m 2]. Le compositeur-pianiste Robert Casadesus compose en 1946 sa Toccata, op. 40, une de ses pages les plus célèbres et qu'il dédie à son fils Jean Casadesus. À son propos Jean Roy écrit : « C'est le modèle de la toccata virtuose où crépitent les doubles notes dans un mouvement implacable que nourrit une extraordinaire variété d'accents »[117],[118]. Le britannique John Vallier compose une Toccatina (1950) notée Presto vivace e con umore, enregistrée par Benno Moiseiwitsch la même année et par Marc-André Hamelin un demi-siècle plus tard[119]. Joaquín Rodrigo fait précéder ses cinq Sonates de Castille (écrites en 1950 mais publiées seulement en 1987) par une étonnante Toccata a modo de Pregón en la majeur, qui imite une boite à musique assourdissante et détraquée, avec ses basses décalées, ses secondes écrasées, ses fausses notes. Un ostinato (le Pregón c'est-à-dire la « criée ») est fait d'une répétition infatigable d'une octave brisée avec une appoggiature[120].

Influence du jazz

Erwin Schulhoff au piano (avec Milča Mayerová) vers 1931.

Le jazz et sa rythmique influencent certains compositeurs dès les années 1920. Erwin Schulhoff fait de la dernière de ses Cinq études de jazz (1926) une toccata sur le shimmy Kitten on the Keys (« Chaton sur les touches ») de Zez Confrey, une des pièces les plus connues de l'Américain, datant de 1921. Précédée de Charleston, Blues, Chanson et Tango, la toccata est dédiée au critique musical Alfred Baresel (1893-1984), promoteur du jazz en Allemagne[121].

Karl Amadeus Hartmann compose également une Jazz-Toccata et Fugue pour piano en 1928. « Si Hartmann, comme d'autres musiciens allemands, fut lui aussi réceptif au jazz dans les années 1920 », l'œuvre « reflète davantage son côté rythmique que ses harmonies caractéristiques »[122]. Dans la même veine, la 6e pièce des dix Play piano play de Friedrich Gulda[123], pianiste classique et jazzman, est une toccata notée Presto possibile, entrecoupée d'épisodes de stride dans le style d'Art Tatum.

Traversée de bout en bout par le swing et des « décalages de l’accentuation entre les deux mains », il faut citer la Toccatina op. 36 de Nikolaï Kapoustine[124] et la troisième de ses huit études de concert, op. 40 (1984), où « des notes répétées sautent d’un registre à l’autre, suggérant les syncopes pimpantes de Rhapsody in Blue de Gershwin »[125].

Toccata contemporaine

La toccata moderne, si elle garde son rythme énergique, quitte le seul clavier privilégié au début du siècle, pour se retrouver dans des œuvres de chambre, dans la musique symphonique et pour des formations inconnues des siècles précédents : les percussions.

Carlos Chávez écrit sa Toccata pour percussion en 1942.

C'est le compositeur mexicain Carlos Chávez qui l'inaugure : revenant à l'étymologie italienne de toucher, il écrit une Toccata pour instruments de percussion (1942), l'une de ses œuvres les plus célèbres[126]. Il n'utilise que des instruments en usage régulier dans l'orchestre symphonique classique et la pièce requiert six instrumentistes. Elle est composée de trois mouvements sans pause, dont le second fait sonner les timbres métalliques, xylophone et glockenspiel, avant le déchaînement violent du final. Quelques années plus tard, il écrit Toccata pour orchestre (1947), musique de scène pour Don Quijote de la Mancha de Cervantes. Le Britannique Thomas Pitfield, quant à lui, écrit deux toccatas dont une pour percussion : la première est une large composition pour piano, écrite à l'intention de Lucy Pierce et publiée en 1953 ; alors que la seconde se trouve au sein de sa sonate pour xylophone (1987) et constitue le finale de l'œuvre en quatre mouvements, dédiée à Eric Woolliscroft, le principal percussionniste du Hallé Orchestra[127].

Orchestre et concerto

Nikos Skalkottas place une toccata en second mouvement, sur six, de sa Suite symphonique no 2 AK 4 (1944–1946), une œuvre « spectaculaire » selon Yannis Papaioannou[128]. Dans Audubon (Birds of America) (1969), Morton Gould glisse un morceau intitulé Fire Music (toccata). L'œuvre, prévue pour un ballet de Balanchine, n'a jamais été représentée. Gould compose également un humoristique Concerto pour claquettes (1952) en forme de suite (Pantomime, Minuet, Rondo). Il intitule son premier mouvement Toccata. L'écriture, influencée par le jazz, reste très sophistiquée malgré son exotisme. Le compositeur note le rythme du danseur qui, en outre, dispose de cadences pour improviser[129]. En 1955 l'Américain Leon Kirchner compose Toccata pour grand orchestre, et Paul Creston écrit en 1957 Toccata, op. 68, jouée notamment par Leopold Stokowski. Le Concerto pour basson (1977) de Nino Rota débute par une toccata (Allegro vivace), à la fois brillante et transparente tout en utilisant le timbre particulier de l'instrument soliste[130].

Prokofiev, Chostakovitch et Khatchatourian : trois compositeurs de toccatas, conçues isolées, ou utilisées pour un mouvement d'une œuvre pour le piano ou pour l'orchestre.

Chez les symphonistes contemporains, on trouve des mouvements explicitement en toccata : Karl Amadeus Hartmann construit le second et dernier mouvement de sa Sixième symphonie (1953) en « Toccata variata ». Citons également la seconde section du Scherzo notée « Scherzo toccata » de la Symphonie no 8 (1943) de Dmitri Chostakovitch. Le Suédois Ingvar Lidholm écrit Toccata e canto (1944). Alexandre Lokchine transforme l’avant dernier mouvement de sa Symphonie no 9 (1975), pour baryton et orchestre à cordes, sur un poème de Leonid Martynov, en une toccata qui est le point culminant de la symphonie[131]. Chostakovitch « se fit offrir la partition de l’œuvre qu’il admirait tant et qu’il étudia avec ardeur »[132].

Witold Lutosławski auteur d'un Concerto pour orchestre en 1954.

Le premier mouvement du Collage über BACH d'Arvo Pärt est une toccata pour cordes, précédant Sarabande et Ricercare[133]. Le Tchèque Karel Husa, dans Musique pour Prague (1968)[134], intitule le final de l'œuvre en quatre mouvements Toccata et Chorale. Le Concerto pour orchestre (1954) de Witold Lutosławski, commencé par une Intrada baroque, se clôt par le troisième mouvement articulé en Passacaglia, Toccata e Corale. La toccata est « flamboyante » et « issue du thème de la Passacaille »[135]. Son confère, Henryk Górecki écrit en 1955 une pièce brève, Toccata pour deux pianos op. 2, composée avant ses études à Katowice[136].

La seconde symphonie, op. 386, du compositeur britannique Howard Blake est sous-titrée Toccata ou « une célébration de l'orchestre » (1976, révision 1988). Chacun des sept mouvements en forme de concerto pour orchestre voit le thème et les variations consacrés à un pupitre  respectivement : bois, cors, cuivres, cordes, percussion et célesta  puis convie tout le monde pour la fugue et le final où revient le thème[137]. En Amérique, Irving Fine compose sa première pièce d'orchestre, une Toccata concertante (1947) jouée par Serge Koussevitzky à Boston l'année suivante. Il en existe une version transcrite pour deux pianos. Il revient au genre avec la brève et sautillante Little Toccata (1 min 10 s), qui ouvre Diversions pour orchestre (1959), également jouée à Boston dans un programme pour les enfants et dont les pièces sont dédiées à ses filles[138]. Le Britannique Peter Fribbins, tout juste âgé de vingt-et-un ans, compose l'une de ses premières œuvres pour quintette à vent (flûte, hautbois, clarinette, cor et basson) sous-titrée In Xanadu (1991), et y inclut une Toccata, « gouffre sauvage », « construite sur seulement quatre notes dans différentes octaves »[139]. Le Concerto pour violon (1984) du compositeur américain Ned Rorem contient deux toccatas sur six mouvements (deuxième et cinquième), la Toccata-Chaconne et la Toccata-Rondo, notées Very Fast. Les deux ont des accents dramatiques accentués par les timbales. L'année suivante, le compositeur russe naturalisé suisse Alexander Brincken donne un Capriccio pour piano et orchestre de chambre, op. 11, où une courte toccata prend la place du second mouvement parmi les cinq enchaînés. L'œuvre est créée à Leningrad en 1989 et enregistrée en 2019 pour le label Toccata Classics[140].

Colin Matthews écrit une Toccata meccanica (1994), commandée par le Royal Northern College of Music de Manchester. Conçue pour orchestre dès 1984, la commande de Timothy Reynish lui donne la possibilité de l'arranger pour orchestre à vents soutenu par les percussions, la harpe et les contrebasses, qui est « comme son titre l'indique, une pièce plutôt agressive, semblable à une machine. […] La première moitié de la pièce est assez implacable jusqu'à une section centrale en trio, lorsque la « machine » marque une pause et donne l'impression de se remettre en marche, avec des grincements et des gémissements appropriés. […] L'œuvre se termine exactement comme elle avait commencé, comme si la machine était prête à redémarrer. » (Colin Matthews)[141]. John Pickard pour sa part, écrit un Concerto pour piano en 1999–2000. D'une « exubérance colorée » comme son orchestration effectuée directement lors de la composition, l'œuvre emprunte vaguement au baroque ses titres et ses mouvements (vif-lent-vif). Le concerto s'ouvre sur une Toccata d'une énergie inépuisable, où l'orchestre et le soliste s'opposent « parfois dans une confrontation violente » ; suivent une calme Passacaglia forme  très appréciée par le compositeur  et le finale en double fugue qui convie la virtuosité et la précision rythmique tant du soliste que de l'orchestre, avec une fin exubérante[142]. En 1998, Pickard arrange la fameuse Toccata introductive de L'Orfeo de Monteverdi (apparaissant également dans les Vêpres de 1610) pour orchestre de chambre d'instruments modernes (hautbois, saxophone soprano, bassons, cuivres et cordes basses) avec en outre des percussions (crotales, cloches et gongs)[143].

Piano et musique de chambre

D'autres compositeurs contemporains écrivent des toccatas pour piano : Nikos Skalkottas ouvre sa Quatrième suite pour piano, AK 74 (1941), par une brève toccata notée Vivace. Morton Gould compose un Prelude and toccata (1945) pour piano, joué très souvent par Shura Cherkassky et qui peut évoquer sa célèbre Boogie woogie étude. C'est le cas également de Pierre Boulez qui compose un Prélude, Toccata et Scherzo (1945), pièce pour piano de jeunesse. La partition, détenue par la Fondation Sacher, est donnée en première mondiale par Ralph van Raat en septembre 2018[144].

York Bowen compose trois toccatas. Sa dernière est de 1957.

George Antheil, qui avait commencé sa carrière en tant que concertiste, écrit dans son meilleur « pianisme » deux toccatas virtuoses (1948) : des pièces en ostinatos très agitées, au tempo Allegro, au touché sec et sans pédale. La seconde, qui offre une main gauche plus active, avec des sauts virtuoses et proche de la parodie, ressemble aux rodéos texans d'Aaron Copland et aux réminiscences du precipitato de la septième sonate de Prokofiev[145]. Outre une transcription pour piano d'une toccata pour orgue de Domenico Zipoli, Alberto Ginastera, dans une veine baroque, compose Toccata, villancico y fuga, op. 18 (1947)  un hommage à Bach , et Variazioni e Toccata sopra « Aurora lucis rutilat », op. 52 (1980), très virtuose. Son contemporain et élève Antonio Tauriello lui dédie sa propre Toccata en si mineur (1949). Alors qu'Alexandre Tansman avait dès 1943 écrit un Prélude et toccata pour piano, il rend en 1973 Hommage à Arthur Rubinstein, par un diptyque pianistique composé de Tempo di Mazurka et de Toccata. Le compositeur tchèque Hans Winterberg conclut sa Suite pour piano (1955) par une toccata, « parodie de la Nouvelle Objectivité hindémithienne »[146].

Dès 1901, alors qu'il est encore étudiant, York Bowen se frotte à la toccata dans le finale d'une Suite, op. 38 (1920) ; il écrit sa dernière Toccata, op. 155, en 1957 (un peu plus de 4 min) ; le mouvement final de sa sixième sonate pour piano est noté Finale alla toccata[147]. Le compositeur néerlandais fondateur du groupe de Rotterdam, Klaas de Vries, écrit en 1978 sa Toccata Americana (7 min), sous l'influence de la musique minimaliste de Steve Reich. Plus proche encore se trouvent Philippe Manoury (Passacaille pour Tokyo. Toccata, 1994) et Sofia Goubaïdoulina (Toccata-Troncata, 1971), cette dernière composant également pour guitare (1969), alors que Jean-Michel Damase (Introduction et toccata, 1969), Guillaume Connesson[148],[149] et Nino Rota (Sarabanda e toccata, 1945) la destinent à la harpe. Ce dernier ouvre son Concerto pour basson (1977) avec une joyeuse toccata d'une riche orchestration. Dans le Concerto pour harpe (1993) de l'Irlandais Philip Martin, la toccata constitue le mouvement central, le plus riche des trois. Ronald Stevenson écrit sa Barra Flyting Toccata en 1980 et Howard Skempton une brève Toccata pour piano en 1987, dans un genre minimaliste[150]. Theodore Antoniou compose un Prélude et toccata pour piano (1982)[151]. Le compositeur tchèque Viktor Kalabis se consacre plusieurs fois à la toccata, avec Entrata, Aria e Toccata, op. 41 (1975), Deux Toccatas, op. 88 (1999) pour piano, et pour clavecin, Preludio, Aria e Toccata, « I casi di Sisyphos », op. 75 (1992), œuvre dédiée à son épouse la claveciniste Zuzana Růžičková[152].

Audio externe
Anthony Herschel Hill, Toccata (1999), Nathan Williamson, piano.

Le virtuose finlandais Petri Makkonen compose une Disco-toccata (1994) pour accordéon, prix de la meilleure œuvre originale, à Shanghai en 2011[153],[154]. En 1999, Anthony Herschel Hill (1939–2016) ajoute à une ancienne pièce intitulée Litany composée en 1992, une toccata méphistophélique, véritable feu d'artifice de difficultés pianistiques[155].

Guillaume Connesson compose plusieurs toccata de musique de chambre et une pour harpe seule.

Dans la musique de chambre, citons le mouvement de conclusion de la Sonate pour violoncelle seul (1955) de George Crumb, d'une extrême virtuosité et composée alors que le musicien travaille à Berlin avec Boris Blacher[156]. Les Trois Pôles entrelacés (1985) de Pierre Bartholomée  dont l'effectif, sans être identique, évoque celui du Kammerkonzert de Berg  sont conçus pour harpe, clarinette, alto et vents, dans une découpe de suite à l'ancienne avec deux doubles : Toccata, Ricercar, Canzone, Ricercar double, Toccata double... Miklós Rózsa compose une Toccata Capricciosa, op. 36 (1979) pour violoncelle seul, œuvre d'un peu plus de 6 min dédiée à la mémoire de Gregor Piatigorsky mort trois ans plus tôt. La Disco-toccata (1994) de Guillaume Connesson est écrite pour clarinette et violoncelle, alors que Toccata-nocturne (2002) est conçue pour flûte et violoncelle ; Connesson compose également une Toccata (2003) pour harpe seule[149]. Le compositeur américain Albert Glinsky écrit une Toccata-Scherzo (1988) pour violon et piano, et James Tenney une Diaphonic toccata (1997) pour les mêmes instruments, où le piano tout en notes rapides et houleuses, sans accords, laisse au violon une mélodie lente et calme. L'œuvre est dédiée à Ruth Crawford Seeger[157]. Nicolas Bacri compose deux œuvres au titre identique de Toccata sinfonica, l'une conçue pour trio avec piano et l'autre pour quintette avec piano, respectivement op. 34b et 34 (1993). Le compositeur letton Pēteris Vasks, dans son quatrième quatuor à cordes (1999), place deux toccatas en deuxième et quatrième des cinq mouvements, la seconde reprenant le matériel de la première : il s'agit d'un portrait plutôt agressif et ironique à ses moments, dans l'esprit de Chostakovitch[158].

XXIe siècle

La compositrice coréenne Unsuk Chin fait de sa cinquième étude pour piano une toccata (2003). Très inspirée par son maître György Ligeti (l'œuvre est contemporaine du Troisième livre d'études du hongrois), elle fait de cette pièce un combat entre deux personnages : une main gauche en accords lents et la main droite plus rapide, jouant d'un motif de neuf notes qui s'intensifie progressivement[159]. Marc-André Hamelin en tant que compositeur, a écrit plusieurs toccatas pour piano : Toccata sur « L’homme armé » et Étude no 5 en sol mineur, sous-titrée Toccata grottesca (2008)[160]. Le compositeur italien Renato de Grandis, compose plusieurs toccatas dans de vastes œuvres, 48 préludes pour piano (2000–2002), publiées en quatre cahiers : un Rondò-toccata dédié au pianiste allemand Lukas Grossmann (no 24, dernière pièce du premier cahier) et qui porte le sous-titre quelques corrections au minimalisme ; le prélude no 28, véritable feu d'artifice pianistique ; et le dernier, intitulé La Degrandissa (no 48 ou numéro 6 du quatrième cahier), surmonté de l'instruction con impetuosa energia, barbaro, giocoso (« avec une énergie impétueuse, barbare, enjouée »)[161]. Le compositeur franco-suisse Gregorio Zanon glisse deux toccatas dans deux de ses œuvres pour piano : dans un cycle intitulé Jours de janvier (2007) et en ouverture de Anima (2006, rév. 2016), composée de trois pièces toutes enregistrées pour le label Claves, avec la complicité de Cédric Pescia[162]. Le pianiste et compositeur finlandais Tuomas Turriago termine sa première Sonate pour piano (2000), sous-titrée « Janus », par une toccata notée Allegro Ritmico. Karol Beffa termine ses Douze Études pour piano (2010) par une toccata, où il cite le thème du Dies iræ : dédiée au pianiste Tristan Pfaff[163].

Dans son opéra The Minotaur (2008), Harrison Birtwistle insère trois interludes instrumentaux intitulés toccatas[164], comme il l'avait déjà fait en 1966 dans son opéra de chambre Punch and Judy.

Kalevi Aho compose son Quintette pour vents et piano en 2013.

Le Finlandais Kalevi Aho écrit un Quintette pour hautbois, clarinette, basson, cor et piano (2013) et place une toccata en second mouvement, dont l'énergie frénétique et ininterrompue provient en majeure partie du piano[165]. L'Écossais Billy Cowie, chorégraphe et auteur de musiques de film, écrit huit toccatas pour saxophone soprano et bande. Le compositeur allemand Wolfgang Rihm écrit pour orgue Toccata, Fuge und Postludium (1972 ; rév. 2012)[166] et pour piano Toccata capricciosa (2015).

En 1996, Aaron Jay Kernis avait écrit Too Hot Toccata, œuvre hyperactive composée pour l'Orchestre de chambre de Saint-Paul : elle accumule les difficultés pour les solistes, y compris les percussions, et contient une exigeante partie solo au piano dans le style honky-tonk. Vingt ans plus tard, il nomme le dernier mouvement de son Concerto pour violon (2017) Toccatini  l'œuvre est dédiée à James Ehnes[167]. Paul Patterson écrit son second Concerto pour violon (2013) sous-titré « sérénade », dédié à Clare Howick, la créatrice de l'œuvre, et fait de son premier mouvement enchaîné aux deux autres une toccata rapide[168].

Le genre touche même la musique électroacoustique, puisque le Brésilien Jorge Antunes a écrit en 2004, sur commande du GRM, une pièce pour percussions et dispositif électronique intitulée Toccata irisée[169].

Toccatina

Une toccata très courte est parfois nommée une toccatina ou un toccatino. Georg Muffat en compose trois. Rheinberger et Henselt ont écrit des toccatine. Charles-Valentin Alkan (auteur d'une toccata pour le final dans son op. 21 pour violon et piano) glisse une toccatina (no 36) dans ses 48 Esquisses, op. 63 (1861)[170]. Charles-Marie Widor (auteur par ailleurs d'une très célèbre et grandiose toccata) inclut une toccatina dans une symphonie pour orgue et Charles Tournemire fait de même dans ses Variæ Preces, op. 21[171].

En 1929, Sorabji écrit une Toccatinetta sur C.G.F[172], dont la durée d'environ 8 h est proportionnée aux trois autres grandes toccatas du compositeur, dont chacune dépasse largement l'heure de musique. York Bowen en laisse deux : Siciliano et Toccatina, op. 128 (1948)[173]. La « seconde pièce, une petite toccata, est pleine d'humour désabusé »[174]. Figure également à son catalogue une Toccatina dédiée au clavecin (1961).

Dmitri Kabalevski insère une Toccatina dans ses 30 pièces pour enfants op. 27 (1938). Quant à l'Arménien Arno Babadjanian, il nomme Toccatina un mouvement de ses Six portraits (1965) pour piano. Le Moldave Ioan Machovei en compose deux pour piano, en 1969 et en 1981[13]. Vincent Persichetti en compose plusieurs : 3 Toccatinas op. 142 (1979), issues d'une commande de l'université du Maryland, pour son concours de piano l'année suivante[175].

Commandé par le violoniste slovène Igor Ozim, Helmut Lachenmann compose une Toccatina (1986), étude pour violon seul (5 min), en revenant au principe de l'improvisation quel que soit l'instrument[176].

Œuvres

La plupart des grands compositeurs pour orgue, clavecin ou piano ont écrit des toccatas dont certaines sont de véritables morceaux d'anthologie. La liste qui suit cite les toccatas les plus connues.

Toccatas baroques

Fichier audio
Henry Purcell, Toccata en la mineur
Bach, Toccata pour clavecin en majeur
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Toccatas pour orgue XIXe et XXe siècles

  • Boëly, Toccata pour le piano avec clavier de pédales obligé, ou pour orgue en si mineur, op. 43, no 13 (1858).
  • Lemmens, Fanfare en ré majeur le no 27 de son École d’Orgue (1862).
  • Mailly, Toccata en ré mineur, le no 2 de ses Trois Pièces pour orgue.
  • Dubois, Toccata en sol majeur, le no 3 de ses Douze Pièces pour orgue (1889).
  • Callaerts, Toccata en mi mineur op. 29, no 1 et la Toccata en ré majeur op 23 no 3.
  • Grison, Toccata en fa majeur de la 2e Collection de pièces d’orgue, livraison 5.
  • Gigout, Toccata en si mineur, le no 4 de ses Dix Pièces pour orgue (1890).
  • Widor, Toccata en fa majeur, final de sa 5e Symphonie pour orgue op. 42, no 1 (1887).
  • La Tombelle, Toccata en mi mineur op. 23 et Toccata en fa mineur pour harmonium.
  • Renaud, Toccata en ré mineur op. 108, no 1.
  • Boëllmann, Toccata en do mineur, le no 4 de sa Suite Gothique pour orgue op. 25 (1895).
  • Mac-Master, Toccata en la majeur op. 67 (1897).
  • Bélier, Toccata en ré mineur (1912).
  • Lucas, Toccata en fa majeur op. 27, no 2 (v. 1896).
  • Letondal, Toccata en do majeur.
  • Tournemire, Toccata en si mineur op. 19, no 3 (1901).
  • Stanford, Prélude en forme de toccata op. 88, no 3 (1903)
  • Heinrich Kaminski, Toccata pour orgue (1923) et Toccata et fugue en ut majeur (1939).
  • Vierne, Toccata en si bémol mineur, le no 6 de ses Vingt-quatre pièces de fantaisie, vol. II, op. 53 (1926).
  • Jongen, Toccata op. 104 (1935).
  • Pierné, Toccata en fa majeur (1934).
  • Tremblay, Toccata en do mineur de la Suite de quatre pièces pour grand orgue (1924).
  • R. Vierne, Toccata en sol mineur pour orgue sans pédale ou harmonium (Sénart, 1914).
  • Philip, Toccata et Fugue en la mineur (Durand, 1913).
  • Mulet, toccata Tu es Petra, le no 9 de ses Esquisses Byzantines pour orgue (1919).
  • A. Alain, Toccata sur l’antienne «Cantemus Domino».
  • Barié, Toccata en si mineur de ses Trois Pièces pour orgue op. 7 (1911).
  • Farnam, Toccata en la mineur sur O filii et filiæ.
  • Lanquetuit, Toccata en ré majeur (1926).
  • Dupré, Toccata de sa 2e Symphonie pour orgue op. 26 (1929).
  • Duruflé (1902-1986), Toccata de sa Suite pour orgue op. 5 (1933).
  • Germani (1906-1998), Toccata op. 12 (1937).
  • Percy Whitlock (1903-1946), Toccata de sa Plymouth Suite (1937)
  • Saint-Martin, la Toccata de la Libération op. 37 (1944) ; Toccata et fugue de la Résurrection op. 38 (1945).
  • Nicholas Choveaux (1904–1995), troisième pièce des Trois pièces : Introduction et Toccata (1946)
  • Barber, Toccata Festiva, op. 36
  • Rautavaara, Toccata op. 59
  • Messiaen, Les Yeux dans les Roues, no 6 du Livre d’Orgue (1951).
  • Gueorgui Mouchel, toccata, second mouvement de sa Suite ouzbèke (1947)
  • Guillou, Toccata op. 9 (1962)
  • Pierre Cochereau, Toccata et Adagio qui termine Thème et variations sur « Ma jeunesse a une fin » (1972) — dédié à Marcel Dupré
  • Reger, Toccata en mineur, op. 59 no 5 (1901) ; op. 65 no 11 (1902) ; op. 69 no 6 (1903) ; op. 80b no 11 (1904) ; op. 129 no 1 (1913)[15]
  • Reuchsel, Jour de fête aux Saintes-Maries de la Mer, no 9 des Promenades en Provence, vol. 3, (1973) ; Final en style Toccata des Six Pièces de Concert, en hommage à la mémoire d'Aristide Cavaillé-Coll (1985/1986).
  • Rutter, Toccata in Seven (1974).
  • Willscher, Toccata, quatrième pièce des Die Seligpreisungen (« Les Béatitudes »), sous-titrée « Réjouis-toi en ce jour et saute de joie, parce que ta récompense au ciel est grande » (1974)
  • Bédard, Toccata de la Suite pour orgue (CH. 14), et Prélude et Toccata sur « Victimae Paschali Laudes » (CH. 38).
  • Rachel Laurin, la Toccata qui termine la Symphonie no 1 op. 36.

Toccatas pour piano

Fichiers audio
Debussy, Toccata extraite de Pour le piano
Serge Prokofiev, Toccata op. 11
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Au XIXe et XXe siècles il faut citer : Alkan, Balakirev, Bax, Bennett, Bliss, Casadesus, Casella, Castro, Cliquet-Pleyel, Ginastera, Guarnieri, Harris, Henselt, Holst, Honegger, Ibert, Jongen, Liapounov, Martinů, Petrassi, Poulenc, Reinken, Rodrigo, Tchérepnine qui laissent tous des toccatas, mais les plus célèbres sont :

Toccatas pour guitare

Discographie

Baroque italien

Baroque espagnol et portugais

  • Seixas, Sonates - Nicolau de Figueiredo, clavecin (octobre 2008, Passacaille 971)

Baroque germanique

  • Sweelinck, Œuvres pour clavier, vol. 1, 2 et 3 - Robert Woolley, orgue, clavecin et virginal (19-20 août 2002 / 20-21 octobre 2006 / 3-5 janvier 2008, Chandos) (OCLC 793493805), (OCLC 310402391 et 987299332) — Une sélection de cinq toccatas jouées à l'orgue et trois au clavecin dans le second volume ; trois toccata dans le volume 3.
  • Muffat, Apparatus musico-organisticus - René Saorgin, orgue de Malaucène (juillet 1973, Harmonia Mundi HMA 1901227) (OCLC 1015876458 et 180059046)
  • Muffat, Apparatus musico-organisticus - Adriano Falcioni, orgue (2014, Brilliant Classics) (OCLC 868833142)
  • Orgues historiques d'Autriche : Toccatas de Johann Jacob Froberger, Jakob Hassler, Georg Muffat et Johann Speth - Gustav Leonhardt, orgue Egedacher de l'abbaye de Schlägl ; orgue Freundt de l'abbaye de Klosterneuburg (15, 17-18 septembre 1995, Sony) (OCLC 38047408)
  • Buxtehude : rares sont les disques comprenant plus d'une toccata — à part le coffret M.-C. Alain qui regroupe les BuxWV 155 à 157 sur le second disque de son coffret de trois (Erato/Warner) — c'est ainsi des autres intégrales ou sélections d'Ulrik Spang-Hanssen (Documents), Olivier Vernet (Ligia), Michel Chapuis (Astrée/Naive), Kei Koito (Claves), François Jacob (Zig Zag Territoires), Ton Koopman (Novalis et Challenges Classics) et Harald Vogel (MDG). Ce dernier en comporte quatre, BuxWV 155, 156, 157 et 164, étalés sur les quatre premiers des sept disques.
  • Pachelbel, Intégrale des toccatas pour orgue - Erik Feller, orgue Daniel Birouste de Plaisance-du-Gers (novembre 2000, Arion) (OCLC 1126661656)
  • Bach, Grandes toccatas - André Isoir, orgue Grenzing de St-Cyprien-en-Perigord (1975, Calliope CAL0798)[186] (OCLC 1109399963)

Anthologies à l'orgue

  • Grandes toccatas pour orgue : Bach (BWV 565 et 540), Frescobaldi, Froberger, Pachelbel, Muffat, Widor, Vierne et Gigout - Pierre Cochereau, Grand orgue de Notre-Dame de Paris (1962-1973, Philips 454 536-2) (OCLC 658377443)
  • Toccata : Alexandre-Pierre-François Boëly, Louis James Alfred Lefébure-Wély, Alexandre Guilmant, Gabriel Pierné, Charles-Marie Widor, Guy Ropartz - André Isoir, orgue (« L'orgue romantique » Calliope CAL 5922 / La Dolce Volta) (OCLC 1045070644)
  • Toccatas : Eugène Gigout, Théodore Dubois, Léon Boëllmann, Charles-Marie Widor, Alexandre Guilmant, Louis Vierne - Olivier Vernet, orgue François-Henri Clicquot (1781) reconstruit par Aristide Cavaillé-Coll (1862) (2-4 avril 2001, Ligia 0104096-01)[187](OCLC 961217472)

Au piano

Notes et références

Notes

  1. La plus longue des Intonationi de Gabrieli est de 17 mesures[12]. Ce sont donc des œuvres très ramassées.
  2. C'est le musicologue Wilhelm Fischer qui, en 1924 définit ainsi par exclusion la toccata[3].
  3. La date de 1657 (un an après sa mort), traditionnellement retenue, est la date de dernière édition, la seule retrouvée. Ce changement de date (1630) replace Rossi dans sa position réelle, à l'avant-garde du style romain de l'époque[31].

Références

  1. Massin 1985, p. 304.
  2. André Hodeir, Les formes de la musique, PUF, coll. « Que sais-je? » (no 478), , 128 p. (ISBN 978-2-13-059479-6), « La toccata », p. 118–119.
  3. Garai 2012, p. 116.
  4. Frédéric Bridgman, « Revue : The Toccata by Erich Valentin, K. G. Fellerer », Revue de musicologie, vol. 44, no 120, , p. 214–216 (ISSN 0035-1601, DOI 10.2307/927979, lire en ligne).
  5. Montalembert et Abromont 2010, p. 1207.
  6. Garai 2012, p. 109.
  7. Vignal 2005, p. 995.
  8. Bridgman 1959, p. 214.
  9. Marc Honegger, « Toccato », dans Dictionnaire de la musique : technique, formes, instruments, Éditions Bordas, coll. « Science de la Musique », , 1109 p., Tome I & II (ISBN 2-04-005140-6, OCLC 3033496), p. 1018.
  10. Grove 2001.
  11. Honegger 1976, p. 1117.
  12. Garai 2012, p. 117.
  13. Montalembert et Abromont 2010, p. 1210.
  14. Garai 2012, p. 115.
  15. Toccata sur le site de l'Encyclopædia Universalis
  16. Encyclopédie de la musique 1995, p. 789.
  17. Gammond 1988, p. 819.
  18. Tranchefort 1987, p. 636.
  19. Béhague 1969.
  20. Vignal 2005, p. 997.
  21. Montalembert et Abromont 2010, p. 1211.
  22. Vignal 2005, p. 996.
  23. Beaussant 2002, p. 13–15.
  24. Giovanni Buonaventura Viviani, Capricci armonici da chiesa e da camera, op. 4, partitions libres sur l’International Music Score Library Project.
  25.  Anne Marie Dragosits, « Johannes Hieronymus Kapsberger, Intavolatura di chitarone — Jonas Nordberg, théorbe », p. 18–25, BIS Records SACD BIS-2417, 2019 (OCLC 1112220889).
  26. (it) Raffaele Sorentino, « Présentation », Supriani, 12 toccatas, partitions libres sur l’International Music Score Library Project.
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  155. L'œuvre d'Anthony Herschel Hill, figure pour la première fois sur le disque de Nathan Williamson consacré au piano britannique du XXe siècle, intitulé Colour and light (30-31 mai 2018, Somm Recordings SOMMCD 0196) — avec des œuvres de Frederick Delius, William Alwyn, Elisabeth Lutyens et Peter Dickinson.
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  178. Philippe Ramin, « Toccata, Andrea Buccarella », Diapason, Paris, no 686, (ISSN 1292-0703) :
    « Sous ses doigts, une tournure impérieuse n'a pas le même sens chez Weckman ou Froberger, la rhétorique de Buxtehude n'est pas celle de Bach. […] La tranquille hauteur de vue et la pertinence de la conduite musicale révèlent un artiste hors du commun […]. »
  179. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 6 » par Éric Sebbag dans le magazine Répertoire no 99, février 1997 p. 72.
  180. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 6 » par Michel Laizé dans le magazine Répertoire no 97, décembre 1996 p. 37.
  181. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 9 » par Michel Lamelle dans le magazine Répertoire no 116, septembre 1998 p. 36 « Tout m'a paru naturel, à sa place (la respiration, les phrasés et l'articulation sont parfaits). […] Éprouvez par exemple la sensualité des toccatas 8, 4 ou 3 per l'Elevazione (toutes les toccatas d'une manière générale) où chaque note est animée de l'intérieur et portée par une intention. »
  182. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 9 » par Sophie Roughol dans le magazine Répertoire no 46, 1992 : « On est admiratif devant cette articulation idéale, cette élégance et cette retenue au service de la mélodie qui se déploie sans jamais être heurtée par des ornementations hors-sujet, malgré ce style « brisé » qui l'éclate en fragments rythmiques dans toutes les tessitures. Les toccatas sont habillement présentées en préludes aux Suites de danses […] ».
  183. Lors de sa sortie ce disque a été couronné d'un « 10 » dans le magazine Répertoire no 99, 1997, par Michel Laizé : « Le programme, qui fait la part belle à l'influence italienne, démontre enfin que l'on peut exécuter avec succès sur l'orgue des pages ordinairement présentées au clavecin. […] L'art de la Toccata trouve ici une nouvelle manière : les introductions fantasques sont colorées, dynamiques et expressives, les sections fuguées clarifiées par des registrations percutantes et précises. Ce disque constitue une référence. » Par Michel Roubinet d'un Diapason d'or no 433 : « Toutes les facettes de l'esprit dans son acceptation la plus large y prennent vie sans une once de sécheresse ou d'intellectualisme. […] Coloriste de talent sur un instrument confondant de poésie et de richesse (merveilleux tempérament éclairant l'harmonie et ses audaces), tour à tour virtuose et grave (sublime Toccata da sonarsi alla Levatione), Moroney est l'intermédiaire sensible permettant de découvrir et de goûter Froberger de l'intérieur […]. »
  184. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 8 » dans le magazine Répertoire no 47.
  185. Lors de sa sortie ce disque a été noté « 9 » par Michel Laizé dans le magazine Répertoire no 36, mai 1991 p. 43 : « C'est un véritable feu d'artifice qui se déploie dans ces Sonates construites sur un plan fixe : Toccata brillante, souvent étrange, Canzone au contrepoint strict à trois voix dont les thèmes étonnent (sonate no 2) et dont les développements s’interrompent par des marches harmoniques aux contours baroques, puis deux morceaux courts de forme binaire. […] Les curieux devraient s'en délecter. »
  186. Lors de sa sortie le coffret de l'intégrale avait été distingué d'un « 10 » dans le magazine Répertoire et « Prix des discophiles » 1991. En 1995, lors d'une parution isolée (no 85, p. 95), la distinction est reconduite par Christophe Huss, pour ce seul disque : « Malgré le somptueux remake de 1993, plus brillant en terme de couleurs et d'ornementations, ce disque est un jalon discographique majeur, au même titre que ceux d'Helmut Walcha et s'impose comme un premier choix […]. »
  187. Lors de sa sortie ce disque a été distingué par Philippe Semon d'un « Recommandé » dans le magazine Répertoire no 149, septembre 2001, p. 87
  188. (en) Jed Distler, « Touch: the Toccata project vol. 1 – American composers (Revue) », sur classicstoday.com.

Média

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages et thèses

  • (de) Leo Schrade, Die ältesten Denkmäler der Orgelmusik als Beitrag zu einer Geschichte der Toccata [« Les plus anciens monuments de la musique d'orgue, en tant que contribution à l'histoire de la Toccata »], Münster 1928 (OCLC 65764866)
  • Manfred Bukofzer (trad. de l'anglais par Claude Chauvel, Dennis Collins, Frank Langlois et Nicole Wild), La musique baroque : 1600-1750 de Monteverdi à BachMusic in the baroque era »], Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, coll. « Musiques et musiciens », (1re éd. 1947), 485 p. (ISBN 2266036238, OCLC 19357552, notice BnF no FRBNF35009151). 
  • James Walter Kosnik (thèse de doctorat), The Toccatas of Johann Jakob Froberger : A Study of Style and Aspects of Organ Performance, Eastman School of Music, University of Rochester, , viii-159 p. (OCLC 436890829)
  • (de) Jörg Dehmel, Toccata und Präludium in der Orgelmusik von Merulo bis Bach, Cassel, Bärenreiter, coll. « Bärenreiter Hochschulschriften », , viii-194 p. (ISBN 3761809387, OCLC 906538936)
  • (en) Susan Cotton Perry, The Development of the Italian Organ Toccata: 1550-1750, University of Kentucky, , ix-251 p. (OCLC 148139149, présentation en ligne)
  • Philippe Beaussant, Le chant d'Orphée selon Monteverdi : essai, Paris, Fayard, , 207 p. (ISBN 2-213-61173-4, OCLC 490887064, notice BnF no FRBNF38826805), « Toccata », p. 13–55. 

Dictionnaires et encyclopédies

  • Elena Farrarai Barassi, « Toccata », dans Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : technique, formes, instruments, Éditions Bordas, coll. « Science de la Musique », , 1109 p., Tome II (ISBN 2-04-005140-6, OCLC 3033496), p. 1017–1018. 
  • Jean-François Labie, « Toccata », dans Marc Vignal (dir.), Dictionnaire de la musique, Paris, Larousse, (1re éd. 1982), 1516 p. (OCLC 896013420, lire en ligne), p. 995–996. 
  • François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », (OCLC 757032780). 
  • François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de chambre, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 995 p. (OCLC 21318922, notice BnF no FRBNF35064530), p. 538.
  • François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 869 p. (ISBN 978-2-213-01639-9). 
  • Peter Gammond et Denis Arnold (dir.) (trad. de l'anglais par Marie-Stella Pâris, Adaptation française par Alain Pâris), Dictionnaire encyclopédique de la musique : Université d'OxfordThe New Oxford Companion to Music »], t. II : L à Z, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 1988), 987 p. (ISBN 2-221-05655-8, OCLC 19339606, notice BnF no FRBNF36632390), p. 819–820. 
  • Encyclopédie de la musique (trad. de l'italien), Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche/Pochothèque. Encyclopédies d'aujourd'hui », , 1 142 p. (ISBN 2253053023, OCLC 491213341), « Toccata », p. 789. 
  • Guy Sacre, La musique pour piano : dictionnaire des compositeurs et des œuvres, vol. II (J-Z), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 2998 p. (ISBN 978-2-221-08566-0). 
  • (en) John Caldwell, « Toccata », dans Grove Music Online, Oxford University Press, (lire en ligne) (inscription nécessaire)
  • Laffont – Bompiani, Le Nouveau dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, t. 6 : S–Z, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1999, 2007), 2e éd. (1re éd. 1980), xxxi-7682 p. (ISBN 2-221-06887-4, OCLC 1040804733), p. 7146-7148.  :
    • Toccatas et œuvres pour orgue de Sweelinck, p. 7147
    • Toccatas de Frescobaldi, p. 7147
    • Toccatas de Pachelbel, p. 7148
    • Toccatas, préludes et fugues de Buxtehude, p. 7148
    • Toccatas de Bach, p. 7146–7147
  • « Toccata », dans Eugène de Montalembert et Claude Abromont, Guide des genres de la musique occidentale, Fayard / Lemoine, , 1309 p. (ISBN 978-2-213-63450-0, OCLC 964049459), p. 1209-1213. 

Articles

  • Suzanne Clercx-Lejeune, « La toccata, principe du style symphonique », dans Jean Jacquot (dir.), La musique instrumentale de la Renaissance : journées internationales d'études, Paris, 28 mars—2 avril 1954, Paris, Centre national de la recherche scientifique, coll. « Chœur des Muses », , 394 p. (OCLC 878151709, notice BnF no FRBNF33871432), p. 313–326.
  • (en) Murray C. Bradshaw, « The Toccatas of Jan Pieterszoon Sweelinck », Tijdschrift van de Vereniging voor Nederlandse Muziekgeschiedenis, vol. 25, no 2, , p. 38–60 (ISSN 0042-3874, DOI 10.2307/938876, lire en ligne). 
  • (en) Zsolt Garai, « The origins of organ toccata. Terminology and sources from the middle ages to the Renaissance », Musicology papers / Cluj-Napoca, Bucarest, vol. 27, no 2, , p. 109–127 (ISSN 2068-8601, lire en ligne). 

Notes discographiques

  •  Martin Cotton et Siegfried Mauser (piano) (trad. Michel Roubinet), « Karl Amadeus Hartmann, Œuvres pour piano », p. 7–9, Munich, EMI Classics 6 78403 2, 1991.
  •  Horst Göbel (trad. Sophie Liwszyc), « À propos des compositions pour piano de Boris Blacher », p. 13–18, Berlin, Thorofon CTH 2203, 1996.
  •  Jeremy Nicholas et Marc-André Hamelin (piano) (trad. Josée Bégaud), « Kaleïdoscope », Hyperion CDA67275, 2001 (Lire en ligne).
  •  Jeremy Nicholas et Marc-André Hamelin (piano) (trad. Josée Bégaud), « Kaléidoscope Bis », p. 18, Hyperion Records CDA67275, 2001 (Lire en ligne).

Articles connexes

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