Type 25 (SNCB)

Le type 25 des Chemins de fer de l'État belge et de la SNCB est un modèle de locomotive pour trains de marchandises mise au point en 1884 pour assurer des trains de marchandises sur la ligne du Luxembourg ainsi que des trains de marchandises lourds sur le reste du réseau.

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SNCB Type 25
Type 25 à cheminée carrée
Identification
Exploitant(s) Chemins de fer de l'État belge / SNCB / (chemins de fer militaires allemands, français et anglais ROD)
Désignation Type 25
Construction 1884-1898
Constructeur(s) Boussu, Cockerill, Couillet, Haine-Saint-Pierre, La Meuse, Société Franco-Belge, Saint-Léonard, Tubize, Zimmerman-Hanrez
Nombre 472
Utilisation Trains de marchandises
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux C Six-coupled : OOO + T
Écartement Standard UIC 1,435m mm
Foyer Belpaire plat
Surface de la grille 5,08[1] m2
Pression de la chaudière 10,33[1] MPa
Surface de chauffe 11[1] m2
Surface d'échange 109,08[1] m2
Moteur simple expansion
 Cylindres 2
 Alésage × course 500 x 600 mm
Effort de traction 8,06 kN
Ø roues motrices 1300 mm
Masse en service 45 - 46,62 t
Masse adhérente idem t
Largeur 3 m
Empattement 4,2 m
Vitesse maximale 50[1] km/h

Origines

Ces locomotives furent mises au point pour remplacer, sur les trains de marchandises de la ligne du Luxembourg, les locomotives Type 29 de 1875 ainsi que des locomotives issues de la Grande compagnie du Luxembourg.

Description

Elles possédaient un très large foyer Belpaire à fond plat ; un châssis double et des cylindres intérieurs, avec trois roues motrices de 1 300 mm[1]. Elles possèdent de nombreuses pièces en commun, notamment la chaudière, avec les locomotives Type 6 et 12.

Utilisation

Utilisées dans tout le pays, notamment en tête de trains de charbon (ce qui leur valut le surnom de charbonnières), elles furent également utilisées par l'armée allemande et les armées alliées durant la Première Guerre mondiale.

Reléguées à l'écart des lignes principales entre les années 1900 et 1920, elles furent mises hors-service[Quand ?]. Quelques exemplaires étaient encore en service en 1940.

Constructeurs[2]

La commande des locomotives type 25 fut partagée entre neuf constructeurs belges qui livrèrent 472 exemplaires aux Chemins de fer de l’État Belge entre 1884 et 1898[2]. La numérotation est discontinue et ne respecte pas toujours l'ordre chronologique. À cette époque, une partie des locomotives neuves se voyait attribuer les matricules laissés vacants par la mise hors-service de locomotives plus anciennes, d'où une numérotation confuse.

  • Les Ateliers de Construction de Boussu construisirent 4 locomotives en 1897 : les 2286-2289 et quatre autres en 1898 : les 2373-2376
  • La Société Carels Frères livra 56[3] locomotives numérotées comme suit et construites en :
    • 1885 : 1801-1805
    • 1889 : 887[4], 879
    • 1890 : 521, 529, 565, 874, 878, 880, 1848-1851, 1923-1926
    • 1891 : 937-938, 1929-1932, 1966-1969
    • 1896 : 2190-2192
    • 1897 : 2255-2262, 2275
    • 1898 : 2305-2314, 2393-2395
  • Cockerill construisit 81 type 25 dont le prototype, numéroté 1765[5]
    • 1884 : 1765-1772
    • 1885 : 1773-1775
    • 1886 : 1826-1835
    • 1890 : 1841-1845, 1882-1889,1908-1912,
    • 1891 : 1982-1985
    • 1895 : 2067-2070, 2171-2174
    • 1896 : 2207-2213
    • 1897 : 2245-2249, 2263-2264
    • 1898 : 2290-2304
  • La Société Métallurgique de Couillet en construisit 59 (la 1864 était la millième locomotive de ce constructeur, elle fut baptisée Prince Baudouin) :
    • 1885 : 1776-1883
    • 1889 : 852, 520, 522-523, 525, 532, 1836-1839
    • 1890 : 1840, 1862-1863, 1865-1870, 1902-1907, 1864
    • 1895 : 2168-2170
    • 1896 : 2086-2087, 2200-2206
    • 1897 : 2282-2285
    • 1898 : 2356-2361, 2390-2392
  • La Société Franco-Belge (La Croyère) en construisit 65 :
    • 1885 : 1793-1800
    • 1889 : 503-504, 516-518
    • 1890 : 881-886, 890-900, 906, 1897-1901
    • 1891 : 1979, 1978, 1980-1981
    • 1894 : 2164-2167
    • 1895 : 2073-2076, 2090-2091
    • 1896 : 2193-2199
    • 1897 : 2266-2269, 2273, 2265, 2274
    • 1898 : 2315-2322, 932, 965

Le Type 25bis / Type 26

Préservation

Aucune locomotive n'a échappé à la démolition ; cependant, le musée Train World expose une chaudière de locomotive type 25, qui avait été utilisée après la mise hors-service de sa locomotive pour fournir en chaleur un bâtiment de la SNCB. Le matricule de la locomotive, son constructeur et sa date de construction sont inconnus[6].

Il s'agit d'une chaudière de type ancien, à foyer débordant, dotée de son dôme de prise de vapeur, de ses soupapes de sûreté, de ses portes de foyer, mais dépourvue de sa cheminée et de sa sablière.

Un modèle réduit ancien de cette locomotive se trouve également au musée Train World.

Notes et références

  1. (fr + en) (Catalogue) Les Ateliers Métallurgiques, Société Anonyme, Tubize : Locomotives, (lire en ligne), p. 124-125
  2. J.Vandenberghen, Période Belpaire - Masui : 1884 - 1898, Bruxelles, SNCB, , 216 p., p. 106-111
  3. "Vapeur en Belgique" en donne 58, "125 ans de construction de locomotives..." en donne 57, "Période Masui - Belpaire" donne une liste comprenant 56 exemplaires.
  4. Dans l'ouvrage "Période Masui - Belpaire", le numéro de constructeur 280 est attribué par erreur à ces deux locomotives ; l'année de livraison de ces deux exemplaires est donc incertaine.
  5. J.Vandenberghen, Période Belpaire - Masui, p. 89
  6. (en) « Schaarbeek 021015 TrainWorld - Type 25 boiler », sur DeviantArt (consulté le 14 mars 2019)

Voir aussi

Bibliographie

  • Dambly Phil, Nos inoubliables vapeurs, Bruxelles, Éditions "Le Rail",
  • Vandenberghen J., XVIIème Répertoire des locomotives de l’État belge : 1835-1926. I-II, Bruxelles, SNCB,
  • Dambly Phil, Vapeur en Belgique. Tome I : des origines à 1914, Bruxelles, Éditions Blanchard,
  • Dambly Phil, Vapeur en Belgique. Tome II : de 1914 aux dernières fumées, Bruxelles, Éditions Blanchard,

Lien externe

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