Vettius Agorius Praetextatus

Vettius Agorius Praetextatus[n 1] ou Prétextat (né vers 310, mort en 384) est un sénateur romain de la seconde moitié du IVe siècle.

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Vettius Agorius Praetextatus
Fonctions
Préfet de Rome
Sénateur de l'Empire romain (d)
Gouverneur romain
Consul de l'Empire romain
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Activités
Conjointe
Aconia Fabia Paulina (en)

Famille

Il est le fils de Vettius Rufinus et peut-être d'une Agoria.

Il s'est marié avec Aconia Fabia Paulina, les deux pieux de Vesta[pas clair]. Ils ont eu comme descendant Vettius Agorius Basilius Mavortius.

Biographie

Fonctions politiques

Il est questeur, corrector de Tuscie et d'Ombrie, proconsul d'Achaïe puis gouverneur de Lusitanie.

Il parvient jusqu'à la préfecture de la Ville de Rome du au puis passe quinze ans sans exercer de fonction. Il est préfet du prétoire d'Illyricum, d'Italie et d'Afrique en 384 et consul désigné pour 385 mais meurt peu avant en 384.

Fonctions religieuses

Il est l'un des derniers représentants de la haute noblesse romaine cherchant à défendre la religion romaine, alors que le Christianisme triomphe sous le règne de Théodose Ier. Il est grand-prêtre du culte de nombreux dieux : Neocorus, Hierophant, Pontife de Vesta, Solis Invictus, prêtre du Liber, augure, quindecemviri sacris faciundis, Teuroboliatus et curiale d'Héraclès. Il est initié à plusieurs cultes à mystères (Dionysos, Éleusis, Cybèle, Mithra). Ainsi, Macrobe le met en scène dans les Saturnales, œuvre composée vers 425, comme l'un des protagonistes d'un banquet au cours duquel on discute des traditions religieuses des Romains : Vettius Agorius Praetextatus prend alors la défense des cultes de ses ancêtres et définit un syncrétisme païen dans lequel les principales divinités sont assimilées au Soleil.

Selon B. Kiilerich[1], le diptyque des Nicomaque et des Symmaque pourrait lui avoir été dédié. Coelia Concordia, la dernière vestale et dernière virgo Vestalis maxima de l'histoire, lui érige une statue à titre posthume pour avoir tenté de freiner l'expansion du Christianisme au détriment de la religion romaine.

Notes et références

Notes

  1. On rencontre aussi Vectius au lieu de Vettius.

Références

  1. B. Kiilerich, « A different interpretation of the Nicomachorum-Symmachorum diptych », Jahrbuch für Antike und Christentum 34, 1991, p. 115-128.

Bibliographie

  • Theodorus Wilhelmus Joannes Nicolaas, Praetextatus, Nimègue, Utrecht, Dekker & van de Vegt, 1940.
  • A. Chastagnol, Les Fastes de la Préfecture de Rome, Paris, 1962, p. 171-178.
  • (en) Herbert Bloch, « The Pagan Revival in the West at the End of the Fourth Century », Arnaldo Momigliano éd., The Conflict Between Paganism and Christianity in the Fourth Century, Oxford, 1963, p. 193-218.
  • J. Flamant, Macrobe et le néo-platonisme latin, Leyde, 1977, p. 26-36.
  • (en) Maijastina Kahlos, Vettius Agorius Praetextatus : A senatorial life in between, Institutum Romanum Finlandiae, Rom 2002, (ISBN 9789525323054), (Acta Instituti Romani Finlandiae, 26).
  • Maijastina Kahlos: Restoration Policy of Praetextatus.
  • Christian Settipani, Continuité gentilice et Continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque impériale, Oxford University (R.-U.), Linacre College, coll. « Prosopographica & Genealogica », 597 p., 2000, (ISBN 1-900934-02-7).
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