Veulettes-sur-Mer

Veulettes-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Veulettes-sur-Mer

La falaise dite butte du Catelier.
La promenade a été réhabilitée depuis.

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Albâtre
Maire
Mandat
Françoise Guillot
2014-2020
Code postal 76450
Code commune 76736
Démographie
Gentilé Veulettais, Veulettaises
Population
municipale
275 hab. (2017 )
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 50′ 52″ nord, 0° 35′ 49″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 81 m
Superficie 4,71 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Veulettes-sur-Mer
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Veulettes-sur-Mer
Géolocalisation sur la carte : France
Veulettes-sur-Mer
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Veulettes-sur-Mer

    Géographie

    Surnommé la « perle du pays de Caux », ce petit village français sur la Manche est également une station balnéaire réputée pour sa plage en arc de cercle, la plus longue du département de Seine-Maritime (près de km). La digue a fait l'objet, au milieu des années 2010, de travaux de réhabilitation, incluant des matériaux nobles tels que le bois, s'inscrivant dans le paysage, offrant ainsi à Veulettes une magnifique promenade, accessible aux personnes handicapées et apte à convaincre les promeneurs.

    On retrouve des falaises identiques à celles de la ville d'Étretat40 km environ de Veulettes), encerclant la plage. Mais, à la différence d'Étretat, la plage de Veulettes s'insère dans une grande vallée sauvage (peu bâtie), à l'embouchure de la Durdent. Le conservatoire du littoral a fait en 2005 l'acquisition de 10 ha de prairies dans cette vallée, protégée au titre des sites classés depuis plusieurs années. Ce monument naturel de la vallée de la Durdent offre un panorama spectaculaire entre ciel, terre et mer.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Apud Welletes (sans date), Terram de Welletes (sans date)[1], Molendinorum de Welletes en 1219[2], Mesnil super Weulletes (sans date)[3], In territorio de Welletes apud Osbermare en 1234[4], Manerium nostrum de Welletes en 1236, Port et perroy de Veulettes en 1510[5], Parrochia de Weuletes en 1268[6], Vulletes vers 1240, Obertivilla super Wulletes en 1252, Inter Welletes et Paluel en 1263, Capella de Veulettes (variante Veulletes) en 1337, Veulettes en 1494[7], Veulettes sur la Mer en 1409 et 1411[8], Veulettes en 1715, Veulette en 1757 (Cassini)[9].

    Il s'agit du nominatif, diminutif au pluriel, de l'appellatif toponymique du vieil anglais wella / wiella signifiant « petites source, petites fontaine, petits cours d'eau », il s'agit ici de la rivière la Veulette et du fleuve côtier la Durdent.

    Histoire

    Carte de Cassini

    Carte de Cassini du secteur
    (vers 1750).
    La falaise de la Butte du Catellier au sommet de laquelle était installée une batterie de 2 canons.

    La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIè siècle, Veulette est un village avec une église située à environ 1.5 km de la côte.

    La station balnéaire n'ayant été créée qu'au début du XXè siècle, les maisons sont construites loin de la mer.

    Une rivière, aujourd'hui disparue, prenait naissance au pied de l'église et suivait la vallée pour se jeter dans la mer par un estuaire plus important que celui de la Durdent.

    A l'ouest, les hameaux du Mesnil et du Heaume restent aujourd'hui encore en dehors de l'agglomération.

    Une batterie de 2 canons, installée au sommet de la falaise de la Butte du Catellier, protégeait le port de Saint-Valéry-en-Caux, situé à 15 km à l'est, des éventuelles attaques de navires anglais.

    Veulettes a pris le nom de Veulettes-sur-Mer en 1937. Toutefois, dès 1900, l'abbé Jules Gayraud, curé de la paroisse, indiquait sur la page de garde de son livre Don Gilles, ou le magicien du XIIIe siècle, curé de Veulettes-sur-Mer.

    Les villas de 1900 et d'autres ...

    Une ligne de chemin de fer venant de Caudebec-en-Caux et passant par Cany-Barville a été abandonnée en 1914.

    Station balnéaire très en vogue dans les années 1900, sa belle époque prend fin après la Seconde Guerre mondiale. Mais il reste encore beaucoup de belles villas marquées par l'architecture 1900.

    Un projet d'implantation d'un parc de 21 éoliennes en mer est actuellement en cours au large de la commune, à environ km du rivage. Ce parc sera le premier parc éolien en mer français.

    Le casino.

    Charles Corruble (1899-1966), Français libre, décida en 1940 de rejoindre l'Angleterre. Sa famille s’installa à Greenock. Il est à l'initiative du jumelage de Veulettes et de la commune écossaise de Greenock.

    Un casino est installé à l'extrémité de la promenade aménagée.

    Héraldique

    Les armes de la commune de Veulettes-sur-Mer se blasonnent ainsi :
    d'azur à deux roses d'or rangées en fasce, accompagnées en chef d'un croissant d'argent et en pointe d'un cœur croiseté du même, le tout surmonté d'un lambel aussi d'argent

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1947 1967 Émile Servan-Schreiber   Journaliste et homme de lettres
    1967 1983 Denise Brésard (ép. Servan-Schreiber)   Journaliste
    1983 1995 Paul de Buyer RPR Industriel
    1995 2014[10] Christian Legrand UMP Boulanger retraité
    2014[11] En cours
    (au 30 avril 2014)
    Françoise Guillot   Vice-présidente de la
    CC de la Côte d'Albâtre (2014 → )

    Jumelage

    Veulettes est jumelée avec la ville de Greenock en Écosse depuis 1946. Charles Corruble (1899-1966), Français libre), décida en 1940 de rejoindre l'Angleterre. Installé avec sa famille à Greenock jusqu'en 1944, ils demandèrent lors de leur retour à Veulettes le jumelage des deux villes, qui fut le premier parrainage européen.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

    En 2017, la commune comptait 275 habitants[Note 1], en diminution de 12,7 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    442352340432430455447447424
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    398356336316308313322298305
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    318324356293326294354392457
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    439363342369299296308318290
    2017 - - - - - - - -
    275--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Église Saint-Valery.
     Classé MH (1910).
    • Église Saint-Valery (XIIe siècle) [16].
    Vue de la vallée de la Durdent.
    • La statue de saint Valery est à gauche, face à l'autel, faisant pendant à celle de saint Ouen.
      Un écusson en bas relief, daté de 1635, incrusté dans le mur extérieur de la sacristie, supporte les armes de Veulettes.
    • École de voile de la Côte d'Albâtre.
    • Promenade de la digue Jean-Corruble.
    • Falaise du Catelier, sur laquelle s'étendait un vaste oppidum gallo-romain, est creusée de grottes dites "tombeau de Gargantua".

    Patrimoine naturel

    ZNIEFF de type 1

    Evènements annuels

    • La commune organise chaque année un feu d'artifice pour le 14 juillet, précédé d'une marche aux flambeaux qui remonte vers la mer. Le feu est tiré depuis le bout de la plage, au pied des falaises.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • L'ouvrage Veulettes-sur-Mer, de Françoise Guillot et Bernard Ras, publié en 2007 par le Comité des lettres de Grainville-la-Teinturière et d'histoire de la Vallée de la Durdent, 480 pages, de très nombreuses illustrations.
    • La Durdent raconte Veulettes-sur-Mer, , 460 p.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Bib. Rouen ms. 1207 f. 51, 74.
    2. Archives de Seine-Maritime 7 H.
    3. Archives de Seine-Maritime 19 H. — charte de G. de Weulletes.
    4. Archives de Seine-Maritime 19 H.
    5. Archives de Seine-Maritime 14 H. 638, 639.
    6. Archives de Seine-Maritime 14 H.
    7. Archives de Seine-Maritime G. 3267, 1634, 737.
    8. Archives de Seine-Maritime Tab. Rouen, Reg. 14 f. 65 v.
    9. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 1057.
    10. « Christian Legrand, nommé maire honoraire », Paris Normandie, (lire en ligne).
    11. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
    12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    16. « Église Saint-Valery », notice no IA00022736, base Mérimée, ministère français de la Culture- Recensement.
    17. « La basse vallée de la Durdent », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 1er août 2017).
    18. Bio-bliographie de Jules Gayraud en ligne
    19. Scores d'Anne-Marie Seghers
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