Yakoma (peuple)

Les Yakoma sont une population d'Afrique centrale vivant en République centrafricaine, également en République démocratique du Congo. Leur nombre est estimé à 80 000 voire plus[1].

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Jeune fille yakoma parée pour la danse (photo. 1929-1937)

Langues

Ils parlent le yakoma, une langue adamawa-oubanguienne. Le sango est également utilisé[2].

Histoire

Selon certains historiens américains[Lesquels ?], les Yakomas vivaient auparavant dans le nord-est de l'Afrique précisément en Égypte (pendant certains siècles). À cause de la famine et de la domination arabe, cette ethnie a dû fuir l’Égypte pour s'installer en Afrique centrale, dans le vieux Oubangui-Chari. Ils sont souvent considérés comme des descendants du peuple d'Israël. Yakomas; à ne pas confondre avec les Bantous. Cette tribu vivait en République centrafricaine ainsi qu'en République démocratique du Congo. Leur nombre est estimé à 80 000 voire plus dans les années 1930, nombre ayant considérablement baissé suite à un feu de camp dans le plus grand village, passant de 80 000 à 60 000. En 1931 les Yakomas découvrirent le pétrole à quelques kilomètres, la plus grande découverte de la tribu. Les Yakomas, de leurs croyances, avaient une crainte envers les fourmis légionnaires dites Dorylus. De ce fait, chaque soir de Pleine Lune, la tribu allait donc les chasser par groupe de 50. Bien que l'adversaire fut redoutable, un soir de 1933 fut historique pour cette tribu qui à l'aide de 50 hommes capturèrent une dizaines de Dorylus. La chasse à la fourmi fut arrêtée quelques années plus tard après un tragique incident ayant vu la mort de 2000 Yakomas, en effet, lors de la chasse, la tribu se trouva dans un environnement de fauves et d'éléphants, une des périodes les plus sombres de cette tribu congolaise. Les années passèrent et la tribu perdait en nombre, jusqu'à son extinction. Certains fait restent bien évidemment à prouver, mais les historiens américains l'affirment à la majorité.

Personnalités

Le général André Kolingba, ancien président de la République centrafricaine, était d'origine yakoma. La surreprésentation de cette communauté au sein du gouvernement et de l'armée lui a été reprochée[3].

Notes et références

  1. (en) James Stuart Olson, « Yakoma », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 600
  2. (en) Fiche langue[yky]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  3. « République centrafricaine : information sur l'attitude du gouvernement envers les membres de la tribu Yakoma », UNHCR, 1er octobre 1992

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Pierre Kalck, Historical dictionary of the Central African Republic (translated by Xavier-Samuel Kalck), Scarecrow Press, Lanham, Md., Toronto, Oxford, 2005 (3e éd.), LXXIV-233 p. (ISBN 0-8108-4913-5)
  • (en) James Stuart Olson, « Yakoma », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 600 (ISBN 9780313279188)
  • Yves Séraphin Ouayot, Le concept de pardon chez les Yakoma de la République centrafricaine, Université de Perpignan, 2007, 744 p. (thèse de droit privé)

Articles connexes

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